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Le Lamentin jazz Project, onzième ! Ouverture le mercredi 15 mai 2013

Le Lamentin jazz Project débute le mercredi 15 mai 2013 en Martinique. Une onzième édition qui réunira plusieurs musiciens de la scène martiniquaise, illustrant ainsi l’évolution permanente de la musique caribéenne, et qui, dans le même temps, réaffirme une ouverture sur le monde et plus particulièrement la Caraïbe, avec la participation du pianiste cubain Harold López-Nussa Torres.

Le onzième épisode de l’histoire du Lamentin jazz Project veut s’inscrire « dans la lignée des précédentes », selon les organisateurs : « ouvrir une scène aux meilleurs de nous-mêmes, offrir une opportunité aux jeunes talents, lancer une perspective sur notre bassin naturel d’expansion, la Caraïbe, et mettre en avant une identité musicale propre, originale ». De ce point de vue, les séquences proposées par le Festival In, qui se déroulera du 17 au 19 mai 2013, ne devraient pas manquer de convaincre. Le jardin de l’hippodrome du Lamentin ouvre effectivement la scène à plusieurs émissaires du jazz contemporain caribéen issus de la Martinique qui alimentent et enrichissent les relations entre différents rythmes caribéens et plus spécifiquement martiniquais pour plusieurs d’entre eux.

Lamentin jazz Project, 2013

Lamentin jazz Project, 2013

S’il reviendra à Mizikopéy, big band de musique antillaise contemporaine mené par Tony Chasseur, de clore le festival in du Lamentin jazz Project, ce sera à Guy-Marc Vadeleux de le lancer, le vendredi 17 mai 2013, dès 20 h. Guy-Marc Vadeleux, GMX pour les intimes de la musique, pianiste-chanteur martiniquais formé à l’Institut Supérieur de l’Art de la Havane, a déjà marqué son territoire musical très étendu avec ses compositions fermement imprégnées de rencontres et d’échanges musicaux très divers comme l’a confirmé le contenu de son dernier album annoncé à sa sortie comme « une formidable aventure humaine regroupant des musiciens d’origine et d’influences diverses : Martinique, Chili, Afrique, Cuba. Un album sur lequel on retrouve une large variété de rythmes : traditionnels (biguine, mazurka, gran bèlè), reggae, r’n’b, ballade, salsa, afro-cubain, latin jazz ». Sur scène, c’est Jean-Claude Montredon qui lui succédera, le batteur et percussionniste de Fort-de-France, qui dès le début de sa carrière a eu pour compagnons de route des figures comme Alain Jean-Marie avec qui on le retrouve sur l’album Biguine Reflections, mais également Marius Cultier à qui il rendra hommage dans un « Tribute to Marius » dès la première soirée.

Pour compléter le tableau très représentatif de l’apport diversifié que la musique traditionnelle apporte à la scène moderne, le pianiste Frantz Laurac, qui s’intéresse « à l’aspect rythmique de la musique et à la singularité mélodique et harmonique des chants traditionnels » et dont les « compositions tirent leur originalité tant du bèlè, du gwo-ka et du reggae que de l’afro-beat, de la pop et du jazz », devrait convaincre le public. Nicolas Lossen, autre jeune figure de ce festival, guitariste, auteur et interprète, proposera le 19 mai sa pièce de jazz Pié Coco’a. Une création emmenée par Grégory Privat, Arnaud Dolmen, Laurent Lalsingué et Régis Thérèse, tous bien connus des amateurs de jazz caribéen et principaux protagonistes d’une pièce qui « raconte en musique comment nous avons quitté la terre mère africaine pour arriver en Amérique, le processus d’acculturation, les souffrances endurées et nos réponses à toutes ces nouvelles questions qui se posèrent alors ».

Le passage d’Harold Lopez Nussa devrait être l’un des moments forts du festival. Le pianiste cubain, bientôt âgé de 30 ans, issu d’une famille de musiciens, a notamment joué avec des têtes d’affiche de la musique traditionnelle cubaine et du jazz cubain et international parmi lesquels Chucho Valdes, Christian Scott, Stefon Harris, Bobby Carcasses, Alexander Brown ou encore Elmer Ferrer. Depuis, ses différents albums, de Cinco Conciertos para Piano… (en 2003) à El país de las maravillas (2011), ont permis d’apprécier sa virtuosité, sa polyvalence et ses qualités de compositeur. Après une formation classique, il s’est tourné vers le jazz et a été récompensé par le prix Solo piano competition en 2005 au festival de jazz de Montreux. Avec le Harold Lopez Nussa Trio, désigné Talents jazz 2011 par l’Adami et dans lequel on retrouve son frère Ruy à la batterie et Felipe Cabrera à la contrebasse (présents sur El Pais de las Maravillas, avec David Sanchez), il a déjà conquis bien des auditoires qui voient en lui un chef de file de l’actuelle génération jazz en provenance de Cuba.

En dehors des concerts du festival In qui réunira tous ces musiciens, le Lamentin jazz Project, ce sont aussi des animations et un festival off. Ainsi, une conférence débat sur le thème « Le jazz et les musiques créoles » ouvrira les débats entre les musiciens, dès le mercredi 15 mai 2013 à la Distillerie la Favorite. Par ailleurs, la place André Aliker de la ville du Lamentin accueillera, lors des concerts gratuits du jeudi 16 mai, la formation de jazz After Eight et Obad Quartet.

Conférence-débat
Mercredi 15 mai, 19 h (Distillerie La Favorite, quartier la Favorite, 97232 Lamentin)
Le jazz et les musiques créoles, animé par Serge Vert-Pré

Festival off (Place André Aliker)
Jeudi 16 mai
After Eight
Obad Quartet

Festival in (Jardin de l’hippodrome de Carrère)
Vendredi 17 mai
20 h : Guy-Marc Vadeleux Sextet
21 h : Jean-Claude Montredon Quintet

Samedi 18 mai
20 h : Frantz Laurac Quartet
21 h : Harold Lopez Nussa Trio

Dimanche 19 mai
19 h 30 : Nicolas Lossen Quintet
20 h 30 : Mizikopéyi

Le festival Voix d’ici et d’ailleurs de Baie-Mahault se déroulera du 26 au 28 avril 2013

Durant trois jours, la ville de Baie-Mahault, en Guadeloupe, accueillera son neuvième festival Voix d’ici et d’ailleurs. L’événement ouvrira le vendredi 26 avril 2013 avec Jean-Jean Roosevelt pour un nouveau rassemblement autour du chant. Toute une programmation de concerts gratuits à vivre depuis la place de la Réconciliation et à l’église du bourg.

Du 26 au 28 avril 2013, les Baie-Mahaultiens seront les hôtes de personnalités de styles et de répertoires très différents. Le festival Voix d’ici et d’ailleurs se démarque notamment par la variété de son plateau d’artistes, plateau dont fera notamment partie Ina Modja qui, avec ce passage en Guadeloupe, poursuit son Love revolution tour. Elle succédera sur scène au multi-instrumentiste haïtien Jean-Jean Roosevelt, l’une des voix caribéennes du festival aux côtés de celles de Ka rue Jazz Choir, du Buena Vista Troubadours, du Guadeloupe Kréol Soul, de Bèlè Légliz, des chœurs de Baillif et également de Coretta Moueza.

Festival Voix d'ici et d'ailleurs

Festival Voix d'ici et d'ailleurs

Concerts exceptionnels et mémorables
Jean-Jean Roosevelt, jeune compositeur et interprète, déjà auteur de trois albums (Recommence, Pinga, Y a danger) et lauréat de plusieurs concours artistiques, proposera des interprétations empreintes de son attachement au tempo et à la musicalité des rythmes issus du vaudou et de ses danses et dont Jean-Jean Roosevelt réussi à révélé la contemporanéité. Ainsi, nago, yanvalou, djouba et autre kongo inspirent le musicien qui bien entendu est également imprégné de musiques actuelles tels le reggae, le RnB ou l’afro beat, des traits constitutifs de son originalité et qui le conduiront par exemple à Nice en septembre prochain. Jean-Jean Roosevelt représentera effectivement Haïti face aux groupes et artistes sélectionnés dans la catégorie chanson pour les 7e jeux de la Francophonie à Nice dans le cadre des concours culturels.

À noter également, la présence importante des artistes féminines guadeloupéennes lors du festival, dont le concert de la soprano lyrique Coretta Moueza à l’église de Baie-Mahault et Gwadloup Kréyol Soul, formation composée de Malika Tirolien, Meemee Nelzy et Leedyah Barlagne, qui emballeront la place de la Réconciliation, plusieurs occasions de découvrir les nombreuses influences et les genres éclectiques qui composent la scène vocale de la Guadeloupe. Gwadloup Kréyol Soul a déjà fait sensation en 2012 lorsqu’est né ce concept voulu par le Cedac* et qui combine les voix de Leedyah choriste « auprès de nombreux artistes… repérée en 2003 par Dominik Coco », de Meemee Nelzy qui « mêle sensibilité soul, et influences hip hop jazzy, teintées de rythmes afro caribéens » et enfin de G’ny dont le style se distingue par « une recherche de fusion entre les musiques modernes caribéennes et les courants acoustiques traditionnels ».

Des « concerts exceptionnels et mémorables » annoncés par la ville de Baie-Mahault, organisatrice du festival, qui marqueront certainement par l’hétérogénéité des styles. Du patrimoine artistique martiniquais que fait entendre Bèlè Légliz aux standards de la chanson française repris par les chanteurs d’opéra Des Stentors, jusqu’aux interprétations aux influences soul et gospel du Prince de La Nouvelle-Orléans, Davell Crawford, tout est réuni pour réussir la combinaison d’un festival ralliant les Voix d’ici et d’ailleurs.

Programme du festival Voix d’ici et d’ailleurs
Vendredi 26 avril 2013, place de la Réconciliation, à partir de 20 h
Jean-Jean Roosevelt
Ina Modja
Davel Crawford

Samedi 27 avril 2013, place de la Réconciliation, à partir de 20 h
Ka rue jazz choir
Les Stentors
Buena Vista Troubadours de Cuba
Gwadloup Kréyol Soul (Meemee Nelzy, Leedyah Barlagne et Malika Tirolien)

Dimanche 28 avril 2013, à l’église du Bourg, à partir de 19 h
Coretta Moueza
Bèlè Légliz
Les chœurs de Baillif

*Cedac : Collectif des espaces de diffusion artistique et culturelle

Tambours croisés au Centre culturel de Sonis de Guadeloupe, les 8 et 9 février 2013

L’invitation est lancée pour les 8 et 9 février à 20 h, dates auxquelles les Tambours croisés investiront le Centre culturel de Sonis aux Abymes en Guadeloupe. Deux concerts gratuits avec au menu gwoka, bèlè et maloya.

Tambours croisés

Tambours croisés

Des chanteurs et joueurs de tambours originaires de la Martinique, la Guadeloupe, Mayotte et la Réunion se sont regroupés pour la première fois de leur histoire pour une série de concerts dans leurs départements respectifs.

Pour la Réunion, les artistes sont Mickaël Talpot (rouleur et aux percussions), Gramoun Sello au chant, et Olivier Araste au chant.
Pour la Guadeloupe, les artistes sont Jacklin Étienne au chant, Joël Jean (boula et au chacha) et Rosan Monza au chant.
Pour Mayotte, les artistes sont : Diho au chant et aux percussions et Bo Houss au chant.
Pour la Martinique, les artistes sont : Renée Capitaine au chant, danseuse, Alain Pinel-Fereol (tambour et ti bwa), Dédé Saint-Prix aux chant et percussions et Béatrice Alcindor dans la peau du « répondè ».

Sur la base des musiques traditionnelles, gwoka pour la Guadeloupe, bèlè pour la Martinique et maloya pour la Réunion, 12 artistes se sont réunis et, forts de journées de répétitions, de confrontations et d’échanges, ils ont bâti un univers explosif avec leur voix et les tambours pour seule instrumentation.

Histoire et contemporanéité du bèlè et du gwoka, à l’auditorium de l’hôtel de ville de Paris le 21 octobre

13 octobre 2011 Evénements Aucun commentaire

Le cycle des rendez-vous inscrits dans le cadre de la programmation des manifestations Francîliens en îles de France, du collectif Les périphériques vous parlent, se poursuit avec le 21 octobre le colloque : Histoire et contemporanéité du bèlè et du gwoka. Le colloque, pour lequel il est conseillé de réserver, se déroulera de 16 h 30 à 22 h, à l’auditorium de l’hôtel de ville de Paris, 3 rue Lobau dans le 4e arrondissement.

Après la rencontre autour de La créolisation des cultures, de juin 2011, le collectif invite à de nouveaux échanges  autour du thème Histoire et contemporanéité des expressions artistiques du bèlè et du gwoka. À travers l’histoire de ces deux formes artistiques, proposition est faite aux participants d’avoir une approche sociologique des ces ferments des cultures martiniquaise et guadeloupéenne. Interviendront des universitaires, chercheurs, musiciens et danseurs dans une programmation évoquant à la fois la place de ces formes d’expressions dans la création contemporaine et plusieurs projections permettront d’appréhender leur place dans la culture comme un fait social global.

Le programme :
16 h 30
Ouverture par Jean-Claude Cadenet (délégué général à l’outre-mer, ville de Paris), Patrick Farbiaz (association Sortir du colonialisme) et Cristina Bertelli (Les périphériques vous parlent).

17 h
1re partie
Bèlè et du gwoka, histoires et positionnement actuels (projections et table ronde)
Extraits de films autour du bèlè et du gwoka :
- L’âme de la Guadeloupe de Caroline Bourgine,
- La naissance d’un tambour de Patrick Deval,
- Biguine, biguine de Guy Mouyal
- extraits vidéos de Federica Bertelli

Quels critères aujourd’hui pour penser les musiques et les danses enclavées dans l’eurocentrisme ?
Interventions de Jean-Marie Pradier, cofondateur de la chaire d’ethno-scénologie, professeur émérite de l’Université Paris VIII
et de Yovan Gilles, Les périphériques vous parlent

La richesse des formes d’expression des Caraïbes (gwoka et bélé), différences et convergences, regards croisés
Philippe Gouyer-Montout, musicien, chercheur et professeur de musique
Jean Marie Lurel, musicien et observateur de pratiques culturelles

Enjeux de l’inscription du gwoka sur la liste du patrimoine culturel de l’humanité de l’Unesco
Félix Cotellon, Avocat et président de Répriz

19 h
2e partie
Le bèlè et le gwoka – évolutions contemporaines ((actes artistiques, interventions et débats)
Démonstration de gwika par Max Diakok et trois musiciens

Évolution contemporaine de la danse gwoka
Intervention suivie de la projection d’extraits d’un des spectacles de la compagnie Boukousou
Max Dialok, chorégraphe de la compagnie Boukousou, danseur

Obstacles à lever pour considérer le bèlè et le gwoka comme des formes à la fois traditionnelles et émergentes dans l’espace de la création contemporaine
Jean-Charles François, percussionniste, fondateur et ancien directeur du Cefedem de Rhônes Alpes

Démonstration de bèlè et improvisations avec les musiciens Étienne Jean-Baptiste, Jean-Charles François, Pascal Pariaud, Gilles Laval et les danseuses M’la et Artana

Conclusion : Pour un regard désencombré
Intervention de Jean-Marie Pradier et réactions de la salle

21 h 30
Pot dinatoire

(Source : www.lesperipheriques.org)

Festival gwoka/jazz au New Morning à partir du 22 septembre 2011

Le New Morning renouvelle son festival gwoka/jazz avec une programmation très étoffée dans laquelle on retrouve les artistes qui aujourd’hui font rimer musique traditionnelle guadeloupéenne, guyanaise ou martiniquaise et modernité. De quoi réunir tous les amoureux de la musique caribéenne autour des cocktails réussis que proposent depuis quelques années maintenant des musiciens comme Sonny Troupé, Edmond Mondésir ou Elsa Martine.

Ils seront en tout une quinzaine d’artistes à se succéder sur la scène du New Morning à partir du jeudi 22 septembre 2011. Ce sont tous ceux qui cultivent et soufflent un nouvel air sur les musiques comme le gwoka pour Sonny Troupé et son quartet ou encore sur kassé kô pour Elsa Martine, qui emmène la musique traditionnelle guyanaise vers d’autres cieux. Outre Elsa Martine, le public retrouvera Adjabel Kan’nida, Rasin Gwada, mais aussi Edmond Mondésir, l’héritier de Ti Emile qui donne de nouvelles couleurs au bèlè martiniquais, Agathe Iracema voix du jazz brésilien à Paris, l’Haïtienne Michèle Voltaire Marcelin, la chorégraphe Lénablou qui a pour objectif d’ »établir une nouvelle écriture de la danse gwo-ka en syntonie avec les courants évolutifs de la danse contemporaine » ou encore Kan’nida dont la musique trouve sa source dans les traditions populaires guadeloupéennes.

La 7e édition du festival accueillera ces artistes qui font le jazz caribéen quatre jours durant. « Le gwoka à la Guadeloupe, le bèlè à la Martinique, le kassé kô en Guyane, le vaudou en Haïti, le son en Colombie et, par extension, le maloya à la Réunion – tous présents dans cette cuvée 2011- partagent la même histoire de souffrance et de révolte. Grâce à eux, les captifs noirs ont survécu, résisté et créé, malgré la brutalité de leur condition et le déni de leur dignité.

Par conséquent, la proximité de tous ces styles, qui puisent néanmoins leur sève dans la commune origine africaine, se manifeste surtout au niveau des contenus émotionnels hérités depuis l’affreuse traversée transocéanienne et la longue nuit de la captivité, avec des consonances étonnantes sur le plan strictement musical. Ce qu’on retrouve par exemple, dans la pulsation des rythmes ou dans les voix pétries d’une spiritualité intense et d’évocations suggestives.

Issu du même cadre historique, le jazz en général, avec le jazz caraïbéen en particulier, est devenu dans le temps l’un des partenaires privilégiés du gwoka, comme le titre du festival l’indique. Il renoue aujourd’hui avec le tambour guadeloupéen les fils une longue histoire de croisements et de contaminations ».

Le programme du festival Gwoka/jazz
Jeudi 22 septembre, à partir de 19 h 30
Edmond Mondésir, Agathe Iracema Jazz Quartet, Sonny Troupé Quartet et Sam Tshabalala

Vendredi 23 septembre, 19 h 30
PG Project, Kan’nida, Grégory Privat et Indestwa Ka

Samedi 24 septembre, 19 h
Michèle Voltaire, Indestwa Ka, Lénablou et Rasin Gwada

Dimanche 25 septembre, 19 h
Elsa Martine, Adjabel Kan’nida et Rasin Gwada

Pour obtenir tous les renseignements sur le site du New Morning

Bèlè, tambour vivant… démonstration mardi 2 août sur France Ô à 20 h 35

Dans le cadre de la série Archipels spécial été, Barbara Jean-Élie propose Bèlè, tambour vivant le mardi 2 août à 20 h 35 sur France Ô. Un film avec lequel elle se fixe pour objectif de faire découvrir avec un regard contemporain l’un des éléments traditionnels de la culture martiniquaise.

Entre passé et présent, Bèlè, tambour vivant plonge au cœur profond de la Martinique, petit pays assis droit sur le dos d’un tambour bèlè, tout collé contre sa peau. Tambour de tradition, tambour d’histoire et de modernité. Descendu des mornes et aujourd’hui répandu dans toute la société, le bélé, musique et danse représente une culture vivace. Un documentaire exceptionnel qui montre la Martinique sous un jour inédit. Une féerie de couleurs, d’émotions et de musiques.

Bèlè et gwoka au coeur du cycle Francîliens en îles de France

© Photo : Max Diakok, par Harold Gene

© Photo : Max Diakok, par Harold Gene

Le collectif Les périphériques vous parlent présente le cycle Francîliens en îles de France à la MJC de Chilly-Mazarin, en région parisienne, du 6 au 9 juillet 2011. Point d’orgue de cette manifestation, qui propose par ailleurs une conférence vivante et un spectacle musical, la projection en présence de la réalisatrice du film de Federica Bertelli, Un imaginaire pour une mondialité à faire (Fragments de deux rencontres avec Patrick Chamoiseau et Édouard Glissant). Comme dans l’ensemble des rencontres prévues, le bèlè et gwoka rythmeront ces quatre journées : le collectif invite le public intéressé « à la connaissance des matrices bèlè et gwoka et à participer aux processus de créativité qu’elles ouvrent… »

Le film de Federica Bertelli : Un imaginaire pour une mondialité à faire
Ce film à été réalisé à partir d’entretiens de la rédaction de la revue Les périphériques vous parlent avec les écrivains martiniquais Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant. Dans un contexte où la question de l’identité (« nationale ») suscite nombre de débats inféconds, de nostalgies patriotiques et de vaines polémiques, ce film est une invitation à sortir d’un monde figé dans son passé, avec ses raidissements identitaires, sa haine rentrée de l’autre au nom de logiques culturelles dépassées. Les écrivains y évoquent la capacité des individus et des peuples à changer leur imaginaire afin de refonder leur relation au monde.

Explorant les notions de créolisation qu’Édouard Glissant définit comme « le métissage qui produit de l’imprévisible », de mondialité en opposition à la mondialisation économiste ou d’identité-relation à la différence des identités-racines générant d’innombrables conflits à travers le monde, ce film propose des perspectives pour un devenir où le poétique s’enlace au politique.

Francîliens en îles de France, jusqu’en novembre 2011
En dehors de ce film, les activités culturelles autour du bèlè et du gwoka tiendront une large de part dans cette manifestation pour les valeurs qu’ils véhiculent. Ils « désignent des expressions musicales, des danses, des chants, des manières de faire société, à la fois artistiques et communielles, liées à l’histoire et à l’imaginaire de l’espace caraïbe ». Vaïty, M’la, Boukan, Lékol Bèlè Paris ou encore Compagnie Boukousou apportent, en différents lieux et dates, leur collaboration artistique à ce projet qui s’étendra jusqu’en novembre 2011.

Depuis février 2011, le cycle Francîliens en îles de France voient se dérouler à paris et sa région plusieurs manifestations, à vocation didactiques et culturelles, avec pour idée première de « penser la créolisation, partager des formes de pensée et des pratiques artistiques de la Caraïbe ». Les périphériques vous parlent, à l’initiative de ce projet et qui définit son ambition comme celui d’un collectif « qui résiste à l’attraction des lieux de pouvoirs pour expliquer l’espace des possibles », a entrepris à travers l’objet même de ses activités et productions (revue, productions multimédias, manifestations publiques et émissions radio) de « développer et de favoriser des logiques de créativité collective ».

Objectifs qui s’appuient entre autres sur des concepts éclairés, comme celui de la créolisation. Ainsi retrouve-t-on au nombre des productions du collectif plusieurs productions dans lesquelles interviennent les écrivains martiniquais Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau comme les films Les attracteurs étranges et Un imaginaire pour une mondialité à faire, le livre Immigration et diversités – Les mots du débat ou encore à travers différents numéros de la revue « Les périphériques vous parlent ».

Au programme : colloques, conférences « vivantes », films, soirées bèlè et swares gwoka, ateliers d’initiation et spectacles
Conférence vivante et spectacle musical, MJC de Chilly Mazarin (18, rue Pierre Mendès France, 91380 Chilly)
Mercredi 6 juillet 2011
16 h – ateliers pédagogiques
20 h – conférence vivante et spectacle Vaïty Bèlè de scène (formule quartet) hommage, tambour bèlè contemporain à la poésie de la Martinique.
Jeudi 7 et vendredi 8 juillet
16 h et 20 h – ateliers d’initiation, danse et tambour
Bèlè pour public non initié, par Vaïty, M’La et Bèl’èkol
Samedi 9 juillet, 20 h
Concert : Vaïty Noony Bèlè tambour contemporain et à la poésie de Martinique, suivi d’un moment partagé de danse avec le public. Ce concert exceptionnel réunira 13 artistes. Noony, à l’instar des grands combo cubains, à partir d’une base rythmique conventionnelle (basse, batterie, piano), allie cuivres, instruments de percussion, chant et danse. Cette dernière, la danse, constitue un élément essentiel du spectacle.

En septembre et octobre 2011, à Paris

Mercredi 28 septembre 2011, à la salle des fêtes de la mairie du 10e arrondissement (72, rue du Fbg St-Martin, 75010 Paris)
20 h – Spectacle M’la : poétique bèlè. Bèlè : danse contemporaine à la poésie de la Martinique, suivi d’un moment partagé de danse avec le public
Octobre (date à préciser), établissement culturel et solidaire : Le Cent (100 rue Charenton – 75012 Paris)
19 h 30 – Conférence vivante Gwoka, avec la compagnie Boukousou de Max Diakok
Samedi 1er octobre
16 h – Atelier d’initiation au gwoka, avec Mak Diakok et ses invités – au Petit Bain (à côté de la piscine J. Baker, port de la Gare, 75013 Paris)
À partir de 20 h jusqu’à l’aube Sware gwoka
Vendredi 21 0ctobre 2011, à l’auditorium de l’hôtel de ville de Paris (3, rue Lobau, 75004 Paris)
Colloque – « Histoire et Contemporanéité des expressions artistiques du bèlè et du gwoka, avec les interventions artistiques de la compagnie Boukousou, de Vaïty : bèlè et improvisations avec le trio PFL Traject.

Bèlènou au Centre Martiniquais d’Action Culturelle le jeudi 12 mai à 20 h

Bèlènou a été créé en 1980 à l’initiative d’Edmond Mondésir et de Léon Bertide afin de renouveler la tradition bèlè par la relance des swaré bèlè, la création de répertoires nouveaux.

Le groupe mène une exploration musicale, rythmique, mélodique et harmonique par l’utilisation de soufflants, de guitare et de basse. Il s’agit de prolonger la tradition dans la modernité dans le concept mizikbèlè ou encore bèlè moderne.

Avec 9 albums à son actif, Bèlènou s’est produit dans la plupart des festivals en Martinique et dans la Caraïbe. Pour ce concert au Centre Martiniquais d’Action Culturelle, Manuel Mondésir rejoindra le groupe, portant sa jeunesse et son ouverture dans le concept Emosion bèlè.

Bèlènou, Jédi Mizik
Salle Frantz Fanon
Tarifs : 25, 20, 15, et 8 euros

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  • Vanmai Jean: Cher Daniel, Ta persévérance commence à "payer"... Malgré l'hostilité des "intellectuels bien pensants" sur le même sujet ! Bravo !...
  • Alain LAPLACE: Un grand merci à Daniel Jonas Rano qui a orienté ma lecture vers ce poète humaniste guyanais dont j'ignorais qu'il était co fondateur du mouvement de ...
  • Marie-catherine MARICEL: Merci à José Le Moigne pour ce lien et merci à Daniel Jonas Rano, dont je n'avais jamais entendu parler, pour cet entretien que je viens de lire avec ...