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Le Lamentin jazz Project, onzième ! Ouverture le mercredi 15 mai 2013

Le Lamentin jazz Project débute le mercredi 15 mai 2013 en Martinique. Une onzième édition qui réunira plusieurs musiciens de la scène martiniquaise, illustrant ainsi l’évolution permanente de la musique caribéenne, et qui, dans le même temps, réaffirme une ouverture sur le monde et plus particulièrement la Caraïbe, avec la participation du pianiste cubain Harold López-Nussa Torres.

Le onzième épisode de l’histoire du Lamentin jazz Project veut s’inscrire « dans la lignée des précédentes », selon les organisateurs : « ouvrir une scène aux meilleurs de nous-mêmes, offrir une opportunité aux jeunes talents, lancer une perspective sur notre bassin naturel d’expansion, la Caraïbe, et mettre en avant une identité musicale propre, originale ». De ce point de vue, les séquences proposées par le Festival In, qui se déroulera du 17 au 19 mai 2013, ne devraient pas manquer de convaincre. Le jardin de l’hippodrome du Lamentin ouvre effectivement la scène à plusieurs émissaires du jazz contemporain caribéen issus de la Martinique qui alimentent et enrichissent les relations entre différents rythmes caribéens et plus spécifiquement martiniquais pour plusieurs d’entre eux.

Lamentin jazz Project, 2013

Lamentin jazz Project, 2013

S’il reviendra à Mizikopéy, big band de musique antillaise contemporaine mené par Tony Chasseur, de clore le festival in du Lamentin jazz Project, ce sera à Guy-Marc Vadeleux de le lancer, le vendredi 17 mai 2013, dès 20 h. Guy-Marc Vadeleux, GMX pour les intimes de la musique, pianiste-chanteur martiniquais formé à l’Institut Supérieur de l’Art de la Havane, a déjà marqué son territoire musical très étendu avec ses compositions fermement imprégnées de rencontres et d’échanges musicaux très divers comme l’a confirmé le contenu de son dernier album annoncé à sa sortie comme « une formidable aventure humaine regroupant des musiciens d’origine et d’influences diverses : Martinique, Chili, Afrique, Cuba. Un album sur lequel on retrouve une large variété de rythmes : traditionnels (biguine, mazurka, gran bèlè), reggae, r’n’b, ballade, salsa, afro-cubain, latin jazz ». Sur scène, c’est Jean-Claude Montredon qui lui succédera, le batteur et percussionniste de Fort-de-France, qui dès le début de sa carrière a eu pour compagnons de route des figures comme Alain Jean-Marie avec qui on le retrouve sur l’album Biguine Reflections, mais également Marius Cultier à qui il rendra hommage dans un « Tribute to Marius » dès la première soirée.

Pour compléter le tableau très représentatif de l’apport diversifié que la musique traditionnelle apporte à la scène moderne, le pianiste Frantz Laurac, qui s’intéresse « à l’aspect rythmique de la musique et à la singularité mélodique et harmonique des chants traditionnels » et dont les « compositions tirent leur originalité tant du bèlè, du gwo-ka et du reggae que de l’afro-beat, de la pop et du jazz », devrait convaincre le public. Nicolas Lossen, autre jeune figure de ce festival, guitariste, auteur et interprète, proposera le 19 mai sa pièce de jazz Pié Coco’a. Une création emmenée par Grégory Privat, Arnaud Dolmen, Laurent Lalsingué et Régis Thérèse, tous bien connus des amateurs de jazz caribéen et principaux protagonistes d’une pièce qui « raconte en musique comment nous avons quitté la terre mère africaine pour arriver en Amérique, le processus d’acculturation, les souffrances endurées et nos réponses à toutes ces nouvelles questions qui se posèrent alors ».

Le passage d’Harold Lopez Nussa devrait être l’un des moments forts du festival. Le pianiste cubain, bientôt âgé de 30 ans, issu d’une famille de musiciens, a notamment joué avec des têtes d’affiche de la musique traditionnelle cubaine et du jazz cubain et international parmi lesquels Chucho Valdes, Christian Scott, Stefon Harris, Bobby Carcasses, Alexander Brown ou encore Elmer Ferrer. Depuis, ses différents albums, de Cinco Conciertos para Piano… (en 2003) à El país de las maravillas (2011), ont permis d’apprécier sa virtuosité, sa polyvalence et ses qualités de compositeur. Après une formation classique, il s’est tourné vers le jazz et a été récompensé par le prix Solo piano competition en 2005 au festival de jazz de Montreux. Avec le Harold Lopez Nussa Trio, désigné Talents jazz 2011 par l’Adami et dans lequel on retrouve son frère Ruy à la batterie et Felipe Cabrera à la contrebasse (présents sur El Pais de las Maravillas, avec David Sanchez), il a déjà conquis bien des auditoires qui voient en lui un chef de file de l’actuelle génération jazz en provenance de Cuba.

En dehors des concerts du festival In qui réunira tous ces musiciens, le Lamentin jazz Project, ce sont aussi des animations et un festival off. Ainsi, une conférence débat sur le thème « Le jazz et les musiques créoles » ouvrira les débats entre les musiciens, dès le mercredi 15 mai 2013 à la Distillerie la Favorite. Par ailleurs, la place André Aliker de la ville du Lamentin accueillera, lors des concerts gratuits du jeudi 16 mai, la formation de jazz After Eight et Obad Quartet.

Conférence-débat
Mercredi 15 mai, 19 h (Distillerie La Favorite, quartier la Favorite, 97232 Lamentin)
Le jazz et les musiques créoles, animé par Serge Vert-Pré

Festival off (Place André Aliker)
Jeudi 16 mai
After Eight
Obad Quartet

Festival in (Jardin de l’hippodrome de Carrère)
Vendredi 17 mai
20 h : Guy-Marc Vadeleux Sextet
21 h : Jean-Claude Montredon Quintet

Samedi 18 mai
20 h : Frantz Laurac Quartet
21 h : Harold Lopez Nussa Trio

Dimanche 19 mai
19 h 30 : Nicolas Lossen Quintet
20 h 30 : Mizikopéyi

Le Saint Lucia Jazz devient le Saint Lucia Jazz and Arts Festival et ouvre le 30 avril 2013

Le Saint Lucia Jazz devient le Saint Lucia Jazz and Arts Festival, avec pour premier effet de mettre en avant plusieurs domaines artistiques de l’île. Nouveau nom, mais aussi nouveau logo et nouvelle direction artistique pour « inaugurer un nouveau chapitre dans la vie de festival de musique le plus attendu de la région ». À partir du 30 avril, proposition est faite de prendre part à toute une série d’événements organisés au sein du tout qu’est devenu le festival.

Saint Lucia Jazz and Arts Festival

Saint Lucia Jazz and Arts Festival - 2013

La manifestation s’étendra sur treize jours pour attirer des milliers de spectateurs sur Pigeon Island National Landmark, lieu emblématique et historique où se tiendront la majeure partie des événements de cette 22e édition Saint Lucia Jazz and Arts Festival. Elle instaure une fusion entre des arts et des musiques qui convient des dizaines d’artisans locaux, artistes et amateurs de culture. La programmation réunira pas moins de cinquante artistes qui se succéderont à partir du 30 avril 2013 sous des titres et en des lieux différents de l’île où aiment à revenir les artistes. Partant du nord de l’île sur les sites de Pigeon Island National Landmark ou Rodney Bay, jusqu’à l’extrême sud au Balenbouche Estate et Vieux Fort Square, en passant par La Place Carenage et le National cultural centre de Castries, l’événement, qui implique pleinement le ministère du Tourisme, se déploie sur l’ensemble du pays avec pas moins de 12 sites qui accueilleront les artistes et le festival.

Jazz on the Square, Jazz in the South et Soufriere Jazz comptent au nombre des multiples événements. Ambiance de fête de la musique pour le Jazz on the Square (au Derek Walcott Square) situé au cœur de la ville de Castries où officieront par exemple le Martiniquais Éric Ildenfonse qui s’exprime dans un registre qui aura toute sa place dans ce festival avec un son qui fusionne entre autres jazz, soul, RnB et musiques populaires de Martinique et de Guadeloupe. Kréyol Project, le groupe guyanais qui fait rimer kasékò et jazz ou béliya et blues sera également de la partie pour un Jazz on the Square dont la programmation réunira bon nombre d’artistes locaux.

Une programmation/focus réservée au jazz créole et de la Caraïbe au Jazz in the South pour cinq jours de concerts et « une vraie fête du jazz des Caraïbes, du créole jazz, de genres modernes de la musique qui reflète le génie et la créativité des musiciens des Caraïbes ». Jazz in the South, certainement le plus attendu des événements, un festival dans le festival, « est un projet culturel avec l’ambition de promouvoir et de soutenir la musique et les musiciens des Caraïbes, y compris ceux résidant dans les diasporas d’Europe et d’Amérique du Nord, en exposant leur travail et leur donner l’occasion de se rencontrer, collaborer et créer ». Une édition qui cette année ne s’offre pas moins qu’Andy Narell pour invité spécial, Laborie steel pan projet ou encore le guitariste Carl Gustave, un membre reconnu de la scène musicale sainte-lucienne et le guitariste et compositeur guadeloupéen Jean Christophe Maillard basé à New York (et son récent projet Grand Bâton) dont la musique établit le mélange entre les rythmes gwoka de son adolescence et ses influences rock. Il sera en featuring avec Tanya Saint Val. Encore tout un programme au Jazz in the South !

Il y aura également le Soufriere Jazz pour donner à vivre les spectacles à divers endroits de la ville de Castries. Du jazz pour tous et un peu partout sur les scènes de Sainte-Lucie, un programme riche auquel est venu s’ajouter le spectacle du samedi 11 mai 2013 saxophoniste Luther François, sur la scène de Pigeon Island National Landmark.

Akon, Tito Puente Jr., R. Kelly, Roberto Fonseca, le Pedro Martinez Group, Lapo Kabwit African Drummers ou encore Cameron Pierre, le guitariste né à Londres qui a grandi sur l’île des Caraïbes de la Dominique et a été d’abord influencé notamment par le reggae et exerce aujourd’hui dans un style jazz, tous font partie de cette longue programmation artistique.

Dès le mardi 30 avril, Garfield Spence aka Konshens assurera l’ouverture officielle au Mindoo Phillip Park ; dès 18 h 30, la tête d’affiche du dancehall jamaïcain enflammera Castries, pour inaugurer cet événement toujours très attendu dans la Caraïbe.

www.stluciajazz.org

Les musiques et danses traditionnelles de la Caraïbe au cœur des débats du Congrès International « Musique, Identité et Culture dans la Caraïbe »

Le Congrès International« Musique, Identité et Culture dans la Caraïbe » (MIC), organisé conjointement par le Centro Leon et l’Institut d’Etudes de la Caraïbe tous les deux ans, réunit universitaires, acteurs et amateurs du monde de la musique afin qu’ils partagent leurs connaissances et leurs expériences autour d’un thème prédéfini. Retour rapide sur la cinquième édition qui s’est déroulée du 12 au 15 avril en République dominicaine.

MIC 2013

JF. Castry, M. Puig et P. Jaunay © Caracoli

Après le merengue, le son et la salsa, le bolero et le jazz, le cinquième congrès, qui s’est tenu à Santiago de los Caballeros (République dominicaine) du 12 au 15 avril 2013, a porté sur les danses et les musiques traditionnelles de la Caraïbe à l’époque de la mondialisation.

Pascale Jaunay, directrice de Caracoli, a présenté une communication autour du traitement des musiques traditionnelles haïtiennes sur la scène musicale haïtienne et des expériences spécifiques développées par l’association Caracoli, notamment avec la bande à pied Follow Jah de Pétion-ville. Elle a partagé la session avec la musicologue cubaine MaritzaPuig et le Guadeloupéen Jean-Fred Castry qui ont comparé la tumbafrancesa et le gwoka.

Pendant trois jours, plusieurs dizaines de conférenciers de plus de quinze pays ont ainsi partagé leurs connaissances et leurs interrogations sur les musiques et les danses traditionnelles à l’époque de la mondialisation, sur les échanges multilatéraux qui sont constitutifs de ces expressions, leur vigueur et l’importance des mesures de sauvegarde qui assureraient leur pleine reconnaissance.

Les soirées du congrès ont été animées par des groupes de danse et de musique venus de toute la Caraïbe insulaire et continentale. Racine Mapou de Azor a assuré la représentation de la République d’Haïti.

Plus de renseignements
MIC : www.centroleon.org
Caracoli : www.caracolihaiti.com

[Source : Pascale Jaunay, Caracoli]

Terres des Tropiques en Foire de Paris 2013

C’est de nouveau la Foire de Paris, du 30 avril au 12 mai 2013. Pendant deux semaines les exposants et le public se retrouvent Porte de Versailles, notamment autour de l’espace Terres des Tropiques et du festival Tropiques en fête.

L’objectif pour les exposants reste de proposer les recettes de forme et de bien-être, les conseils d’experts déco et le jardin. Quant aux visiteurs, ils s’y rendent afin de glaner diverses idées tendances et dans le même temps s’octroyer une petite virée gastronomique ou shopping au cœur des nombreux espaces du salon, l’un des univers que propose la Foire de Paris. L’événement européen alliant art de la table, solutions de loisirs et d’ameublement, artisanat, etc., offre notamment des stop-over dans les cultures du monde, notamment à travers le pavillon 4 et ses 200 exposants qui chaque année attirent de plus en plus de visiteurs venus s’évader en Terres des Tropiques.

Foire de Paris

Foire de Paris

Terres des Tropiques se concentre sur l’artisanat, la gastronomie, les produits de beauté, les produits ou les services touristiques et culturels qui attirent chaque année de nombreux badauds venus seuls ou en famille. Dans le même temps, ils viennent profiter du festival Tropiques en fête qui prendra place sur la grande scène dès le mardi 30 avril 2013 à partir de 11 h. Le programme du festival s’étend sur toute la durée du salon et se décline en musique, en danse, en défilé de mode ou encore en parade, avec toute une série de rendez-vous à ne pas rater tels que ceux fixés par le Grand ballet de la Martinique, l’ensemble Caribéen connu dans le monde entier et qui fait connaître le patrimoine martiniquais, aux États-Unis, au Canada, en Italie, au Japon, en Chine, en Allemagne, etc. Au programme également, des artistes de la scène antillaise ou guyanaise parmi lesquels Medhy Custos, Leila Chicot, Jocelyne Labylle, Jean-Yves Ruppert ou encore Fanny J.

La nuit de la foire du 10 mai 2013, une nocturne « commerciale et musicale », réservera également une place à la musique made in Caraïbe avec une première partie de soirée, de 20 h a 21 h 30, placée sous les couleurs de la nouvelle scène caribéenne, aux commandes : Axel Tony dont le parcours musical mixte laisse une place aux influences zouk, Érik Pedurand dont la musique associe soul, jazz, et gwoka, ou encore Tedjee, le musicien guyanais qui lui s’exprime à travers un style qui allie ses influences sud-américaines et caribéennes.

Le festival fait aussi cette année une place à la Dance class, l’occasion de s’exercer sur de nombreux rythmes dont la salsa, la zumba, les danses cubaines avec des spécialistes comme la compagnie Difé Kako qui viendra initier les intéressés aux danses afro-caribéennes. Autre événement dans l’événement, la Grande parade qui réunira des dizaines de participants et qui à plusieurs reprises investira les allées du pavillon.

Des animations en pagaille, un programme plutôt festif, mais la Foire de Paris c’est surtout un immense lieu de découvertes et d’innovations qui séduit les consommateurs qui répondent chaque année à l’invitation. « Quand 3 500 exposants et marques donnent rendez-vous à près de 650 000 visiteurs, on sait que l’on est sur le premier événement commercial et festif d’Europe, dénicheur de l’innovation, de la découverte et de la modernité », un événement qui fait une nouvelle fois place aux Caraïbes pour cette 109e édition.

En quête d’aventure au sein du carnaval martiniquais, le lundi 22 avril 2013 sur Ushuaïa TV

En quête d’aventure : Martinique, sera un épisode inédit de la série menée par Juan Massenya et diffusée sur UshuaIa TV. Comme à chaque fois, le journaliste guide le téléspectateur à travers un aspect de la tradition ou du patrimoine d’une région du monde et, cette fois, dans le cadre du mois de la Caraïbe initié par la chaîne, la séance de découverte se déroulera en Martinique. L’attention sera portée sur le carnaval, l’un des nombreux profils du patrimoine martiniquais à découvrir sur Ushuaïa TV le lundi 22 avril 2013 à 20 h 40.

Le carnaval constitue un événement traditionnel dans le calendrier martiniquais, qui revêt aussi un intérêt touristique comme on le constate dans l’une des publications du comité des tourisme martiniquais qui liste les atouts de l’île parmi lesquels ce « moment de liesse populaire très apprécié« . Les jours gras, leurs mariages burlesques, les diables rouges, les élections de rois et reines rythment en général le mois de février dans plusieurs agglomérations martiniquaises. Un engouement qui ne se dément pas au fil des années et une tradition qui perdure et à laquelle s’intéresse cette fois Juan Massenya et son équipe, en en investissant également les coulisses.

En quête d’aventure : Martinique
Dans ce nouveau numéro d’
En Quête d’Aventure, Juan Massenya nous dévoile les coulisses d’un carnaval vieux de 2 siècles : celui de la Martinique. Le carnaval est ancré dans la tradition martiniquaise, c’est plus qu’un moment de festivité et de joie, c’est toute la culture d’un pays qui s’exprime à l’unisson. De Trinité à Fort-de-France en passant par Le Lamentin, Juan part à la rencontre de ceux qui œuvrent depuis des mois dans la construction des chars, la confection des costumes et l’élaboration des rythmes qui marqueront une fois encore, le carnaval.

« Le code noir et ses musiques » au Théâtre de l’Epée de Bois

À partir de l’histoire de la rébellion de l’esclave Armand, Mimi Barthélémy et Amos Coulanges proposent un spectacle où la lecture du code noir interfère avec musiques baroques et créoles. Le code noir et ses musiques, à entendre et à voir à partir du 9 avril 2013 au Théâtre de l’Épée de Bois (Paris 12e, bois de Vincennes).

Le code noir et ses musiques

Le code noir et ses musiques

La pièce est pensée pour mettre en avant les textes et les dialogues de six personnages, tous interprétés par Amos Coulanges et Mimi Barthélémy. Au fil des scènes, ils incarnent Louis XIV, Colbert, Permel et Bérault (deux colons de Saint Domingue), et enfin les deux esclaves Martial et Armand, ce dernier étant l’ancêtre de Mimi Barthélémy qui a inspiré cette création. Outre les textes tirés du code noir et le portrait de la société esclavagiste qui guident les dialogues, la pièce s’appuie dans le même temps sur une vraie densité musicale qui fait intervenir « les musiques européennes, dominguoises et haïtiennes du XVIIIe et du début XIXe siècles ».

Dans une mise en scène « conçue avec le souci d’une esthétique d’une grande sobriété », le public suivra l’histoire et la vie d’Armand de l’élaboration du code ourdit par Louis XIV et Colbert à Versailles, à l’application du code noir sur l’île Saint-Domingue, jusqu’au soulèvement de Toussaint Louverture et des esclaves. Mimi Barthélémy et Amos Coulanges se saisissent d’un texte inhumain et révoltant, le portent à la connaissance et à la réflexion du public en y introduisant l’acuité de textes chantés et la gravité de la musique. Dans les rôles de Colbert, du colon Bérault et de l’esclave Armand, Mimi Barthélémy continue d’amener jusqu’au public la mémoire et les témoignages d’une partie de l’histoire de la Caraïbe. Les spectacles et les récitals de la comédienne, chanteuse et conteuse explorent fréquemment la généalogie d’Haïti et celle de la France. Avec elle, sur scène, évolue le compositeur et guitariste Amos Coulanges (Louis XIV, le colon Permel, l’esclave Martial), à qui l’on doit entre autres la bande originale du film Biguine. Ensemble, ils font vivre à travers Le code noir et ses musiques chacun des six personnages pour dépeindre la portée de ces textes.

Mis en scène par Anne Quésemand, dont le travail aura consisté à « proposer à ces deux magnifiques interprètes d’incarner ce qu’ils avaient à dire et chanter, de les inviter à inscrire l’acte de lire dans une émotion théâtrale », le spectacle, par ailleurs mis en espace par Renaud de Manoël et scénographié par Elodie Barthélémy, propose de mettre au jour ces textes « si mal connus« . Dans la pièce, « les dialogues sont une manière détournée de parler légèrement ou d’une manière risible de choses graves. Le ton général fait sourire ou frémir. On sourit du ridicule de la situation représentée naïvement. On frémit de la cruauté du propos et des actes envers les esclaves ».

Le code noir et ses musiques, du 9 au 21 avril 2013 Théâtre de l’Épée de Bois
Le code noir est un ensemble de textes promulgué en 1685 par Louis XIV pour régir la vie quotidienne des esclaves des îles françaises. L’article 44 de ce code « déclare les esclaves être meubles » au même titre que les animaux, le mobilier ou les champs de canne à sucre. En 1791 l’esclave Armand, ancêtre de Mimi Barthélémy, se soulève contre son maître Bérault, propriétaire d’ une plantation à Saint-Domingue.

Mimi Barthélémy dispose d’une lettre datée du 17 janvier 1793 du colon bordelais Bérault, cette lettre exprime l’étonnement de Bérault à la suite de la rébellion d’Armand, le fidèle commandeur de sa plantation. À partir du récit témoignage de Bérault, Mimi Barthélémy et Amos Coulanges ont imaginé un spectacle entremêlant musique savante du XVIIIe, musique créole, récit et lecture du code noir.

Puis pour prolonger la connaissance du travail et du parcours de Mimi Barthélémy, le théâtre de grille à Paris, programme la projection du film de Roland Moreau : Mimi Barthélémy, la voix de la conteuse. Un cheminement de vie et de création à découvrir, le lundi 15 avril à 19 h 30.

Mimi Barthélémy, la voix de la conteuse

Mimi Barthélémy, la voix de la conteuse

Mimi Barthélémy, la voix de la conteuse
Un film documentaire de Roland Moreau qui mêle étroitement l’histoire mouvementée d’Haïti et le parcours de la conteuse Mimi Barthélémy. Conteuse, comédienne, poète, chanteuse, écrivain, elle nous dévoile les richesses de son identité en nous contant son parcours de femme engagée. Engagée dans le redressement de son pays après le tremblement de terre, engagée dans la représentation de l’histoire de l’esclavage et engagée totalement sur scène, où par sa spontanéité, sa chaleur et son ardeur elle incarne seule de multiples personnages.

Le film raconte le parcours de la conteuse haïtienne Mimi Barthélémy. Son inégalable talent de conteuse et son magnétisme ont fait d’elle une voix qui a sensibilisé un large auditoire dans toute la Francophonie. Elle entraîne le public dans les mondes imaginaires et fantasmagoriques de ses contes. Dans le souci de transmettre ce qu’elle a hérité du monde caribéen et européen, elle tisse ses récits en français et en créole. Elle porte l’histoire de son pays et aussi sa propre histoire, celle d’une femme qui a connu l’exil, puis mené une quête personnelle pour devenir artiste à part entière. C’est cet entremêlement que le film va nous dévoiler.

Le code noir et ses musiques, de la compagnie Ti moun fou
du 9 au 21 avril 2013
Théâtre de l’Épée de Bois
Cartoucherie
Route du Champ de Manoeuvre
75012 – Paris

Mimi Barthélémy, la voix de la conteuse (film documentaire, 52 minutes, 2012)
Lundi 15 avril 2013, 19 h 30
Théâtre de la Vieille Grille
9, rue Larrey
75005 – Paris

« Les outre-mer Terres de culture » et centenaire d’Aimé Césaire au 33e Salon du livre de Paris

Les « Encres mêlées d’outre-mer » de 2012 laisseront cette année place aux « outre-mer Terres de culture » lors du Salon du livre de Paris qui se déroulera du 22 au 25 mars prochain. En outre, après le centenaire de la naissance de Léon-Gontran Damas, c’est cette année celui de son compagnon de route poétique, Aimé Césaire, qui sera célébré.

Salon du livre de Paris

Salon du livre de Paris

Le 33e Salon du livre de Paris mettra à l’honneur Les lettres roumaines et invite dans le même temps la ville de Barcelone. Mais l’événement convie également les auteurs et les éditeurs de bien des régions du monde dont ceux de Guyane, de Guadeloupe et de Martinique réunis au sein d’un même espace, ce qui permet aux visiteurs de promener leur regard sur un vaste panorama de la littérature de ces régions, avec pour 2013 des présentations et une actualité axées sur le centenaire de Césaire avec le samedi 23 les Variations Césaire. Ainsi, le mot d’ordre est lancé : « Pour fêter le centenaire de la naissance d’Aimé Césaire, homme politique, poète et écrivain, père de la Négritude, venez partager ce moment avec les auteurs venus lui rendre hommage et écouter ses plus beaux textes mis en voix par les comédiens « . Alain Mabanckou, Suzanne Dracius, Jean Métellus et Daniel Maximin feront partie des auteurs présents pour plusieurs interventions qui alterneront avec des lectures des œuvres du poète martiniquais.

Ils seront une centaine d’auteurs et une cinquantaine d’éditeurs des « outre-mer Terres de culture », domiciliés cette année pavillon 1 et résidant aux stands B54 et C53 pour faire part de la vitalité et de la diversité de la littérature lors de rencontres, de débats et de séances de dédicaces. Parmi les auteurs présents, ceux qui font le tempérament de la littérature antillaise aujourd’hui : Raphaël Confiant, Ernest Pépin, Hector Poullet, Gerty Dambury, Lémy Lémane Coco, André Paradis, Tony Delsham, Jala, Jude Duranty, Suzanne Dracius et bien d’autres.

Outre la possibilité de se tenir au fait des nouveautés littéraires, le salon restera aussi le théâtre de « Rendez-vous grand public » fixés par le caricaturiste François Gabourg, le conteur M’Bitako et les sportifs Lilian Thuram et Didier Dinart. L’accent sera également mis sur les productions à destination du jeune lectorat et sur les amateurs de livres de cuisine, un domaine qui connaît actuellement un large succès et qui concerne également les recettes sorties des casseroles créoles. Babette de Rozières (La bonne cuisine de Babette) et Marcel Ravin (D’un Rocher à l’autre, itinéraire d’un chef), présents sur place, devraient accepter de partager leurs recettes et leur perception de la cuisine.

Points forts du programme
Vendredi 22 mars 2013
Rendez-vous grand public
17 h : Grand entretien avec Lilian Thuram (Mes étoiles noires, de Lucy à Barack Obama, Philippe Rey)
18 h : L’actualité vue par François Gabourg (François Gabourg, carton Rouj’, auto édité)
Caricaturiste, auteur de dessins de presse humoristiques et satiriques, il fait de l’actualité son terrain de jeu. Observateur sans frontières, il lit le monde à travers sa sensibilité d’originaire des outre-mer et livre un point de vue souvent corrosif sur les questions de société qui font débat.

Samedi 23 mars 2013
Rendez-vous grand public
12 h 30 : Contes créoles et poésie avec M’Bitako

Variations Césaire
14 h 30 : Aimé Césaire par Alain Mabanckou (Alain Mabanckou, Lumières de Pointe-noire, Le Seuil)
15 h : Lecture de « Une saison au Congo » par Viktor Lazlo
15 h 30 : Césaire, poète par Daniel Maximin (Césaire et Lam, insolites bâtisseurs, H.C éditions)
16 h : Lecture de Moi, Laminaires par Viktor Lazlo
16 h 30 : Césaire, l’homme de la Caraïbe Suzanne Dracius (Pour Haïti, collectif, éditions Desnel), Jean Métellus (Souvenirs à vif, Éditions Henry et Éditions Janus) 17 h : Cahier d’un retour au pays natal, par Jean-René Lemoine

Dimanche 24 mars 2013
Pour la jeunesse
11 h : Le temps des contes : Benzo, Le petit garçon et la flûte, éditions Nestor
Des contes antillais interactifs où le public devient acteur du conte ! Chants, réponses rythmées, imitations…

Rendez-vous grand public
13 h 30 : Grand entretien avec Didier Dinart (Secrets d’un champion – Défendre son rêve, Hugo Sport, 2012)
Didier Dinart se livre sans détour et révèle les dessous du handball français. Sans oublier de raconter l’aventure… et le dernier exploit à Londres 2012.

Saveurs
14 h 30 : Le panier avec Babette de Rozières (La bonne cuisine de Babette, Éditions Orphie)
15 h 30 : Le menu du jour avec Marcel Ravin (D’un Rocher à l’autre, itinéraire d’un chef, La Martinière édition)
17 h 30 : Contes créoles et poésie autour des saveurs, avec M’Bitako

Appel à propositions pour le Festival du Film de Trinidad-et-Tobago 2013

10 mars 2013 Cinéma Aucun commentaire

Les organisateurs du Festival du Film de Trinidad-et-Tobago viennent de faire savoir qu’ils étudieront avant le 31 mai toutes les propositions de films pour la huitième édition du Festival qui se déroulera du 18 septembre au 1er octobre.

Festival du Film de Trinidad-et-Tobago

Festival du Film de Trinidad-et-Tobago

Le Festival du Film de Trinidad-et-Tobago a pour ambition de valoriser l’excellence dans le cinéma à travers l’exposition de longs-métrages de fiction, de documentaires, de films expérimentaux et de courts-métrages réalisés dans la Caraïbe et par la diaspora caribéenne. Seront étudiées les propositions de réalisateurs caribéens, de cinéastes de la diaspora des Caraïbes, et de cinéastes internationaux avec des films de ou vers la Caraïbe ou sa diaspora.

Les films doivent avoir été produits après le 1er janvier 2011. Les films projetés en compétition sont admissibles à un ou plusieurs des prix du jury suivants :

- meilleur long métrage de fiction (4 000 dollars US) ;
- meilleur long métrage documentaire (4 000 dollars US) ;
- meilleur court métrage de fiction (1 000 dollars US) ;
- meilleur court métrage documentaire (1 000 dollars US) ;
- meilleur long métrage de fiction trinidadien (10 000 dollars trinidadiens) ;
- meilleur long métrage documentaire trinidadien (10 000 dollars trinidadiens) ;
- meilleur court métrage de fiction trinidadien (5 000 dollars trinidadiens) ;
- meilleur court métrage documentaire trinidadien (5 000 dollars trinidadiens) ;
- meilleur film des Caraïbes par un réalisateur international (1 000 dollars US).

Les soumissions doivent être réalisées en ligne et gratuitement, avant le 31 mai, par l’intermédiaire de Withoutabox.

Des chercheurs explorent les « Mémoires et imaginaires du Maghreb et de la Caraïbe »

Publié sous la direction de Samia Kassab-Charfi et Mohamed Bahi, Mémoires et imaginaires du Maghreb et de la Caraïbe rassemble des contributions dont la conjugaison permet de mieux cerner ce qui rapproche ou ce qui éloigne la poétique de ces deux espaces-monde.

Mémoires et imaginaires du Maghreb et de la Caraïbe

Mémoires et imaginaires du Maghreb et de la Caraïbe

Le livre, dédié à la mémoire de Frantz Fanon et d’Édouard Glissant, fédère les travaux d’universitaires du Maroc, des États-Unis, de Tunis et bien entendu de la Martinique et de la Guadeloupe. Ils explorent la poétique des auteurs de la Caraïbe et du Maghreb, de leur appréhension de l’Histoire ou de l’esthétique et établissent des études comparatistes réparties sur quatre chapitres.

Le volume s’ouvre sur les précieux avant-dires d’écrivains contemporains représentatifs des imaginaires des deux univers évoqués : Patrick Chamoiseau, Monchoachi (André Pierre-Louis), Ernest Pépin pour la Caraïbe ; Abdelwahab Meddeb et Boualem Sansal pour le Maghreb. À travers les poétiques de Fanon, Césaire, Kateb Yacine, Édouard Glissant ou Mohammed Khaïr-Eddine sont étudiées les « Confluences littéraires : les figures tutélaires » et par la suite les « Croisements intertextuels et transculturels », volet dans lequel on retrouve notamment une étude de Jacqueline Couti intitulée « Corps féminin et espace domestique chez T. Ben Jelloun et P. Chamoiseau ». Enfin, après un troisième volet « Histoire et Mémoire », l’ouvrage mesure les sémiotiques et s’arrête sur la nature du langage visuel chez différents auteurs. Ainsi, Inès Moatamri confronte les « Connaissances du paysage chez Édouard Glissant et Mohammed Dib » et Samia Kassab-Charfi termine par le chapitre « Ernest Breleur (Martinique) et Tahar M’Guedmini (Tunisie/Djerba): deux plasticiens à corps perdu ».

Mémoires et imaginaires du Maghreb et de la Caraïbe
Cet ouvrage entend dépasser les clivages régionaux en jetant des passerelles comparatistes effectives entre la Caraïbe et le Maghreb.

Chacune des dix-sept contributions veut faire valoir les points de recoupement historiques, politiques et culturels articulant les deux aires par-delà leurs différences. La complexité du rapport à l’identité, à l’origine ou au lieu est sondée, à la lumière d’œuvres maghrébines et antillaises partageant un même fonds intertextuel. Les engagements politiques, les dialogues qui se tissent entre des auteurs majeurs (Frantz Fanon, Aimé Césaire, Kateb Yacine, Édouard Glissant ou Mohammed Khaïr-Eddine, pour ne citer qu’eux) prennent appui sur des références communes déterminant les inflexions singulières de l’énergie créatrice.

Ont participé à ce volume : Abdelbaki Allaoui, Mohamed Bahi , Dominique Berthet, Patrick Chamoiseau, Jacqueline Couti, Corina Crainic , Catherine Delpech; Thomas Demulder, Émile Eadie, Adel Habbassi, Samia Kassab-Charfi, Jean Khalfa, Yasmine Khodhr, Abdelwahab Meddeb, Inès Moatamri, Monchoachi, Manuel Norvat, Ernest Pépin, Boualem Sansal, Ridha Tlili, Caroline Ziolko.

Mémoires et imaginaires du Maghreb et de la Caraïbe
Sous la direction de Samia Kassab-Charfi et Mohamed Bah
Éditions Honoré Champion (collection : Poétiques et esthétiques, XXe-XXIe siècles)
336 pages, 75 euros

Appel à participations sur les langues, les littératures et les cultures des îles orientales de la Caraïbe avant le 31 mars 2013

En novembre dernier, l’Université des Îles Vierges a accueilli la 15e édition annuelle de la conférence « Islands in Between » consacrée aux cultures des îles orientales de la Caraïbe et célébrant les langues, les littératures et les cultures de ces territoires.

Désormais, l’Université des Antilles néerlandaises et le Fundashon pa di Planifikashon Idioma souhaitent publier les travaux qui ont été présentés lors de cette conférence et les accompagner de communications des personnes intéressées mais qui n’avaient pas pu se rendre à Saint Thomas.

Si vous pensez faire partie de ce public, vous pouvez transmettre vos documents avant le 31 mars 2013 à l’adresse suivante : nickfaraclas@yahoo.com. Les articles peuvent être rédigés en anglais, espagnol, français, néerlandais ou papiamento (créole des Antilles néerlandaises) et doivent respecter les conditions suivantes : fichier Word d’une longueur totale de 5-15 pages, en Times New Roman 13 points, au format A4, avec un interligne simple ou au maximum de 1,15, une marge de 2,5 cm de tous les côtés et un numéro de page centré en bas. Votre article doit être référencé (avec notamment votre nom de famille de l’auteur, votre prénom, l’année de publication entre parenthèses, le titre en italique, le lieu d’édition et l’éditeur) et accompagné d’une très courte biographie (maximum 80 mots) incluant votre adresse mél et votre photo d’identité numérique.

Source : Repeating Islands

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  • Marie-Andrée Ciprut: Bel article !... J'y étais et je peux témoigner de son authenticité....
  • Marius CATORC: Je suis très heureux de constater que le travail colossal accomplit par Bernard ASCAL, pour la réalisation et la sortie en 2008 du double CD sur "CAH...
  • Vanmai Jean: Cher Daniel, Ta persévérance commence à "payer"... Malgré l'hostilité des "intellectuels bien pensants" sur le même sujet ! Bravo !...
  • Alain LAPLACE: Un grand merci à Daniel Jonas Rano qui a orienté ma lecture vers ce poète humaniste guyanais dont j'ignorais qu'il était co fondateur du mouvement de ...
  • Marie-catherine MARICEL: Merci à José Le Moigne pour ce lien et merci à Daniel Jonas Rano, dont je n'avais jamais entendu parler, pour cet entretien que je viens de lire avec ...