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Des chercheurs explorent les « Mémoires et imaginaires du Maghreb et de la Caraïbe »

Publié sous la direction de Samia Kassab-Charfi et Mohamed Bahi, Mémoires et imaginaires du Maghreb et de la Caraïbe rassemble des contributions dont la conjugaison permet de mieux cerner ce qui rapproche ou ce qui éloigne la poétique de ces deux espaces-monde.

Mémoires et imaginaires du Maghreb et de la Caraïbe

Mémoires et imaginaires du Maghreb et de la Caraïbe

Le livre, dédié à la mémoire de Frantz Fanon et d’Édouard Glissant, fédère les travaux d’universitaires du Maroc, des États-Unis, de Tunis et bien entendu de la Martinique et de la Guadeloupe. Ils explorent la poétique des auteurs de la Caraïbe et du Maghreb, de leur appréhension de l’Histoire ou de l’esthétique et établissent des études comparatistes réparties sur quatre chapitres.

Le volume s’ouvre sur les précieux avant-dires d’écrivains contemporains représentatifs des imaginaires des deux univers évoqués : Patrick Chamoiseau, Monchoachi (André Pierre-Louis), Ernest Pépin pour la Caraïbe ; Abdelwahab Meddeb et Boualem Sansal pour le Maghreb. À travers les poétiques de Fanon, Césaire, Kateb Yacine, Édouard Glissant ou Mohammed Khaïr-Eddine sont étudiées les « Confluences littéraires : les figures tutélaires » et par la suite les « Croisements intertextuels et transculturels », volet dans lequel on retrouve notamment une étude de Jacqueline Couti intitulée « Corps féminin et espace domestique chez T. Ben Jelloun et P. Chamoiseau ». Enfin, après un troisième volet « Histoire et Mémoire », l’ouvrage mesure les sémiotiques et s’arrête sur la nature du langage visuel chez différents auteurs. Ainsi, Inès Moatamri confronte les « Connaissances du paysage chez Édouard Glissant et Mohammed Dib » et Samia Kassab-Charfi termine par le chapitre « Ernest Breleur (Martinique) et Tahar M’Guedmini (Tunisie/Djerba): deux plasticiens à corps perdu ».

Mémoires et imaginaires du Maghreb et de la Caraïbe
Cet ouvrage entend dépasser les clivages régionaux en jetant des passerelles comparatistes effectives entre la Caraïbe et le Maghreb.

Chacune des dix-sept contributions veut faire valoir les points de recoupement historiques, politiques et culturels articulant les deux aires par-delà leurs différences. La complexité du rapport à l’identité, à l’origine ou au lieu est sondée, à la lumière d’œuvres maghrébines et antillaises partageant un même fonds intertextuel. Les engagements politiques, les dialogues qui se tissent entre des auteurs majeurs (Frantz Fanon, Aimé Césaire, Kateb Yacine, Édouard Glissant ou Mohammed Khaïr-Eddine, pour ne citer qu’eux) prennent appui sur des références communes déterminant les inflexions singulières de l’énergie créatrice.

Ont participé à ce volume : Abdelbaki Allaoui, Mohamed Bahi , Dominique Berthet, Patrick Chamoiseau, Jacqueline Couti, Corina Crainic , Catherine Delpech; Thomas Demulder, Émile Eadie, Adel Habbassi, Samia Kassab-Charfi, Jean Khalfa, Yasmine Khodhr, Abdelwahab Meddeb, Inès Moatamri, Monchoachi, Manuel Norvat, Ernest Pépin, Boualem Sansal, Ridha Tlili, Caroline Ziolko.

Mémoires et imaginaires du Maghreb et de la Caraïbe
Sous la direction de Samia Kassab-Charfi et Mohamed Bah
Éditions Honoré Champion (collection : Poétiques et esthétiques, XXe-XXIe siècles)
336 pages, 75 euros

FEMI 2013 en Guadeloupe : des projections au programme sur le site de Beauport

18 janvier 2013 Cinéma Aucun commentaire

Le Festival régional et international du cinéma de Guadeloupe commencera dès le 24 janvier avec toute une série de manifestations. Comme les années précédentes, l’événement se décline dans toute l’île, les écoles, les prisons mais aussi dans de hauts lieux du patrimoine guadeloupéen, comme le site de Beauport. L’ancienne usine sucrière devenue, depuis 2004, un centre de culture scientifique proposera la projection de trois documentaires dans le cadre du FEMI 2013. Au programme : Frantz Fanon, le profil du très connu quartier Tremé de La Nouvelle-Orléans (l’occasion de découvrir l’histoire qui a inspiré la série) et enfin le film d’André Gladu sur les influences musicales de la Louisiane, Marron la piste Créole en Amérique.

Le programme
24 janvier 2013 et 29 janvier 2013
Frantz Fanon, un héritage sans frontière, d’Antoine Lassaigne et Frédéric Tyrode Saint-Louis, réalisé par Jérôme-Cécil Auffret
Frantz Fanon est devenu une référence incontournable pour les psychiatres qui travaillent sur les pathologies liées aux troubles de l’identité. Le documentaire s’interroge sur les questions de la colonisation, de la mondialisation, et de leurs conséquences sur le traumatisme des populations issues du colonialisme ayant émigré en France et celui des enfants de la société de consommation dans les départements d’outre-mer.
Séances : 9 h 30, 10 h 30

24 et 27 janvier à 16 h
Faubourg Tremé, de Dawn Logsdon
Faubourg Tremé est l’un des plus vieux quartiers “Noirs” aux Etats-Unis, où est né le mouvement des “Civil Rights”. Il est aussi considéré comme le berceau du jazz. 5 ans avant l’arrivée de l’ouragan Katrina, le réalisateur Dawn Logsdon et le scénariste Lolis Éric, tous deux originaires de la Nouvelle Orléans, ont accumulé des documents sur la culture du Faubourg Trémé. Six ans plus tard, le film découvre l’histoire unique de ce quartier et redéfinit ses racines.
9 h 30, 10 h 30 et 14 h pour les lycéens et collégiens (jeudi 24 janvier 2013)
Dimanche 27 janvier à 16 h (tous publics)

Mardi 29 janvier 2013
Marron, la piste créole en Amérique, André Gladu
Louisiane, berceau du jazz et lieu de rencontre de divers peuples. Ce petit État américain a donné naissance à une culture unique, issue du métissage entre Noirs, Blancs et Amérindiens, entre Français, Africains, Antillais, Espagnols et Américains. Quelles traces reste-t-il aujourd’hui de la communauté créole ? À l’ombre des arbres centenaires et jusqu’au creux des marais louisianais, Marron fouille les racines d’une culture méconnue qui a pourtant contribué à forger le Nouveau Monde, et qui est maintenant menacée d’extinction.
9 h, 10 h 30 et 13 h 30 (lycée et collège)
Dimanche 27 janvier à 15 h, tous publics

Frantz Fanon, décédé il y a 50 ans, reçoit l’hommage de France Culture

6 décembre 2011 Radio Aucun commentaire

Frantz Fanon, le penseur martiniquais antiraciste et anticolonialiste, auteur notamment des Damnés de la terre et de Peau noire, masques blancs, est décédé le 6 décembre 1961. Le cinquantenaire de la disparition d’un penseur d’une telle importance aurait pu être célébré dans les médias audiovisuels qui nous ont habitués à honorer la mémoire de nombre d’artistes et d’auteurs plus ou moins reconnus. Pourtant, seule France Culture semble avoir décidé de lui rendre hommage tout au long de la semaine, dans plusieurs de ses émissions. Gageons que les raisons de cette absence de reconnaissance seront abordées à cette occasion, de même que sa vie, son œuvre et ses engagements.

La Fabrique de l’Histoire, l’émission d’Emmanuel Laurentin, qui explore chaque jour les rapports tendus entre Histoire et Mémoire, aborde cette semaine le thème « Histoire des mouvements noirs en France ». Dans l’émission de ce mardi 6 décembre à 9 h 05, Matthieu Renault, auteur de Frantz Fanon, de l’anticolonialisme à la critique postcoloniale, et Rafik Chekkat, auteur de Race rebelle, analyseront le discours que Frantz Fanon a prononcé à la Sorbonne en 1956.

Depuis hier, le Feuilleton de Blandine Masson restitue chaque jour à 20 h 30 la pensée de Frantz Fanon à travers ses propres mots, ceux de son écriture, choisis par Daniel Maximin.

Vendredi à 10 h, dans Les Nouveaux chemins de la connaissance, à l’issue d’une « semaine transgressive », Philippe Petit consacre une émission à cette grande figure de la pensée tiers-mondiste et de l’histoire anti colonialiste et reçoit Françoise Vergès, politologue et présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage, Magali Bessone, maître de conférences en philosophie morale et politique, et Matthieu Renault, doctorant à l’EHESS.

Enfin, samedi à 14 h, c’est Frantz Fanon « L’homme qui interroge » qui sera abordé dans l’émission Une vie, une oeuvre avec les interventions de :
- Gérard Chaliand,  spécialiste des problèmes politiques et stratégiques du monde contemporain, auteur de l’ouvrage Les bâtisseurs d’ histoire
- Alice Cherki, psychiatre et psychanalyste, auteur de Frantz Fanon
- Romuald Fonkoua, universitaire, rédacteur en chef de  » Présence Africaine »
- Benjamin Stora, historien
- Michel Wieviorka, sociologue, auteur de La violence

Comme d’habitude avec France Culture, les émissions sont disponibles en écoute directe ou en podcast sur son site Internet. Pour en savoir plus sur l’hommage que la station consacre à Frantz Fanon, vous pouvez aussi vous rendre sur son blog Au fil des ondes.

André Lucrèce publie « Frantz Fanon et les Antilles – L’empreinte d’une pensée » et répond à e-Karbé

25 octobre 2011 Livres Aucun commentaire

Le cinquantième anniversaire de la mort de Frantz Fanon donne aujourd’hui lieu à nombre de rencontres autour de son œuvre et de ses idées. André Lucrèce, sociologue et écrivain martiniquais, publie un essai, Frantz Fanon et les Antilles – L’empreinte d’une pensée, afin de dénoncer « l’oubli inconcevable qui frappe la pensée de Frantz Fanon ». Parmi les objectifs de cet ouvrage, la nécessité affirmée de l’auteur de ramener la philosophie de Fanon au centre des débats et ainsi de les nourrir au moyen d’arguments tirés de l’analyse de ses écrits. S’intéresser de près aux discours, à la pensée et aux récits de Frantz Fanon en vue, principalement, de mieux appréhender « la réalité antillaise ». André Lucrèce, dont les recherches portent principalement sur les phénomènes liés à la modernité dans les sociétés antillaises, propose, avec Frantz Fanon et les Antilles – L’empreinte d’une pensée, une nouvelle réflexion sur l’œuvre du penseur engagé. Il répond aux questions d’e-Karbé.

e-Karbé - À l’occasion de la sortie de votre livre, Frantz Fanon et les Antilles – L’empreinte d’une pensée, vous annoncez d’emblée qu’il y est « question de répondre à l’oubli inconcevable qui frappe la pensée de Frantz Fanon ». Quelles argumentations y développez-vous afin de remédier à cet oubli et replacer sa pensée dans les débats actuels ?

André Lucrèce - Remédier à cet oubli consiste à dire d’abord ce que recèle la pensée de Fanon, à savoir que ce penseur a fertilisé à un niveau jamais atteint la connaissance du monde colonial. Son analyse du caractère spécifique de l’aliénation en milieu colonial, son analyse de ce milieu, de son espace en particulier qui renvoie à une opposition constante sauvage-civilisé, à deux catégories d’hommes, à deux mondes sans rapport, à deux versants de l’humanité, est le résultat d’une pensée germinative qui porte un éclairage sur l’économie cynique de la période coloniale et sur l’économie tout aussi cynique de la période actuelle.

Si l’on croit fini le temps de l’empire, le discours de Dakar et celui sur les bienfaits de la colonisation viennent nous rappeler que la nostalgie de l’empire est encore présente. Nous avons donc absolument besoin aujourd’hui de cette théorie critique afin de pouvoir déceler ce que signifient ces discours et ce qu’ils supposent en conséquence.

e-Karbé – Vous êtes sociologue et spécialiste des sociétés antillaises. Comment la curiosité indispensable dont vous devez faire preuve a-t-elle nourri votre rôle d’auteur pour Frantz Fanon et les Antilles – L’empreinte d’une pensée ?

André Lucrèce - C’est précisément mon travail d’observation au quotidien des sociétés antillaises qui me permet de voir à quel point la pensée de Fanon est précieuse et loin d’être obsolète. Quand Fanon écrit par exemple dans  Peau noire, masques blancs : « En Martinique, qui est un pays européen par son inconscient collectif… », on peut constater au quotidien des manifestations de ce dévoiement de la conscience antillaise et on peut alors en évaluer les effets sur l’homme antillais : le mal-être qu’il ressent comme nègre, le projet de consommateur-homme-masse qu’on lui offre comme toute perspective, sans parler des conditions sociales dans lesquelles il vit, du chômage, de l’économie-container qui est celle de son pays, laquelle ressuscite le mythe du Cargo qui laisse penser que tout ce qui a de la valeur vient de l’extérieur. Tout cela montre à quel point il faut continuer de travailler dans le sillon des analyses de Frantz Fanon.

Quand, par exemple, Fanon perçoit dans les dénominations de lieux ou dans les symboles matériels un enjeu, quand il dit : « Le colon fait l’histoire et sait qu’il la fait. Et parce qu’il se réfère constamment à l’histoire de sa métropole, il indique en clair qu’il est ici le prolongement de sa métropole (…) la statue du général qui a fait la conquête, la statue de l’ingénieur qui a construit le pont », vous verrez que cela est parfaitement vrai encore aujourd’hui, aussi bien en Martinique qu’en Guadeloupe. J’en fais d’ailleurs la démonstration dans mon livre.

e-Karbé - Selon vous, quelles sont aujourd’hui les principales questions qui invitent à une lecture réfléchie et mûrie de l’œuvre de Frantz Fanon, dans et en dehors des sociétés antillaises ?

André Lucrèce - Les principales questions se résument en celle que pose Fanon à la fin des Damnés de la terre : « Reprenons la question de l’homme. » Sans l’Europe ? Pas du tout : « Pour l’Europe, pour nous-mêmes et pour l’humanité… », dit-il. Autrement dit, la question du devenir mondialisé du monde, de la place des cultures, de toutes les cultures dans ce monde mondialisé se pose aujourd’hui afin de « reprendre la question de l’homme ». Cela est aujourd’hui essentiel, et c’est aussi pour cela que je travaille déjà à un autre texte sur ce que dit Fanon du problème de la civilisation, eu égard à ce tremblement du sens qui résulte de ce monde mondialisé. C’est une question passionnante qui intéresse tout particulièrement les pays de la Caraïbe, mais pas seulement eux.

e-Karbé - Le discours post et anti-colonial de Frantz Fanon, notamment à travers Les damnés de la terre, trouve un écho dans les débats à travers le monde (en février à l’université de Manitoba au Canada, à l’université de Naples en mai 2011 et plus récemment à l’université de North Carolina, aux États-Unis). Pensez-vous que, en dehors du fait que cette année marque le cinquantième anniversaire de sa mort, l’évolution du monde actuel et le développement des théories antimondialistes va favoriser de plus en plus la vulgarisation de sa pensée ? Si oui, pourquoi ? Ces prospections ne vont-elles pas à l’encontre de la théorie selon laquelle la pensée du philosophe martiniquais serait « fragilisée par l’obsolescence » ?

André Lucrèce – Je pense que les commémorations qui marquent le cinquantième anniversaire de la mort de Fanon auront des effets diversifiés. Déjà, un effet éditorial avec la réédition des œuvres de Frantz Fanon, de biographies qui lui sont consacrées, ainsi que l’émergence de textes critiques sur l’œuvre de ce penseur capital. Ensuite, les nombreuses rencontres, les colloques et réunions annoncés vont contribuer et contribuent déjà à restituer à la pensée de Fanon la place qu’elle mérite.

Mais je ne me fais pas d’illusion, il y a là un enjeu. C’est que la pensée de Fanon dérange. Elle dérange, notamment en Europe et singulièrement en France où les nostalgiques  de l’empire (les Bruckner et ses amis, pour ne citer que ceux-là), ceux qui, de manière malveillante, ont fait de Fanon un « théoricien de la violence » (vous voyez l’écho que cela peut avoir aujourd’hui), tous ceux-là poussent à l’oubli, et, s’ils le pouvaient, pousseraient sans doute au boycott éditorial. En revanche tous ceux qui croient en l’Homme se reconnaissent en l’humanisme de Fanon, cet humanisme qui lui a valu ce bel hommage d’Aimé Césaire qui se trouve, en tant que témoignage et document, en annexe de mon livre.

e-Karbé - Question plus pragmatique : aurez-vous l’occasion d’échanger bientôt avec vos lecteurs sur votre livre Frantz Fanon et les Antilles – L’empreinte d’une pensée ? Si oui, dans quelle(s) occasion(s) ?

André Lucrèce - Même si des échanges autour du livre ont déjà eu lieu, de manière symbolique la présentation officielle du livre se fera à la salle Frantz Fanon à l’Atrium de Fort-de-France en Martinique le 18 novembre prochain. Mais j’ai également reçu des  invitations afin de présenter mon livre dans la Caraïbe, dans  plusieurs villes de France et également à Montréal, au Canada. Ces échanges avec les lecteurs sont pour moi absolument essentiels.

Frantz Fanon et les Antilles – L’empreinte d’une pensée, 20 euros
André Lucrèce, Éditions Le teneur, septembre 2011

« Franz Fanon : intérieurement et sous la peau » à découvrir le 13 octobre à Nanterre

Nanterre commémore depuis le 30 septembre les événement d’octobre 1961 (manifestations et mort de plusieurs dizaines d’Algériens). Parmi les nombreuses manifestations organisées, un spectacle rend hommage à Franz Fanon : « Franz Fanon : Intérieurement et sous la peau », conçu par Camel Zekri, à voir le jeudi 13 octobre à 19 h à la Maison de la musique.

Le spectacle rend hommage à Franz Fanon à partir d’un montage de textes réalisé par Seloua Louste Boulbina avec une création musicale de Camel Zekri. Le guitariste algérien et spécialiste des musiques électroacoustiques met en musique les textes de Fanon, penseur engagé qui en 1954 rejoint la résistance nationaliste lors de la guerre d’Algérie.

Franz Fanon est à la fois Martiniquais et Algérien, un trait d’union entre les Amériques insulaires et le continent africain. Ses textes engagés sont portés par une poésie souvent occultée. Intérieurement et sous la peau, réalisé à partir de l’ensemble de ses écrits, ressuscite toute la richesse et la saveur de sa langue.
Présenté sous forme d’une lecture en musique, ce projet du musicien Camel Zekri, français né à Biskra en Algérie, annonce le colloque « Une mobilisation algérienne : Nanterre et le 17 octobre 1961″ que la ville de Nanterre et plusieurs associations proposent les 14 et 15 octobre.

Franz Fanon : Intérieurement et sous la peau
Lecture en musique de textes de Franz Fanon : avec Camel Zekri et la voix de Sharif Andoura
Le 13 octobre à 19 h
Entrée libre sur réservation
Maison de la musique – 8 rue des Anciennes-Mairies

Le Stone Center de l’Université de North Carolina rend actuellement hommage à Frantz Fanon


Frantz Fanon

Frantz Fanon

Le Centre Sonja Haynes Stone de l’Université de North Carolina, aux États-Unis, est actuellement l’hôte d’un hommage spécial marquant le 50e anniversaire de la mort de Frantz Fanon.

Cette commémoration, intitulée « The Fanon Symposium : Remembering the Life and Work of Frantz Fanon », a débuté le 4 octobre par la projection du film Frantz Fanon, une vie, un combat, une oeuvre réalisé par Cheikh Djemai en 2001, qui a été suivie d’un débat. Le symposium s’est poursuivi le 6 octobre avec notamment un discours de sa fille Mireille Fanon Mendès-France, également présidente de la Fondation Frantz Fanon à Paris. La dernière séance du colloque aura lieu le 7 octobre avec trois panneaux et un discours avec des militants et des universitaires de l’Université de North Carolina-Chapel Hill et d’autres institutions.

Au programme de ce dernier jour :

Séance I : Fanon et la voie vers le(s) Révolution(s) africaine(s)
- « Le chemin de la révolution : l’héritage africain de Frantz Fanon » par Georges Ntalaja-Nzongola, professeur d’études afro-américaines de l’Université de North Carolina ;
- « Géographies de la violence et du déplacement au Kenya : Territoire, Citoyenneté et Pouvoir » par Eunice Sahle, professeur associé d’études afro-américaines de l’Université de North Carolina ;
- « Fanon : Dans le contexte de la négritude » par Bereket Habte Selassie, professeur d’études africaines et de droit de l’Université de North Carolina.
Séance II : Le fanonisme dans des contextes transnationaux
- « Langue, Pouvoir et Résistance : lire Frantz Fanon dans un cadre trans-Caraïbes » par Daynalí Flores-Rodriguez, professeur adjoint d’espagnol de l’Université interaméricaine de Porto Rico ;
- « Frantz Fanon et l’Islam : La pertinence de la théorie de la violence dans un Monde post-11 septembre » par Fouzi Slisli, professeur d’histoire de l’Université du Minnesota ;
- « Le lumpenprolétariat, le subalterne, l’asile psychiatrique » par Ranjann Khanna, professeur de littérature de l’Université de Duke.
Session III : Fanon et la tradition radicale afro-américaine
- « Les Damnés des États-Unis : Frantz Fanon et la montée du nationalisme ethnique radical » par Jeffrey O.G. Ogbar, professeur d’histoire à l’Université du Connecticut
- « Oh Frantz, le retour des Damnés de la terre » par Alvaro Reyes, professeur assistant au département de géographie de l’Université de North Carolina.

Vous pourrez trouver plus d’informations sur le site du Centre Sonja Haynes Stone (page en anglais).

Le 34e festival de Cinéma de Douarnenez consacré à l’Afrique du Sud rendra hommage à Frantz Fanon

Le 34e festival de cinéma de Douarnenez, programmé du 19 au 27 août 2011, qui célébrera l’Afrique du Sud avec une programmation inédite de 80 films, rendra aussi hommage à Frantz Fanon, le psychiatre et essayiste martiniquais. Le festival met ainsi en avant une personnalité dont la « pensée est l’une des plus importantes du XXe siècle ».

Dans le programme disponible intégralement sur le site du festival, les mercredi 24 et jeudi 25 août verront l’intervention de diverses personnalités venues débattre autour du discours précurseur de l’auteur des Damnées de la terre et surtout des films Driving With Fanon, de Steve Kwena Mokwena, Frantz Fanon : Mémoire d’Asile d’Abdenour Zahzah et enfin Frantz Fanon, peau noire, masque blanc, de Isaac Julien. Un débat avec Françoise Vergès ainsi qu’un concert constitueront les moments forts de cet hommage.

Mercredi 24 août
Débat avec Françoise Vergès, la Fondation Frantz Fanon et les regards croisés de plusieurs personnalités

Jeudi 25 août
Concert d’Emile Biayenda (Congo), Jacques Courcil (Martinique) et Lesego Rampolokeng (Afrique du Sud)

L’auteur de « Aimé Césaire, Frantz Fanon, Portraits de décolonisés » sur France Inter le 7 mars

Pierre Bouvier, auteur de Aimé césaire, Frants Fanon, Portraits de décolonisés (publié aux éditions Belles Lettres), participe le dimanche 7 mars, de 14 h 05 à 16 h, à l’émission Cosmopolitaine sur France Inter. Dans l’émission de Paula Jacques consacrée au métissage dans la création artistique, il aura l’occasion d’échanger avec Kamen Kalev, le cinéaste bulgare réalisateur du film Eastern Plays, et Yoram Kaniuk , écrivain israélien auteur de Le Dernier Juif.

Comme toujours sur France Inter, l’émission sera disponible en podcast pendant une semaine et en écoute à la carte pendant deux mois.

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