Accueil » venezuela » Derniers articles

Week-end de l’Amérique latine et des Caraïbes au Quai Branly

Pour un week-end de l’Amérique latine et des Caraïbes à Paris, il faudra prendre une seule direction le 1 et le 2 juin prochains : celle du Quai Branly. La manifestation s’inscrit dans le cadre de la journée de l’Amérique latine et des Caraïbes en France, instaurée en 2011 et instituée le 31 mai. Pour faire durer le voyage culturel, sociologique et artistique à travers l’Amérique latine et des Caraïbes, le musée du Quai Branly invite le public à toute une série de rencontres et d’expériences. Plusieurs occasions de faire connaissance ou d’approfondir sa relation avec les littératures, les danses, les gastronomies, le cinéma ou les pratiques artistiques traditionnelles latino-américaines.

À noter au fil de ce dense programme : la conférence sur Le pouvoir de l’objet, de Jorge Edwards, diplomate et écrivain chilien, auteur avec Édouard Glissant et Michel Deguy de Tremblement de ciel (édition liée à l’exposition des peintres chiliens Matta, Zañartu et Téllez, en 2011). Ou encore le concert de James Germain et Rome : d’un côté l’une des plus belles voix représentant notamment les chants traditionnels haïtiens en la personne de James Germain, et de l’autre le jeune slameur également originaire d’Haïti, Rome, membre du collectif Hors-jeu. Outre les visites contées et les rendez-vous plutôt festifs autour des danses et de la peinture traditionnelles, on retiendra aussi le cycle de projection de sept longs-métrages parmi lesquels Gouverneurs de la rosée, adapté du livre du poète et romancier haïtien Jacques Roumain. La salle de cinéma du musée du Quai Branly verra également la projection de Pais Portatil, tiré du roman du même nom de d’Adriano González León, écrivain et poète du Venezuela.

Gouverneurs de la rosée, réalisé par Maurice Failevic, samedi 1er juin à partir de 14 h
Pendant la période de l’entre-deux-guerres, un jeune homme profondément attaché à son pays, tente de réconcilier les partisans de deux clans mortellement ennemis pour sauver le village de la sécheresse et de la mort. À travers cette parabole poétique, véritable hymne à l’amour et à la générosité, on retrouve la pensée politique de l’auteur: seule l’union des forces, si minimes soient-elles, peut apporter la vie et la prospérité.

Pais Portatil, d’Antonio Llerandi et Ivan Feo, dimanche 2 juin, 13 h
Trois générations d’une famille rurale Venezuelienne vivent avec le chaos et la révolution dans ce drame déroutant.
Les plans flashbacks nous ramènent à la fin du XIXe siècle, 1925, 1933, puis à la fin des années 70. Le patriarche s’embarque dans une confrontation symbolique avec la police pour venger ses ancêtres assiégés. Le film souligne le fait que chaque génération doit surmonter des obstacles à la fois politiques et sociaux et se battre pour ses droits en dépit de révolution. (Traduit par SL)

« Caraïbes, mangroves secrètes », le vendredi 26 avril 2013 sur Ushuaïa TV

Le mois des Caraïbes sur Ushuaïa TV s’achève par une balade dans la mangrove, de Cuba au Venezuela en passant par la Guadeloupe et la Martinique, un écosystème spécifique toujours très observé. Vendredi 26 avril 2013, la chaîne Ushuaïa TV met le cap sur ces espaces parfois très dégradés.

La mangrove constitue l’un des écosystèmes majeurs de la Caraïbe, une forêt entre terre et mer, reconnue comme essentielle mais fragile et menacée. L’une des plus grandes mangroves des Petites Antilles s’étend sur le territoire guadeloupéen. Les différents reportages qui seront diffusés sur Ushuaïa TV mettent l’accent sur la nécessité de protéger ces espaces uniques et exceptionnels dont il faut saisir la spécificité et inclure la protection dans les projets de développement. Ainsi, Pascal Saffache, directeur du département de Géographie-Aménagement à l’Université des Antilles-Guyane, explique, que « bien qu’elles jouissent d’une très mauvaise image – zones putrides et mal odorantes, infestées de moustiques, de serpents et de crocodiles – les mangroves sont écologiquement nécessaires. Tout d’abord, elles ont une importante fonction paysagère puisque, dans la Caraïbe par exemple, elles représentent souvent le seul espace de verdure littorale. Bien qu’il soit difficile d’attribuer une valeur économique au paysage, force est de constater que le cadre naturel est un atout indéniable pour le développement de l’écotourisme » (extrait de : « Les mangroves caribéennes : des milieux fragiles nécessitant une politique de gestion et de protection adaptée« ).

Ushuaïa TV propose de faire un état des lieux dans diverses régions de la Caraïbe lors d’une soirée télévisée, quatre documentaires qui mettent en évidence différentes situations.

Martinique, on a sauvé la baie de Génipa, 20 h 40
Des carcasses de voitures au milieu de la mangrove, des récifs coralliens en décomposition, des pécheurs qui relèvent des casiers presque vides… La baie de Fort-de-France est malade, très malade… Pour bien comprendre comment tout cela est arrivé, il faut comprendre comment fonctionne un bassin versant ; comment tous les écosystèmes sont reliés…

La baie de Fort-de-France est confrontée à un ensemble de problématiques environnementales : la pollution, l’envasement et l’urbanisation sauvage. Pour bien comprendre comment tout cela est arrivé, ce document propose de montrer comment fonctionne un bassin versant et comment tous les écosystèmes sont reliés, des forêts au-dessus de Fort-de-France au corail à quarante mètres sous l’eau.

Guadeloupe, il faut sauver Jarry, 21 h 05
En Guadeloupe, la mangrove représente 8000 hectares de zones humides, ce qui représente la plus grande superficie des Petites Antilles. Mais ces espaces naturels exceptionnels subissent pour la plupart des menaces d’origine humaine : destruction en amont des écosystèmes, modification de la circulation des eaux douces, salées et saumâtres, braconnage, pollution…

En Guadeloupe, les habitants de Jarry, zone commerciale et industrielle, ont décidé de protéger ce qui reste de la forêt marécageuse, autrefois très étendue. Ils clôturent désormais cette mangrove utile à la biodiversité de l’île.

Cuba, les gardiens de Zapata, 21 h 30
Sur l’île de Cuba, une poignée d’aventuriers du Ministère des Sciences consacrent leur vie à prouver que les mangroves sont une manne écologique exploitable et rentable. Ils sont aidés dans leur tâche par d’anciens braconniers de crocodiles repentis, les « Crocodileros », qui désormais protègent les espèces de l’appétit des chasseurs, parfois au péril de leur vie. Surveillance des réserves naturelles, fermes de crocodiles, programmes de réimplantation d’animaux sauvages, explorations… La mangrove reste un univers sauvage ou l’on peut vivre libre et qui sait, devenir riche !

Vivre à Mochima, 21 h 55
Au cœur de l’un des plus beaux parcs marins vénézuéliens, les habitants du village de Mochima partagent leur temps entre la pêche et l’écotourisme. Les familles de pêcheurs installées sur les nombreuses petites îles toutes proches du littoral font les trajets en bateau jusqu’au village pour vendre leur poisson, faire leurs courses et mener les enfants à l’école. L’île de Cienaga Cove est nichée par 75% des pélicans qui vivent dans le parc, celle de Chimana est remarquable pour ses grottes sous-marines et ses iguanes, Isla Cachicamo est une zone de protection intégrale où les dauphins peuvent être observés facilement.

« Venezuela, vivre en mochimero » sur Ushuaïa TV le vendredi 5 avril à 21 h 32

Ce documentaire de Philippe Fontenoy s’intéresse à la vie des habitants du village de Mochima, au Venezuela.

Au cœur de l’un des plus beaux parcs marins vénézuéliens, les habitants du village de Mochima partagent leur temps entre la pêche et l’éco tourisme. Les familles de pêcheurs installées sur les nombreuses petites îles toutes proches du littoral font les trajets en bateau jusqu’au village pour vendre leur poisson, faire leurs courses et mener les enfants à l’école. L’île de Cienaga Cove est nichée par 75 % des pélicans qui vivent dans le parc, celle de Chimana est remarquable pour ses grottes sous-marines et ses iguanes, Isla Cachicamo est une zone de protection intégrale où les dauphins peuvent être observés facilement.

À chaque période de vacances, le parc est investi par les touristes venezueliens qui viennent profiter des plages de sable blanc à l’ombre des cocotiers et découvrir les fonds marins. Pour éviter une dégradation du milieu par la construction de grands complexes hôteliers et permettre aux habitants de profiter de cet afflux de touristes, le gouvernement propose aux familles des micro crédits. Certains construisent des petites posadas ou des auberges et en saison, beaucoup de pêcheurs se transforment en guides pour convoyer les visiteurs jusqu’aux petites criques inaccessibles par la route.

Bande annonce de « Venezuela, vivre en mochimero » par la société de production Beau Comme une Image :

Ushuaia TV passe le mois d’avril dans les Caraïbes

Le mois d’avril sera celui des Caraïbes sur Ushuaia TV avec tout au long de ces quatre semaines des documentaires qui exploreront cette partie du monde et soulèveront encore quelques questionnements sur son environnement.

Les deux premiers documentaires sont à découvrir dès le mardi 2 avril avec des films consacrés à la faune marine de Guadeloupe puis de Guyane à travers des reportages inédits sur la prolifération du poisson-lion, une espèce invasive sur laquelle enquête le réalisateur martiniquais Teddy Albert. Un peu plus loin, mais toujours dans les Caraïbes, c’est le mérou qui intéresse Philippe Fontenoy, un poisson géant qui, au contraire du venimeux poisson-lion, doit être protégé.

Caraïbes : alerte au poisson-lion, réalisé par Teddy Albert
Capable de dévorer une vingtaine de poissons en trente minutes, le poisson-lion dépeuple les massifs de coraux riches en poissons de fonds. En 2011, Teddy Albert, un jeune plongeur martiniquais décide de mener son enquête pour comprendre cette espèce invasive et surtout pour savoir comment on peut l’éradiquer.

Il parcourt ainsi, pendant quatre mois, la Caraïbe, de la Floride à la Guadeloupe, en passant par les Bahamas. Il va à la rencontre d’hommes et de femmes passionnés par la mer, qui font face à ce phénomène d’invasion : marins-pêcheurs, plongeurs sous-marins, scientifiques, responsables de réserves marines protégées, restaurateurs…

Paroles de mérou, réalisation de Philippe Fontenoy
Victime de la chasse sous-marine intensive, le mérou géant a quasiment disparu des océans. Il est ainsi interdit de capture dans presque tous les pays. La Guyane reste une des rares zones où sa pêche à la ligne ou au filet est autorisée même si les pêcheurs professionnels et amateurs notent une diminution de leurs prises. Une étude a été lancée par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage pour en savoir plus. Céline Artero, une jeune doctorante en biologie marine, mène l’enquête…

Plus tard dans le mois, les investigations dans la faune et la flore se poursuivront, à l’île de la Dominique, à Montserrat, en Guadeloupe, au Venezuela, etc.

Mardi 2 avril 20 h 40
Caraïbes : alerte au poisson-lion (2013), 52 minutes
Écrit par Frédéric Tyrode Saint-Louis et Teddy Albert
Coproduction Martinique 1re

Mardi 2 avril 21 h 35
Paroles de mérou (2012), 52 minutes
Coproduction Guyane 1re

« Panama – Fort-de-France : autopsie d’un crash », sur Planète No limit, mardi 11 décembre 2012

10 décembre 2012 Télévision Aucun commentaire

Mardi 11 décembre 2012, Planète No limit revient sur la catastrophe aérienne de 2005 qui a touché la Martinique.

Le documentaire de Stéphane Gabet et Luc David, Panama – Fort-de-France : autopsie d’un crash, déjà programmé en 2010, aborde les innombrables questions liées à cette catastrophe et toutes les zones d’ombre qui concernent le personnel de navigation, la météo, l’exploitation de la ligne par la compagnie West Caribbean, etc.

Panama – Fort-de-France : autopsie d’un crash
Retour sur le crash de l’avion reliant Panama à Fort-de-France, en août 2005, qui reste à ce jour la catastrophe aérienne française la plus meurtrière.

Des débris fumants dans les montagnes du Venezuela. Au petit matin du 16 août 2005, ce sont les seuls vestiges du vol Panama – Fort-de-France. A bord, on comptait huit membres d’équipage colombiens et 152 passagers, tous des Français originaires de la Martinique. Rapidement, les boîtes noires sont retrouvées et, avec elles, l’espoir de comprendre ce qui s’est passé. Qu’est-il arrivé en pleine nuit lors du vol 708 ? Une défaillance mécanique, une erreur de pilotage ? Qui est responsable ? La compagnie aérienne ? Le constructeur ? L’organisateur de voyages ? Dès les premières heures, une multitude de questions se pose.

A cet instant, les enquêteurs ne savent qu’une seule chose : ils ont affaire à la catastrophe aérienne la plus meurtrière de l’histoire de l’aviation française.

Diffusions
Panama – Fort-de-France : autopsie d’un crash
Mercredi 12 décembre, à 22 h 15
Lundi 17 décembre, 10 h 35

Le Venezuela dans la série « L’Amérique latine des paradis naturels » sur Arte le lundi 26 novembre à 19 h

25 novembre 2012 Télévision Aucun commentaire

Du 26 au 30 novembre, Arte part à la découverte des merveilles naturelles et des contrées les plus sauvages de l’Amérique latine. La chaîne programme chaque soir à 19 h un épisode de la série « L’Amérique latine des paradis naturels ». Avant, dans l’ordre de diffusion, « L’Amazonie », « Le Pantanal », « Les Andes » et « La Patagonie », le premier opus de la série est consacré ce lundi 26 novembre au Venezuela.

Le Venezuela est célèbre pour ses montagnes, ses vastes marais et sa forêt impénétrable – tous apparemment séparés dans l’espace et le temps. Pourtant, tous sont liés, par les eaux d’un fleuve puissant: l’Orénoque, la soi-disant route vers Eldorado, la légendaire cité d’or. En suivant le périple des explorateurs sur l’Orénoque, de son embouchure à sa source, le réalisateur Bill Markham nous fait découvrir un delta hanté par des pumas et envahi par les ibis rouges ; puis une rivière qui abrite le plus grand prédateur d’Amérique du Sud, le crocodile de l’Orénoque ; Los Llanos, le royaume marécageux du capybara, le plus grand rongeur du monde, et de ses nombreux prédateurs ; le mont Roraima, le spectaculaire plateau montagneux qui a inspiré Arthur Conan Doyle pour Le Monde perdu et Pixar pour son film Là-haut ; et enfin la maison tropicale de chamans hallucinants et de chasseurs de tarentules.

L’Orénoque est la première rivière à avoir été découverte en Amérique du Sud mais la dernière à avoir divulgué sa source. Elle offre les paysages naturels les plus spectaculaires d’Amérique du Sud, sans doute les vrais trésors d’Eldorado.

« Le Venezuela en montgolfière » sur Arte le vendredi 23 novembre à 19 h

21 novembre 2012 Télévision Aucun commentaire

Arte diffuse le vendredi 23 novembre à 19 h le dernier épisode de la série The World’s Greatest Balloon Adventures consacré au Venezuela.

Cette série en cinq parties réalisée par l’Allemande Annette Scheurich a permis à l’équipe de tournage d’explorer entre 2010 et 2012 les paysages les plus fascinants du monde avec des ballons à air chaud. Rencontres humaines émouvantes, expériences culturelles exotiques, aventures naturelles palpitantes et paysages spectaculaires sont au programme de ce 5e épisode tourné au Venezuela. Un passager prestigieux s’est même invité dans la nacelle : le cinéaste allemand Werner Herzog. Il est fasciné par les Tépuys de Gran Sabana, de majestueux plateaux qui dominent la savane et culminent à plusieurs milliers de mètres d’altitude. Les nuages et le relief accidenté semblent compromettre un éventuel survol…

Investigatiôns : « Les rêves des Saints Noirs », documentaire inédit sur France Ô le mercredi 4 avril 2012 à 20 h 35

Santos Negros © Magic Films

Santos Negros © Magic Films

Investigatiôns, le magazine de France ô, propose un nouveau documentaire inédit, Les rêves des Saints Noirs, le mercredi 4 avril 2012 à 20 h 35. Pour l’occasion, le magazine propose une immersion dans le milieu de la délinquance et s’arrête au Venezuela.

Cette réalisation très récente de Philippe Lafaix met en lumière Les rêves des Saints Noirs (Santos Negros) à Caracas, la capitale du Venezuela. Invité sur le plateau de Samira Ibrahim, il analysera son film qui présente la violence urbaine de cette grande ville à travers l’itinéraire du groupe de rap Santos Negros dont la musique accompagne les images du film. Au sommaire du magazine, un autre documentaire, réalisé par Gilles Jacquier, tué le 11 janvier 2012 en Syrie. Dans Brésil, prisons pour gosses, le grand reporter de France 2 a filmé les conditions de vie des adolescents dans les prisons de Saõ Paulo.

À Caracas, Kraken et Karma habitent un quartier ultra violent : Pinto Salinas. Jeunes auteurs talentueux et visionnaires, ils s’engagent contre la violence avec leur groupe de hip hop, les Santos Negros (Les Saints Noirs). Dans l’une de leurs chansons, dédiée à l’un de leurs cousins, assassiné, ils imitent les policiers qui tuent les enfants délinquants. Le clip, diffusé sur Internet, a des répercussions dramatiques… Dès le début du tournage, Kraken, le leader du groupe, est assassiné de sept balles de revolver. Le réalisateur filme le drame de sa mort. Karma, le seul survivant des Saints Noirs, décide de continuer à chanter seul… À travers sa musique incroyable qui dépeint avec justesse la violence et la misère qui règnent dans ce quartier, ce film raconte son histoire et la tragédie actuelle du Venezuela où l’on dénombre environ 18 000 homicides chaque année.

Dès le début du reportage, le réalisateur plante le décor et annonce le décès de Kraken, ancien chef de bande et surtout leader du groupe Santos Negros, qui aurait pu être l’un des protagonistes du film. Kraken qui finalement sera présent en musique : « … Il y a quelques mois, j’ai commencé à Caracas un documentaire sur un groupe de hip hop : les Saints Noirs. Au début du tournage, Kraken, le leader du groupe, est assassiné de sept balles de revolver. Aujourd’hui, Karma est le seul survivant des Saints Noirs. Ce film raconte son histoire avec leur musique ».

Philippe Lafaix a investi avec sa caméra le quartier de Pinto Salinas où règnent les narcotrafiquants et la violence qui touche également les enfants. Il y fait témoigner la mère de Karma qui était « comme le frère de Kraken ». Elle raconte que « la majorité des habitants qui vivent là depuis longtemps ont un membre de leur famille mort par balle. Les gamins n’arrivent pas à trente ans parce qu’ils veulent entrer dans la délinquance« . Kraken et Karma, le survivant, mettaient en paroles et en musiques leur vie et la violence qui l’accompagne, à travers leur talent de rappeurs : « Je m’élance et je bondis, et j’appuie sur la gâchette et tire. Tout ceci est pour les traîtres qui surjouent avec des mots, et font de leur nom un mythe. Où sont les rappeurs qui se croient délinquants ? Ici je les attends avec un flingue bourré de balles ».

Les paroles des deux musiciens sur la violence ordinaire de l’existence de ce quartier rythment le film, les témoignages se succèdent, les quelques images de Kraken pour lequel Karma a décidé de continuer à écrire défilent. Karma continue à susciter l’enthousiasme avec les paroles de ses chansons : « on vit à Caracas où n’importe qui peut te tuer, où la catastrophe abonde et la foi n’existe plus… On vit dans une ville sans lois où le ministre dit que la délinquance a diminué de 100 %, mais tout le monde veut un pistolet ».

Brésil, prisons pour gosses
Dans l’État de São Paulo, plus de 6 000 adolescents se retrouvent derrière les barreaux. La plupart sont accusés de trafic de drogue et de braquage à main armée. Mais que se passe-t-il vraiment à l’intérieur de ces maisons d’arrêt pour mineurs ? Associations et magistrats dénoncent l’absence d’éducation, la maltraitance et des tortures…

Alors qu’en 2007 la France ouvre ses premiers centres pénitentiaires pour mineurs, Gilles Jacquier est parti au Brésil pour enquêter dans les établissements pour adolescents. Ouvertes dans les années 70, les maisons d’arrêt pour mineurs, « en conflit avec la loi » selon la terminologie officielle, sont depuis plusieurs années sous le feu des attaques de différentes associations et de magistrats. Ils dénoncent l’absence d’éducation, la maltraitance et des tortures.
Pour la première fois, Envoyé spécial a pu se rendre à l’intérieur des prisons de l’état de São Paulo, où plus de 6 000 adolescents se retrouvent derrière les barreaux. La plupart sont accusés de trafic de drogue et de braquage à main armée. Mais que se passe-t-il vraiment à l’intérieur de ces centres et comment l’administration pénitentiaire tente-t-elle d’améliorer les conditions de vie de ces jeunes prisonniers ? Au Brésil, il y a une mutinerie dans les prisons toutes les trente-six heures. Conçus pour être des centres de rééducations, ces établissements sont devenus de simples prisons fonctionnant comme le veut le quotidien de l’univers carcéral au Brésil : avec la loi des gangs, celle qui régit les prisons pour adultes.

Rediffusion
Dimanche 8 avril 2012 à 12 h 30

« Venezuela : au pays de l’Orénoque » sur Escales le 31 janvier à 19 h 30

Venezuela : au pays de l’Orénoque, un documentaire réalisé par Philippe Fontenoy, est diffusé sur Escales le mardi 31 janvier 2012 à 19 h 30.

Depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez en 1998, une répartition plus équitable des richesses dynamise les campagnes du Venezuela. Un enjeu important pour limiter l’exode rural et valoriser les milieux exceptionnels du pays. Au Venezuela, le pari d’un développement social équilibré est lancé. Les llanos, ou plaines du delta de l’Orénoque, tirent leurs richesses des sédiments arrachés aux montagnes et transportés par le fleuve et ses affluents. Ces sédiments abritent des ressources en pétrole qui devanceraient celles de l’Arabie Saoudite : 350 puits sont actuellement en production et plus de 1 000 sont prévus dans les années à venir.

Rediffusion
Dimanche 5 février 2012 à 13 h 30

Sur Arte, passez le réveillon du 31 décembre en musique à Caracas puis à la Havane

30 décembre 2011 Télévision Aucun commentaire

Arte propose à ses téléspectateurs un réveillon de la Saint-Sylvestre tout en musique avec au départ une soirée au rythme du Tango argentin, mais surtout une longue escale à Caracas dès 1 h 35 avec Gustavo Dudamel et l’orchestre national des jeunes du Venezuela, puis une nuit des plus cubaine enregistrée en décembre 2009 au Tropicana, qui fêtait ses 70 ans ce soir-là.

Samedi, 31 décembre 2011, à 1 h 35 – Réveillon à Caracas : Gustavo Dudamel et l’Orchestre national des jeunes du Venezuela
Arte se transporte à Caracas pour un concert de réveillon aux rythmes latino-américains endiablés, sous la baguette du jeune prodige Gustavo Dudamel. La salle de concert de Caracas, la plus moderne d’Amérique latine, a ouvert ses portes en juin 2007. Sous la direction de son jeune chef, Gustavo Dudamel, l’Orchestre national des jeunes du Venezuela y interprète un programme endiablé, de la valse vénézuélienne au merengue, signé Perez Prado, Arturo Marquez, Silvestre Revueltas et Astor Piazzolla. Avec aussi le pianiste de jazz d’origine cubaine Aldo López Gavilán, le Venezuelan Brass Ensemble et le violoniste Alexis Cárdenas, accompagné de son trépidant ensemble Trabuco. Bonne année !

Gustavo Dudamel : le jeune prodige vénézuélien, âgé de 26 ans, a déjà dirigé les plus prestigieuses formations, de Berlin à Los Angeles, Milan et Paris. Nommé directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Los Angeles, il y prendra ses fonctions en 2009. L’Orchestre des Jeunes Simón Bolivar : c’est le musicien José Antonio Abreu qui a donné naissance, voici trente ans, à cette formation unique au monde composée d’enfants et d’adolescents issus des bidonvilles et des marges de la société. Regroupés en orchestres disséminés dans tout le pays, ils se sont emparés de la musique classique européenne avec fougue. Aujourd’hui, plus de 250 000 jeunes Vénézuéliens jouent dans près de 180 orchestres, l’Orchestre des Jeunes Simón Bolivar rassemblant au niveau national les meilleurs d’entre eux.

Samedi, 31 décembre 2011 à 2 h 50 – Fiesta Cubana, réveillon 2009

À Cuba, faites la bombe (latine) dans l’un des plus célèbres cabarets du monde, le Tropicana, qui fête ses 70 ans ce soir-là. Le 31 décembre 2009, Arte fêtera à La Havane à la fois le Nouvel An et les 70 ans du Tropicana, un cabaret flamboyant créé en décembre 1939. Un gala spectaculaire, avec des numéros de danses exotiques tirés du spectacle du Tropicana et des grands noms de la musique cubaine – le pianiste Chucho Valdés et Omara Portuondo. La prestation de cette dernière sera l’un des temps forts de la soirée. Cette artiste née en 1930 commença une carrière de danseuse au Tropicana avant de remporter ces dernières années un succès mondial comme chanteuse du groupe Buena Vista Social Club.

Recherche

S'inscrire à la newsletter e-Karbe

Agenda

Flux RSS du site

Subscribe

Contenu principal

Week-end de l’Amérique latine et des Caraïbes au Quai Branly

16 mai 2013

Pour un week-end de l’Amérique latine et des Caraïbes à Paris, il faudra prendre une seule direction le 1 et le 2 juin prochains : celle du Quai Branly. La manifestation s’inscrit dans le cadre de la journée de l’Amérique latine et des Caraïbes en France, instaurée en 2011 et instituée le 31 mai. Pour [...]

Le Lamentin jazz Project, onzième ! Ouverture le mercredi 15 mai 2013

13 mai 2013

Le Lamentin jazz Project débute le mercredi 15 mai 2013 en Martinique. Une onzième édition qui réunira plusieurs musiciens de la scène martiniquaise, illustrant ainsi l’évolution permanente de la musique caribéenne, et qui, dans le même temps, réaffirme une ouverture sur le monde et plus particulièrement la Caraïbe, avec la participation du pianiste cubain Harold [...]

Un colloque en Guadeloupe sur les figures tutélaires de la poésie du mouvement de la Négritude

13 mai 2013

Le calendrier des événements marquant le centenaire de l’anniversaire d’Aimé Césaire compte une nouvelle manifestation avec le colloque organisé par l’association Promolecture, les 17 et 18 mai prochain, à Marie-Galante en Guadeloupe. Autour du thème de la poésie de la Négritude, plusieurs auteurs se réuniront en hommage à Aimé Césaire mais également à Guy Tirolien. [...]

La Revue des Sciences Humaines vient de publier un numéro consacré à Édouard Glissant

12 mai 2013

« Entours d’Édouard Glissant » : c’est le titre du numéro de ce début d’année de la Revue des Sciences Humaines. Sous la direction de Valérie Loichot, professeur de lettres à Atlanta et ancienne élève d’Édouard Glissant à Bâton-Rouge, des universitaires et des poètes rendent à Glissant un hommage digne de sa dimension-monde. La Revue des Sciences [...]

« Lavilliers, dans le souffle d’Haïti » sur France Ô le vendredi 17 mai à 22 h 45

12 mai 2013

Trois ans après le tremblement de terre qui a ravagé Haïti, Bernard Lavilliers, qui a souvent chanté pour le peuple des Antilles, entreprend un voyage sur l’île pour faire le point sur la situation des artistes. Le résultat, un documentaire réalisé par Axel Charles-Messance en 2013, sera diffusé par France Ô le vendredi 17 mai [...]

Une Saison au Congo au TNP de Villeurbanne à partir du 14 mai 2013

11 mai 2013

Le TNP (théâtre national populaire) de Villeurbanne, en région Rhône-Alpes, présentera à partir du mardi 14 mai la pièce de Aimé Césaire, Une Saison au Congo, sur une mise en scène de Christian Schiaretti. Un nouvel événement célébrant le centième anniversaire de la naissance du poète martiniquais. Une Saison au Congo est la seconde pièce [...]

« Les échos de la mémoire » au Jardin du Luxembourg, à Paris, du 10 au 12 mai 2013

8 mai 2013

Le Jardin du Luxembourg, à Paris, accueille traditionnellement les commémorations de la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions. Cette année, il abritera également une exposition conçue par Luc Saint-Eloy et vouée à marquer le centenaire de la naissance d’Aimé Césaire. Intitulée « Les échos de la mémoire », elle est [...]

Audry Liseron-Monfils expose à la la Maëlle galerie

8 mai 2013

Le solo show d’Audry Liseron-Monfils, ouvert au public à partir du 11 mai prochain, est le nouvel événement inscrit à l’agenda de la Maëlle galerie. L’artiste guyanais s’expose jusqu’au samedi 15 juin 2013 à la galerie d’art contemporain sous le thème « Simplement gommer ». « Une propension à l’expérimentation et à l’imprévisibilité » : c’est l’une des approches [...]

Un programme spécial sur la commémoration de l’esclavage sur France Ô toute la semaine

6 mai 2013

Le 10 mai 2013, Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, sera entre autres marquée par une programmation spéciale de France Ô. Outre la retransmission en direct de la cérémonie qui se déroulera dans les jardins du Luxembourg, la chaîne proposera le dernier des cinq films documentaires sur la Contre-Histoire [...]

Le groupe haïtien Racine Mapou de Azor participe à « Brassens, échos d’aujourd’hui »

6 mai 2013

En avril 2011, pour célébrer les 30 ans de la mort de Georges Brassens, sortait sur le label français Fanon la compilation « Brassens, échos du monde ». Cette compilation réunissait des versions les plus inattendues des chansons de Brassens, interprétées dans les styles les plus variés, par des artistes venant de toutes les régions du monde [...]

Derniers commentaires

  • Marie-Andrée Ciprut: Bel article !... J'y étais et je peux témoigner de son authenticité....
  • Marius CATORC: Je suis très heureux de constater que le travail colossal accomplit par Bernard ASCAL, pour la réalisation et la sortie en 2008 du double CD sur "CAH...
  • Vanmai Jean: Cher Daniel, Ta persévérance commence à "payer"... Malgré l'hostilité des "intellectuels bien pensants" sur le même sujet ! Bravo !...
  • Alain LAPLACE: Un grand merci à Daniel Jonas Rano qui a orienté ma lecture vers ce poète humaniste guyanais dont j'ignorais qu'il était co fondateur du mouvement de ...
  • Marie-catherine MARICEL: Merci à José Le Moigne pour ce lien et merci à Daniel Jonas Rano, dont je n'avais jamais entendu parler, pour cet entretien que je viens de lire avec ...