Orpailleur sur les écrans en Martinique et en Guadeloupe dès le 5 mars

J. Jean-Louis
Jimmy Jean-Louis

Orpailleur, le film réalisé par Marc Barrat en 2009, sera sur les écrans en Martinique et en Guadeloupe à partir du 5 mars. Ce thriller tourné en Guyane a pour décor la forêt amazonienne et pour cadre le milieu des orpailleurs.

Le film a déjà été remarqué lors du festival du film francophone d’Angoulême en août 2009. Si l’histoire que l’on découvre  tient de la fiction, il dépeint une réalité : celle de l’orpaillage illégal en Guyane et de ses effets sur l »environnement. Orpailleur est un film engagé. A voir absolument !

L’histoire
« 18 ans après avoir quitté sa terre natale, Rod, jeune Parisien d´origine guyanaise, rentre au pays suite à la disparition de son frère aîné. Gonz, son ami d´enfance des cités, fait partie du voyage. À Cayenne, la révélation d´un douloureux secret de famille pousse Rod dans une quête effrénée de vérité. Il fait la connaissance de Yann, une jeune guide de tourisme écologique très remontée contre les méfaits de l’orpaillage clandestin. Tous les trois seront dès lors pris dans un engrenage, entraînés au bout fleuve, au cœur de la forêt amazonienne, dans le milieu hostile et archaïque des orpailleurs clandestins. »

Le film, premier long métrage de Marc Barrat, servi par Tony Mpoudja (35 Rhum, Scorpion), Julien Courbey (Les barons, Faubourg 36), Sara Martins (Pigalle, la série TV) et Jimmy Jean-Louis (Heroes, la série TV), a été tourné dans les conditions réelles en pleine forêt. Un moyen efficace de rendre concrète l’idée de départ du réalisateur : « mon domaine d’expression étant le cinéma, l’intérêt était pour moi d’aborder le sujet à travers une fiction accordant une part importante à la défense de l’environnement. Par le biais du divertissement, de l’émotion, de l’identification affective aux personnages, mon but était de sensibiliser autrement un large public par ailleurs de plus en plus conscient des enjeux universels de notre société. »

La forêt guyanaise se pose comme le  grand protagoniste du film, omniprésent parce que réalisateur, acteurs et techniciens ont choisi de s’y adapter. Cette forêt se présente aussi avec ses blessures, notamment la déforestation et l’utilisation de produits comme le mercure, source de contamination hautement toxique. On découvre aussi que cette nouvelle ruée vers l’or est cause et source de tant de détresse humaine.

Le film est depuis le 26 février à l’affiche en Guyane et le sera dès vendredi 5 mars dans les salles martiniquaises et guadeloupéennes. Il sillonne de puis 2009 les festivals : outre celui d’Angoulême (Festival du Film Francophone en août 2009), où Julien Courbey s’est vu attribuer le Valois du meilleur acteur, Orpailleur a été présenté en novembre 2009 à l’Amazonas Film Festival de Manaus (Brésil) et au Festival du Film d’Environnement de Paris. Il est également retenu pour le tout prochain Festival du film français de Richmond (25-28 mars 2010 au Byrd Theater, à Richmond, Virginie).

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