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Le centre culturel Robert Loyson du Moule en Guadeloupe accueille la compagnie Philioscope et Fabrice Lamégo

Les mardi 17 et jeudi 19 avril 2012 prochain, le centre culturel Robert Loyson du Moule en Guadeloupe accueille Fabrice Lamégo, le chorégraphe guadeloupéen résident de la compagnie Philioscope basée à Lyon.

La jeune compagnie AinsiDanse ouvrira les soirées et présentera Triptik, une création récente et innovante qui mêle danse contemporaine et capoeira, chorégraphiée par Magalie André et Olivier Malo. Fabrice Lamégo* prendra donc le relais de la soirée pour entraîner le public à travers des spectacles de 2010, 2011 et 2012. Le chorégraphe aux multiples créations, qui a travaillé pour plusieurs troupes et chorégraphes, proposera trois spectacles : Endless life, Empty spaces et Le silence du corps. Tout commencera par un duo « qui explore l’ambiguïté et la complexité des relations entre individus« . Le second spectacle réalisé sur une musique du compositeur américain David Lang « fait le parallèle entre le vide physique et le vide psychologique, et [montre] comment un support extérieur peut altérer ce vide ». Enfin, dans Le silence du corps, Fabrice Lamego « met en scène cinq femmes qui à travers divers tableaux se livrent à corps perdus ».

Mardi 17 et jeudi 19 avril 2012 à 20 h 30
Centre Culturel Robert Loyson

Boulevard Rougé
97160 Le Moule

*Originaire de la Guadeloupe où il commence sa formation de danse à l’âge de 14 ans, Fabrice Lamego remporte le premier prix au concours national de danse de Paris en 1996. Cette même année, il reçoit une bourse d’étude du ministère de la Culture et intègre l’école Alvin Ailey à New York. Interprète pour l’Alvin Ailey American Dance Theater à l’occasion de leur 39th saison en 1997, Fabrice Lamego entretient par la suite une étroite collaboration avec l’école Alvin Ailey et tout particulièrement sa directrice Denise Jefferson (source : compagnie Philioscope).

« On t’appelle Vénus » à l’espace Confluences de Paris, les 7 et 8 mars 2012

On t'appelle Vénus

On t'appelle Vénus

Chantal Loïal, de la compagnie Difé Kako, présentera les 7 et 8 mars 2012 On t’appelle Vénus à la salle de spectacle Confluences du 20e arrondissement de Paris. Un solo chorégraphique qui revient sur l’histoire tragique de la Vénus Hottentote, que Chantal Loïal interprète et chorégraphie. Elle porte ainsi son langage chorégraphique sur scène pour incarner et traduire le parcours et la souffrance de cette femme au moment où le monde célébrera la journée internationale des droits des femmes.

Dans On t’appelle Vénus, Chantal Loïal donne vie et paroles à Sarah Baartman mais veut aussi utiliser son pouvoir d’expression pour aborder des problématiques contemporaines : « j’entends aborder – dans l’écriture chorégraphique – la violence situationnelle directe qui est exercée sur les femmes et qui perdure dans la zone géographique caribéenne, ainsi que le combat contre les différentes formes d’oppression qui s’avère nécessaire dans une dimension universelle« .

Pour ce spectacle qui se veut aussi « une ode à la féminité et au-delà l’ode d’une femme noire à toutes les femmes« , le travail de Chantal Loïal s’accompagne de ceux de Philippe Lafeuille (chorégraphe), de Marc Verhaverbeke (textes) et de Paco Dècina (collaboration artistique). Une interprétation qui intègre les thèmes chers à la directrice de la compagnie Difé Kako auxquels viennent se greffer la vision des artistes qui avec elle a travaillé à la présentation de cette Vénus qui fait le lien entre le passé et le présent : la rencontre entre les mondes, la différence, le regard de l’autre, le métissage… L’histoire de la Vénus Hottentote, Chantal Loïal la danse avec engagement : « l’envie de créer ce solo m’est venue à la lecture de l’histoire de cette femme qu’on appela de façon antinomique la Vénus Hottentote et dont le physique caractéristique fit la célébrité : une histoire qui à elle seule résume tous les abus et les tragédies du colonialisme et de l’affrontement de deux mondes. Ce projet se veut donc une ode à la féminité et au-delà l’ode d’une femme noire à toutes les femmes. Partir du thème de la Vénus Hottentote est l’occasion pour moi de plonger dans un travail sur le corps, un corps exposé, mutilé par le regard de l’Occident, un corps exprimant mieux que tout autre l’altérité. Étant issue moi-même d’une société antillaise aux clivages prégnants, engendrée dans une violence historique et sur les corps, j’ai un rapport intime avec la question du métissage qui y est posée à chaque instant par la rencontre survenue entre trois continents : l’Europe, l’Afrique, les Amériques« .

La Vénus Hottentote, c’est cette esclave sud-africaine à la morphologie hors norme (hypertrophie des hanches et des fesses) qui, de 1810 à 1815, vécut l’enfer des foires européennes, exposée au regard des hommes comme un animal exotique.
Mais pas question pour la chorégraphe de rejouer le drame, ni de culpabiliser l’auditoire. Ce que veut Chantal Loïal, c’est mettre les pas de tous dans ceux de la Vénus hottentote, lui offrir une victoire sur l’histoire, continuer à mettre en échec le type de regard qui existe encore aujourd’hui.
Elle le fait à travers une danse mystérieuse et sensuelle. Celle d’un corps exposé, détaillé, découpé, qui va pas à pas s’affranchir avant de trouver sa plénitude.

On t’appelle Vénus
Mercredi 7 et jeudi 8 mars 2012, 20 h 30
Confluences – 190 bld de Charonne 75020 Paris
Metro Alexandre Dumas (ligne 2) ou Philippe Auguste (ligne 2)
Informations et réservations :
Tél. 01 40 24 16 45
Email : resa@confluences.net
Tarifs : 15, 13, 10 et 5 euros

Raphaëlle Delaunay, Bernardo Montet et Kettly Noël au Festival Fragile Danse

Ginger Jive - Raphaëlle Delaunay © Philippe Savoir

Ginger Jive - Raphaëlle Delaunay © Philippe Savoir

Le théâtre des Bouffes du Nord à Paris accueille du 22 au 26 novembre le festival Fragile Danse. Un événement de danse contemporaine lors duquel on retrouvera, entre autres chorégraphes, Raphaëlle Delaunay, Bernardo Montet et Kettly Noël. Des artistes aux origines diverses, Martinique, Guyane ou Haïti, pour cette première édition placée sous influences africaines.

« À l’origine seraient les corps fragiles d’une dizaine de danseurs et danseuses : une réunion d’artistes aux antipodes les uns des autres, unis seulement par notre désir de faire s’entrechoquer les esthétiques ici et maintenant. Ce sont des créateurs singuliers difficilement assignables dans nos cases et catégories. Mais ils sont les symptômes d’un temps ou nos académismes et nos disciplines vacillent… ».  C’est à Raphaëlle Delaunay que reviendra la responsabilité d’ouvrir ce festival avec deux re-créations, Ginger Jive (2009) et Erzulie (2005). La jeune femme d’origine martiniquaise, qui multiplie les créations (Hot Dogs, Bitter Sugar, Eikon, etc.), s’est vue proposer la création de Pétrouschka d’Igor Stravinski en avril 2012 avec l’Orchestre philharmonique de Radio France. Raphaëlle Delaunay a aussi été interprète pour Bernardo Montet, qui sera également présent lors du festival avec Onde de choc, une performance composée, présentée pour la première fois en France et qui réunira trois artistes : un danseur (Bernardo Montet), un plasticien (Paul Bloas) et un musicien (Serge Teyssot-Gay). Chorégraphe et interprète, Bernardo Montet, enfant d’un père guyanais et d’une mère vietnamienne, a grandi entre la France et l’Afrique, un continent qui lui inspire souvent des pièces dans lesquelles il aborde des sujets tels que  » le colonialisme, la mémoire, l’identité, la conscience des corps, la résistance ».

Comme Bernardo Montet, Kettly Noël connaît l’Afrique. La chorégraphe née à Port-au-Prince, en Haïti, a créé le premier festival de danse contemporaine de Bamako au Mali, après avoir vécu au Bénin. Les 25 et 26 novembre, elle dansera avec Nelisiwe Xaba dans Correspondances, une pièce qu’elles ont toutes deux chorégraphiée. Elles viennent compléter le « panorama de quelques musts de ces danses fragiles à travers le monde du continent africain au continent américain en passant par l’Europe » qui par ailleurs proposera les chorégraphies de Steven Cohen, d’Israel Galván, de Yoann Bourgeois et de Dada Masilo.

Correspondances © Eric Boudet

Correspondances © Eric Boudet

Les chorégraphies
Mardi 22 novembre, 20 h 30
Ginger jive de Raphaëlle Delaunay : l’histoire de la diaspora noire est certes douloureuse, mais elle trouve dans le jazz et le swing une voix d’expression joyeuse et entraînante. Dans Bitter Sugar, forme originelle de Ginger Jive, Raphaëlle Delaunay et Asha Thomas formaient un duo élégant et cocasse ; les Nicholas’s brothers au féminin en quelque sorte. Ici, elles réinventent les danses swing avec toute la distance que leur donne leur expérience au sein des plus grandes compagnies de danse classiques, moderne et contemporaine (Opéra de Paris, Alvin Ailey, Pina Bausch…). Tour à tour complices ou rivales, le plaisir que ces deux femmes noires (l’une est métisse antillaise, l’autre afro-américaine) prennent à s’emparer de ces danses nègres, se fait subversif. Elles flirtent avec l’exotisme comme pour mieux s’en défendre, à la manière d’une Joséphine Baker ou d’un Louis Amstrong roulant des yeux et des hanches avec un sourire entendu.

Erzulie, de Raphaëlle Delaunay : langage de la capoeira, urbain et violent, auquel je me suis confrontée pour les besoins de jeux d’intentions, un spectacle sur la diaspora noire au Brésil crée en 2005. Toujours à la recherche d’une « terra incognita » qui intègrerait candomblé, capoeira et danse classique avec notamment l’usage des pointes, ce solo fait aujourd’hui l’objet d’une relecture. Volonté d’élévation contrariée par un tapis de salon qui se dérobe sous l’impact des pointes acérées entraînant fatalement le corps dans la chute. La ballerine déchu, se réinvente un espace entre terre et ciel avec le tapis pour partenaire d’infortune. Tapis volant, tapis de prière… espace sacré profané par une danse pas très « catholique ».

Jeudi 24 novembre, 20 h 30
Onde de choc,
selon Bernardo Montet : la rencontre de trois artistes : un danseur, un plasticien, un musicien. Bernardo Montet, Paul Bloas, Serge Teyssot-Gay. Peindre la danse, danser la peinture… de l’éphémère à l’immanence. Peindre en direct un corps en présence, dans son mouvement, en puissance. Un corps immobile dans son potentiel de déplacement, dans son potentiel de danse, une figure. De cette trace, une danse émerge. Une transe se propage dans l’espace et le temps.

Vendredi 25 et samedi 26 novembre, 20 h 30
Correspondances :
Vingt et une heures à Paris, à Johannesburg. Dix-neuf heures à Bamako. Treize heures à Port-au-Prince. Deux êtres, deux femmes se retrouvent après de nombreuses correspondances. Lieu du rendez-vous : sous un lampadaire d’une ville du présent, devant une discothèque, la plage, une chambre, un cabinet de toilette. Retrouvailles. Elles sont là. Les corps sont là, ces dames sont là. Elles sont là au rendez-vous pour se raconter leurs vies, échanger leurs avis, pour rire, pour se disputer. Un baiser par ci, un coup par là. Les femmes s’agacent et se disputent le monde. De la tendresse aussi, une caresse sensuelle, une invitation? Elles se retrouvent enfin, le temps d’un désir incertain. Un moment quelque part, le temps d’un rêve ou tout et rien n’existe à la fois. Ces deux dames sont des femmes heureuses comblées par la vie. Elles sont amoureuses de…, ennemies de…, idoles de… Mais qui sont ces dames ?

Festival Fragile Danse
Mardi 22 au samedi 26 novembre 2011, 20 h 30 au Théâtre de Bouffes du Nord
37 bis, boulevard de la chapelle
75010 Paris

6e Rencontres de Danses Métisses, à partir du 23 novembre 2010 en Guyane

Lespri kò © Patrick Servius

La 6e édition des Rencontres de Danses Métisses se déroulera du 23 novembre au 5 décembre 2010 en Guyane. Ce rendez-vous devenu traditionnel pour les amoureux de danse contemporaine a été initiée en 2000 par la chorégraphe Norma Claire à la Cartoucherie de Vincennes et prend racine en Guyane depuis 2001.

Le Brésil et le Surinam seront de la fête comme lors de l’édition 2009 et des compagnies et danseurs de Croatie, de Martinique, de France et de Cuba viendront se joindre à eux et aux troupes de danse de Guyane pour des rencontres placées sous le thème « de la danse contemporaine à la danse traditionnelle en passant par le hip hop ». L’événement artistique prendra place dans les viles de Cayenne, Matoury, Awala-Yalimapo et Rémire-Montjoly. La programmation prévoit de nombreux spectacles mais également des stages animés par les danseurs issus des différentes compagnies. Au menu : hip-hop, danse contemporaine ou traditionnelle. Parmi les temps forts de ces rencontres, un grand bal au Fort Diamant le samedi 27 novembre 2010.

Ces nouvelles rencontres s’inscrivent dans une actualité très riche pour la compagnie Norma Claire qui, en dehors des stages de danse à Paris, en province ou en Italie, occupe le devant de la scène avec deux créations à l’affiche jusqu’en 2011 : Together Vite !! et Mêlés. Cette dernière, dans laquelle évoluent Nelson Ewande, Mustapha Lelouh et Cintia Golitin, devrait être présentée en Guyane lors des rencontres métissées. Le projet, présenté cette année en région parisienne et en Corse, entre dans la dynamique des projets menés par cette compagnie qui sont toujours en relation avec les notions de brassage des cultures. « La thématique choisie par Norma Claire pour la résidence, Du métissage à la créolisation, est le reflet du message d’universalité contenu dans les créations, collaborations, actions culturelles et artistiques menées par la chorégraphe depuis la création de sa compagnie en 1992. Elle s’inspire des idées de l’écrivain Édouard Glissant. Une création en danse hip hop avec des jeunes danseurs professionnels d’Ivry-sur-Seine et de Cayenne qui apporteront des réflexions sur la négritude et la créolité, à partir de textes d’Édouard Glissant, d’Aimé Césaire et de Léon- Gontran Damas. La pièce traite de la rumeur de la mémoire qui charrie souffrances et vertiges et glisse sur les métissages issus des maîtres et des esclaves. Sur scène, trois danseurs (originaires du Brésil, de Guyane et de France), un slammeur (France) et un vidéaste (Guyane). »

Ces rencontres verront la participation de plusieurs compagnies d’envergure comme la compagnie Le rêve de la soie (créée en 2000 par Patrick Servius, Miguel Nosibor et Patricia Guannel) de Martinique qui présentera Lespri Kò le vendredi 3 novembre (voir programme détaillé en bas de page). Une pièce chorégraphique à laquelle la danseuse Patricia Guannel prête son énergie.

La compagnie Sylvain Groud présentera L’oubli. La compagnie, après avoir créé plusieurs pièces et été lauréate du concours International de Paris en 1995, compte seize créations dont celle qui sera présentée en Guyane le 3 novembre à l’ENcre de Cayenne. Déja remarquée lors de précédentes prestations, cette création propose « un duo qui se débat, exprime l’oubli de soi au travers des corps. Ces corps détachés offrent un état de transparence, proposent une liberté d’interprétation au spectateur témoin, récepteur de la tension physique. Un état de corps au service d’un état d’esprit. La sobriété et la simplicité de la chorégraphie sont responsables de l’émotion créée. « L’oubli » propose des chemins que les danseurs acharnés empruntent farouchement. Il ne reste que notre propre histoire, avec le choix d’en ordonner le déroulement afin de ne pas en perdre la trace ».

DanzAbierta fera le déplacement de Cuba avec sa pièce MalSon, chorégraphiée par Susana Pous. La compagnie Danzabierta devrait clôturer ces 6e Rencontres de Danses Métisses avec cette pièce qui évoque la vie cubaine programmée lors de la Biennale de Danses Caraïbes en mars 2010 à la Havane. … « MalSon dresse un état des lieux des rapports humains à travers le prisme du couple d’abord, puis des relations sociales en se servant uniquement de la danse comme support ».

Programmation
Vendredi 26 novembre à 20, salle polyvalente d’Awala-Yalimapo
- Danse amérindienne et contemporaine, Yuwae, de Guyane
- Rastros hibridos, Indios.com, du Brésil

Samedi 27 novembre au Fort Diamant, 21 h
- Aquiles Holladay, du Surinam
- Yvette le Goff, de Guyane

- Abel Merenguer, de Cuba

Samedi 27 novembre au Fort Diamant, 22h à 01 h 30
- Grand Bal pour tous avec Anoukila

Jeudi 2 décembre, au Jardin Botanique, 20 h
- Cinéma en plein air – West Side Story, de Robert Wise et Jérôme Robbins (1960 – Grand film culte de danse et musique…)

Vendredi 3 décembre, à l’EnCRe, à 20 h
- Danse amérindienne et contemporaine, Yuwae d’Awala Yalimapo et la Cie Indios.com du Brésil
- Entre deux du Trio Maripa et des jeunes du collège de Maripasoula
- Lespri Kò, de la Cie le Rêve de la Soie, de la Martinique
- L’ oubli, de la Cie Sylvain Groud, installée en Normandie

Samedi 4 décembre, à l’EnCRe, à 20 h
- Meu espaço de Jussandra Sobreira Silva, venu du Brésil
- Saturnalia, The ArtLab.sr, du Surinam
- Oroyo Sô, de Julie Adami, Guyane
- Rastros Hibridos, de la Cie Indios.com, du Brésil

Dimanche 5 décembre à l’EnCRe, à 20 h
- Avantages et inconvénients, de Mirando et Rodney, de Kourou
- Vortex, de  Valentina Lacmanovic, de Croatie
- Mêlés, de la Cie Norma claire, de Guyane
- Malson, de la Cie Danzabierta, de Cuba

Biennale Danses Caraïbe à La Havane du 23 au 28 mars

La deuxième édition de Danses Caraïbe, la biennale  de danse contemporaine, se tiendra du 23 au 28 mars prochain à la Havane. Cet événement contribuera comme le précédent à multiplier les échanges, à encourager la création et à promouvoir de jeunes artistes. Si les compagnies et les artistes cubains seront très présents, la programmation dévoile les prestations de danseurs venant d’Haïti, de Guyane ou encore de Martinique.

Pour Sophie Renaud, directrice du département des échanges et coopérations artistiques de Culturesfrance, l’organisme coproducteur de la biennale, « Danses Caraïbe contribue à rompre l’isolement des artistes en lançant des passerelles entre les îles et le continent sud-américain dont les compagnies représentent un volet important de la programmation ». Danses Caraïbe répond à la volonté de Culturesfrance de stimuler la création dans cette région. Pour ce faire l’opérateur chargé des échanges culturels internationaux travaille en partenariat avec le ministère de la Culture de Cuba à l’instauration d’une dynamique de compétition qui  soutiendra l’émulation artistique. C’est ainsi qu’entre les deux biennales ont été organisés des ateliers régionaux en Martinique et en Haïti. Une tournée récompensera les compagnies primées, le gagnant se voyant remettre une aide à la création : 3 000 euros qui contribueront à la mise en place d’un nouveau projet.

Martinique, Guyane, Cuba en compétition
Concrètement, cette biennale s’articule autour du concours, d’une programmation hors concours, d’ateliers d’écriture chorégraphique et de rencontres professionnelles. Quatre compagnies et six solos seront en compétition. A la suite de la soirée d’ouverture du 23 mars, qui verra les prestations de deux compagnies cubaines Teatro de la Danza del Caribe et Ballet Nacional de Cuba, les artistes se succèderont (les 24 et 25 mars). Parmi ceux qui ouvriront le bal : la chorégraphe guyanaise Julie Adami. Sur une musique d’Antoine Villageois, elle présentera sa pièce Peut-être ma sœur : « avec une grande simplicité que renforce une mise en scène sobre, Julie Adami travaille une gestuelle empreinte de réminiscences, ancrée dans la terre, d’une grande humanité ».

Julie Adami

Julie Adami

C’est la salle Tito Junco qui accueillera toutes les prestations en solo, comme celles de Jean-Aurel Maurice (Saint-Martin/Haïti), d’Abel Berenguer (Cuba), de Lisbeth Saad Godoy (de Cuba sur une chorégraphie d’Osnel Delgado) et enfin de Janoski Suárez (Cuba). Quatre pièces collectives, de Martinique et Cuba, seront présentées au sein du Teatro Mella. Pour la Martinique, les compagnies Christiane Emmanuel et Artincidence. Et pour Cuba : Danzabierta et Teatro Público.

Mangeons… all inclusive, pièce chorégraphiée par Christiane Emmanuel aborde, sous forme d’allégorie, la question du comportement du consommateur. Dans sa pièce, « la possession devient un cérémonial dérisoire [...]. Burlesque, déchaînée et aussi riche que la nourriture proposée, la chorégraphie est une sorte d’escalade dansée, une analyse des comportements extrêmes et la critique sauvage d’une société qui se remplit toujours plus sans rien digérer et se cannibalise. » Dans un autre style, Artincidence avec Annabel Guérédrat (la chorégraphe), Sandra Moens et Marie Urvoy, à travers leur pièce Écume, « traitent de l’état mélancolique, de cette impossibilité à faire le deuil d’un être cher ». MalSon et Peso, les deux pièces cubaines, se rapportent aussi aux comportements de l’humain. La première « dresse un état des lieux des rapports humains à travers le prisme du couple d’abord, puis des relations sociales en se servant uniquement de la danse comme support« . Dans la seconde, la chorégraphe Sandra Ramy « joue sur la double signification du mot peso (poids et monnaie) et de ses transferts. Véritable fléau, le peso (pièce de monnaie) et sa position sur le corps des danseurs influe sur le déplacement de leur peso (poids) et la position du corps dans l’espace [...] déséquilibrant leur mouvement jusqu’à la chute ».

La programmation offre un foisonnement de spectacles, de rapprochements et de face à face entre les compagnies issues de plusieurs pays. Elles s’expriment avec humour ou gravité, dans des styles multiples, à travers des mises en scènes sobres ou inhabituelles. Pléthore d’artistes, de rythmes et de danses qui résument bien la diversité de leur pays d’origine : Haïti, Équateur, Argentine, Colombie, Brésil, Mexique, Martinique, etc.

Culturesfrance et ses partenaires cubains continuent à initier des projets visant à maintenir la création, les ateliers et rencontres professionnelles qui se dérouleront dans le cadre de la biennale servent à maintenir l’objectif de coopération. Il s’agit pour Culturesfrance « d’œuvrer pour l’insertion, dans les grands courants artistiques, des créateurs et artistes travaillant sur le continent africain ou dans l’espace caribéen« .

Sexy and sensual latin dance festival du 29 au 31 janvier 2010 à Paris

Le « Sexy and Sensual Latin Dance », un festival de danses latines du 29 au 31 janvier à Paris, vous laisse trois jours pour pratiquer les danses en provenance de Cuba, de Porto Rico ou d’Argentine.

Ce rendez-vous est fixé par l’association Cocktail Caraïbes dont le but est de « promouvoir et développer auprès d’un large public la richesse et la diversité culturelles des Caraïbes et de l’Amérique Latine à travers des évènements artistiques et pluridisciplinaires ». Cette association, en collaboration avec I love Bachata.com (organisation basée à Londres), organise cette première édition d’un festival qui rassemble les passionnés de salsa cubaine et portoricaine, de bachata, de tango argentin et de west coast swing, mais aussi de kizomba et de lambazouk représentants de la nouvelle vague des danses tropicales.

En résumé, la recette de ce festival c’est : de la danse ou plutôt des danses, des ateliers, des démonstrations, des concerts et des spécialistes du tango ou de salsa, tout cela pour qu’amateurs et passionnés se consacrent trois jours durant à la danse made in Caraïbe. De l’effervescence en perspective et qui pourrait peut-être expliquer l’appellation révélatrice de ce festival qui a déjà connu un large succès à Londres.

Après le festival du mois de janvier, le Sexy and Sensual Latin Dance devient le Paris Sensual Festival et se déroulera à Disneyland du 30 avril au 2 mai 2010.

Sexy and Sensual Latin Dance Festival
à Paris 29 au 31 janvier 2010
Espace Vianey
98 Quai de la rapée
Paris 75012
Billets en vente à :
155  euros depuis le 1er décembre 2009
175 euros sur place

Paris Sensual Festival
à Disneyland du 30 avril au 2 mai 2010
Disneyland Resort Paris
77700 Marne-La-Vallée
Prix du pass : 135 euros (le pass permet d’accéder à toutes les activités et soirées, tout au long des trois jours du festival)

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