À l’occasion de la Fête du cinéma, du 28 juin au 1er juillet, Cinewax et UGC proposent une programmation de dix films dans plusieurs salles parisiennes et de proche banlieue. Fictions, documentaires, drames sociaux ou cinéma de genre composent une sélection qui témoigne de la richesse des créations africaines, caribéennes et, plus largement, des récits issus des diasporas noires.
Depuis 2015, « Cinewax valorise les récits africains et caribéens à travers le cinéma ». Fidèle à cette ambition, l’association accompagne cette programmation de rencontres avec des réalisateurs et des équipes de certains films, offrant au public l’occasion de prolonger les projections par des échanges. Au-delà de la diversité des époques, des espaces géographiques des œuvres et des motivations des réalisateurs, la sélection dessine un panorama de récits où l’histoire, les réalités contemporaines et les imaginaires se répondent, entre fictions, documentaires et cinéma de genre.
Le parcours, qui débutera au UGC Ciné Cité du 19e à Paris, propose de traverser des réalités très diverses. Ainsi, avec Fanon, Jean-Claude Barny revient sur la trajectoire du psychiatre martiniquais et penseur anticolonial. Plus contemporain, le documentaire Les Mères de Chibok (2026), de Joel Kachi Benson, suit le quotidien de femmes nigérianes qui poursuivent leur combat pour l’éducation de leurs enfants après l’enlèvement des lycéennes de Chibok par Boko Haram. Deux œuvres qui, chacune à leur manière, mettent en lumière des parcours de résistance et d’engagement face aux violences de l’histoire et du présent.
La richesse de cette sélection tient aussi à son amplitude à travers d’autres films qui interrogent les héritages historiques (Ni chaînes ni maîtres, Dahomey), tandis que L’Histoire de Souleymane, Zion, Indomptables ou Un jour avec mon père explorent les réalités sociales, politiques et familiales d’aujourd’hui. Autant de propositions qui illustrent des cinémas africains et caribéens déployés dans une grande variété de formes, de genres et de sensibilités. La programmation s’autorise également une incursion dans le cinéma de genre avec Sinners, de Ryan Coogler, œuvre afro-américaine qui s’empare des codes du film de vampires dans l’Amérique des années 1930.
Enfin, cette sélection fait aussi une place au patrimoine cinématographique avec Rue Cases-Nègres, d’Euzhan Palcy qui sera présente pour un débat à l’issue de la projection. Adapté du roman de Joseph Zobel, ce classique du cinéma martiniquais, récompensé de nombreuses fois, rappelle combien certaines œuvres continuent de nourrir les imaginaires et les réflexions contemporaines.
Toutes les séances proposées dans le cadre de cette opération sont accessibles au tarif unique de 5 € pendant la Fête du cinéma.