« Cuba, voyage au pays de l’embargo » le jeudi 28 mars 2013 à 15 h 35 sur France 5

France 5 propose une découverte d’ouest en est de la plus grande île des Caraïbes. « Cuba, voyage au pays de l’embargo » est à suivre le jeudi 28 mars 2013 à 15 h 35.

Le réalisateur Nicolas Millet va à la rencontre de Cuba et des Cubains en sillonnant le pays d’ouest en est. Parti de Maria La Gorda, il suit un parcours qui se terminera à La Havane. Sur sa route, il découvre et partage avec les téléspectateurs les différents aspects de la biodiversité, de l’environnement culturel, architectural ou historique. Un itinéraire durant lequel il croise les Cubains, des étudiants, des pêcheurs, le propriétaire d’un hôtel, pour à chaque fois repartir avec une évocation ou un regard particulier sur ce pays, son histoire et sa société.

Cuba est un écrin dans les Caraïbes, où demeurent des paysages insolites, une société unique et quelques gestes oubliés ailleurs dans le monde. Ce carnet de voyage emmène le téléspectateur sur un parcours d’ouest en est, de la péninsule de Gunahacabiles à Guantanamo. A La Havane, la capitale, le réalisateur va à la rencontre d’étudiants qui s’interrogent sur les perspectives qui s’offrent à eux : s’exiler ou faire perdurer la révolution ? Si Cuba reste bien la terre du socialisme tropical, La Havane est sa forteresse. A Santiago, la musique semble rythmer les journées comme les nuits…

Récit de voyage, par Nicolas Millet
Ma route débute à l’extrême ouest de l’île de Cuba dans la péninsule de Guanahacabibes à Maria La Gorda. C’est ici que je pose pour la première fois mon regard sur les splendeurs végétales de la plus grande île des caraïbes…

Je rencontre un responsable du parc naturel. Une partie de ce territoire, extrême-orientale, est classée Réserve de la Biosphère par l´UNESCO (la superficie totale est de 25 000 ha.) Avec lui j’évoque les richesses de cette biodiversité dont 34 % des espèces sont endémiques à l’île. Nous remontons les rivières à la recherche du lézard d’eau. Espèce rare et protégée qui niche seulement dans ce petit écrin de nature.

Je continue ma route dans la vallée de Vinales où se mélangent les massifs carsiques et les formations géologiques de mogotes. Paysage d’une beauté ravageante qui a poussé l’UNESCO à lui attribuer le statut de Paysage Culturel de l’Humanité. Je fais halte à l’hôtel Los Jazmines pour y admirer la meilleure perspective sur cette vallée des merveilles. Avec le propriétaire, nous évoquons les différentes personnalités littéraires et artistiques qui sont venues trouver leur inspiration en ces lieux.

Plus loin dans la vallée je replonge dans le passé douloureux de Cuba, celui de l’esclavage, celui de la fuite pour recouvrer sa liberté. A Palenque de los Cimarrones on trouve un complexe culturel composé de ranchones, maisons typiques construites en bois et des feuilles de palmiers pour le toit. Sa construction rustique reproduit l’environnement des esclaves africains fugitifs du maître espagnol Dans chacune d’entre elles, un culte est rendu à certains des orishas ou divinités du panthéon yoruba, à partir de l’identification de ses éléments symboliques les plus caractéristiques : couleur, nourriture, vêtements entre autres.

Je poursuis ma route vers Pinar del Rio. La ville a conservé son esprit paisible et son architecture baroque qui caractérise les caraïbes. Ornements, colonnes, chapiteaux et ferrures me rappellent ce temps précieux ou les hommes savaient encore prendre soin de leur environnement. Dans la ville, je me rends à la manufacture de Tabac Francisco Donatien. C’est l’une des constructions emblématiques de l’architecture du 19e siècle de Pinard del Río. On y confectionne actuellement des cigares authentiques grâce à des procédés artisanaux qui comptent plusieurs siècles de savoir-faire. Ainsi les traditions ne se perdent pas, et les volutes de fumée des cigares dessinent des courbes qui envoutent encore les connaisseurs

Je reprends ma route vers la capitale. Sur le chemin je fais halte au village de pêcheurs de Puerto Esperanza, le port de l’espérance. Les pêcheurs que je rencontre m’expliquent que leurs méthodes de travail n’ont guère évolué depuis la révolution. Leurs moteurs nécessitent une attention constante et les pièces de rechange sont dures à obtenir. Avec eux j’évoque ceux qui traversent le golfe du Mexique, sur des « pinateras » de fortune, pour rejoindre Miami et leurs compatriotes en exil.

Je rejoins La Havane. A la faculté de médecine, je rencontre des étudiants en dernière année de formation. Je les interroge sur les perspectives qui s’offrent à eux et comment ils souhaitent idéalement orienter leur carrière. Préféreront-ils s’exiler en Espagne ou bien rester sur leur terre natale pour faire perdurer l’un des piliers de la réussite révolutionnaire cubaine ?

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