L’outre-mer accueille la TNT à partir du 30 novembre 2010

La TNT (Télévision Numérique pour Tous) arrive outre-mer avec comme ailleurs la garantie d’une meilleure qualité d’images, de son mais surtout avec, en théorie, l’ambition d’enrichir l’offre gratuite de programmes de télévision.

©gerard79

L’apport de ce nouveau dispositif dans le paysage audiovisuel d’outre-mer modifiera très relativement, du moins dans un premier temps, la vie du téléspectateur et ses habitudes télévisuelles. Il se verra offrir, tout d’abord, dix chaînes numériques dont toutes celles du groupe France Télévisions, auxquelles il avait déjà droit en majeure partie via les programmes de RFO Tempo. Autre aménagement, les programmes des chaînes seront localement recalés pour permettre notamment la diffusion des journaux télévisés en heure locale. Normalement, la TNT proposera, en fonction des territoires, deux chaînes privées qui côtoieront dans un même bouquet : Télé-Pays, France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô, Arte et France 24 (la chaîne publique d’information en continu). Comme lors du déploiement de la TNT en métropole, le futur bénéficiaire de la TNT devra s’équiper d’une télé TNT HD intégrée ou d’un adaptateur TNT mais en HD MPEG4.

La TNT bouleversera peut-être le paysage audiovisuel outre-mer dans le sens où elle pourrait servir la cause des chaînes du Réseau Outre-mer. La disparition de Tempo devrait contraindre France Télévisions à « enrichir les grilles des chaînes publiques locales » comme l’annonçait le groupe en mars 2010, qui souhaitait allouer à ce projet un « un budget spécifique » sur trois ans de cinq millions en 2010, dix millions en 2011 et 15 millions en 2012. Mais le passage au numérique que Rémy Pflimlin, PDG du Groupe France Télévisions, considérait, en septembre dernier, comme l’un « des points forts » de la rentrée, et la mise en avant nécessaire des productions du Réseau Outre-mer 1ere (Guyane 1ere, Martinique 1ere, Guadeloupe 1ere) suscitent aussi des inquiétudes chez les personnels du réseau. Parmi les questions qui subsistent figurent forcément le manque de moyens (30 millions pour l’ensemble des neuf territoires concernés) qui se posera sur le terrain pour permettre au réseau de se repositionner et de se bâtir une identité propre, en développant des programmes de proximité, comme le souhaitent les dirigeants du groupe.

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