« Passion Outremer » : escales torrides en Guadeloupe et à la Dominique

Daniel Picouly poursuit sa volonté, via l’émission Passion Outremer, d’entraîner les téléspectateurs dans des voyages fortement conseillés pour découvrir des aspects toujours surprenants que recouvre notamment la Caraïbe. Dimanche 13 octobre 2019, la Guadeloupe et la Dominique dévoilent une part de leur profil et de leur nature, mettant en lumière pour la première le massif de la Soufrière et sa vitalité toujours sous surveillance et pour la seconde « boiling lake ».

Philippe Lespinasse signe les deux documentaires qui feront le programme de Passion Outremer le 13 octobre prochain. Un premier film inédit offre de s’arrêter en Guadeloupe et plus spécifiquement au cœur du volcan du massif de la Soufrière, le second déjà diffusé sur la même chaîne devrait également susciter l’intérêt en focalisant l’attention sur le deuxième plus grand lac en ébullition du monde, situé au sein du parc national de la Dominique, une zone classée au patrimoine mondial naturel par l’UNESCO.

Soufrière, la vieille dame indomptable
Posée sur l’arc des Petites Antilles, la Guadeloupe compte deux îles principales, Basse-Terre et Grande-Terre, séparées par un étroit chenal, la rivière Salée. Quatre autres îles en font partie : les Saintes, Marie-Galante, la Désirade. L’archipel de la Guadeloupe se présente géographiquement sous la forme d’un papillon aux ailes déployées. L’aile droite du papillon, la Grande-Terre, est un plateau calcaire qui présente un paysage de plaines sèches dominées par des collines peu élevées (les « mornes »). L’aile gauche du papillon, la Basse-Terre s’impose avec son relief et les nombreuses rivières et ravines qui la traversent.

Soufrière, la vieille dame indomptable met en lumière la Basse-Terre. Entièrement volcanique et d’âge récent (4 millions d’années), Basse-Terre compte six volcans, dont l’activité du plus jeune, le massif de la Soufrière, concentre toutes les attentions. Au sommet, dans un rayon de 250 mètres, de nombreux cratères et fumerolles indiquent une activité soutenue, au point que la préfecture de Guadeloupe en a élargi le périmètre d’interdiction. Les fumerolles du cratère sud ne cessent d’augmenter, les flancs du volcan se dilatent, les taux de soufre des émanations gazeuses sont en nette progression, dénotant une montée significative du magma. Seuls les scientifiques de l’observatoire, entièrement équipés de masques à gaz et de combinaisons ignifugées, peuvent se rendre dans la zone interdite. Encore traumatisée par l’épisode de 1976 qui vit l’évacuation de la population prise en otage entre les intérêts et les égos divergents d’Haroun Tazieff et de Claude Allègre, l’île vit aujourd’hui dans la crainte d’une nouvelle éruption. Ancienne capitale administrative et économique de l’île, la ville de Basse-Terre ne s’en remit jamais.

Dominique, une île en ébullition
La Dominique, île volcanique nichée au cœur des petites Antilles, est surnommée « l’île nature » dont le parc national de Morne Trois Pitons est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. La Dominique abrite un boiling lake, l’un des deux seuls cratères bouillonnants au monde. Dans la vallée de la Désolation, les fumerolles sont permanentes, des émanations gazeuses sous-marines et des sources d’eau chaude soufrées conditionnent la vie quotidienne des habitants de l’île qui attendent avec fatalisme la prochaine catastrophe. Mais, grâce à sa biodiversité et à son activité géothermique, l’île s’est convertie massivement à une économie soucieuse de l’environnement. Une importante communauté de rastas gère des « éco-lodges », des thermes, des fermes et des serres biologiques. Ceux-ci cultivent ou cueillent des herbes médicinales en remerciant le volcan de ses mannes économiques et de la « bonne énergie » de l’île.

Passion Outremer
Dimanche 13 octobre 2019, 20 h 55, sur France Ô


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *