En marge du cahier au Festival off d’Avignon à partir du 9 juillet

En marge du cahier... à Avignon
En marge du cahier... à Avignon

La 65e édition du Festival d’Avignon s’accompagne comme chaque année d’une large programmation off qui comptera cette saison une libre adaptation du Chemin d’école, de Patrick Chamoiseau, présentée par la compagnie Car’Avan. La pièce sera jouée du 9 au 31 juillet 2011, à partir de 16 h 15 (jours impairs), dans le cadre de l’édition du festival off du théâtre Au bout là-bas.

Jean l’Océan est l’interprète principal d’En marge du cahier ; Laurence Couzinet-Letchimy, elle, assure l’adaptation et la mise en scène de cette pièce qui s’adresse à un large public, à partir de 14 ans. Une pièce où les mots de Patrick Chamoiseau prennent vie avec le jeu de l’interprète, la chorégraphie, le chant et l’imagination créative de la mise en scène qui ont déjà fait remarquer Jean L’Océan dans les représentations précédentes. Un interprète clairement inspiré par Chemin d’école et un conteur né qui se retrouve dans ce projet, événement labellisé « année des outre-mers » : « en lisant ce récit, quantité d’émotions, d’images et de souvenirs de ma vie d’écolier, à la Martinique, me sont revenus spontanément et avec intensité. J’ai connu cette école et cela me suivra toute ma vie, avec son lot de ratés qui font peut-être, aujourd’hui, ma force… ».

En marge du cahier…
« Les ti-marmailles, conquistadors à l’assaut de leur imagination, tout à l’émerveille de vivre, assoiffés de découvrir, d’apprendre et de communiquer se retrouvent sur les bancs de l’école coloniale française. On est en Martinique, dans les années 1960.
Le maître d’école est raide-piquet dans son déni du créole qu’il abjecte convaincu que l’émancipation des siens passe par la négation de leur langue et de leur culture. Son lyrisme ne sert qu’une seule mission: enseigner, voire imposer de gré ou de force, la langue et la culture françaises dominantes. Gros-Lombric, petit-bougre bleuté, est l’un de ses petits élèves. Petit génie en calcul, il est pourtant vite voué à l’échec. Irrémédiablement incompris, humilié et exclu par le maître qui le rembarre dans les confins de son irréductible « languemanman » et ses origines africaines, Gros-Lombric vise vite d’autres horizons et patiente sur son banc d’écolier aux côtés du Négrillon.
Le Négrillon, lui, est presque devenu muet, bâillonné par cette hargne à l’encontre de ce qui fait sa vie mais Man Ninotte, sa mère, ne supporte pas que l’on conteste l’école. Avec toute son énergie de femme pauvre et illettrée, elle accompagne, surveille, encourage, traque la moindre défaillance de ses enfants… Le Négrillon s’imprègne petit à petit de l’adoration du Maître pour les livres. Comme lui, et ce avant même de savoir lire, il les ouvre avec respect… ».


En marge du cahier, Libre adaptation de Chemin d’école, de Patrick Chamoiseau

Du 9 au 31 juillet 2011, 16 h 15
Théâtre Au bout là-bas
, 23 rue Noël Biret – 84 000 Avignon

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