Festival d’Île-de-France : le gwo-ka de Kan’nida et musique afro-colombienne de Son Palenque pour une veillée des tambours, samedi 1er octobre 2011

Parmi la trentaine de concerts et spectacles du Festival d’Île-de-France qui se déroule depuis le 4 septembre, la Ferme du Buisson de Noisiel abritera la veillée des tambours. Premiers échos de cette rencontre inédite entre deux traditions afro-caribéennes où les tambours rituels font résonner la voix des ancêtres le samedi 1er octobre 2011 dès 20 h 45.

Kan'nida
Kan'nida

Le Festival d’Île-de-France propose chaque année, aux mois de septembre et d’octobre, une trentaine de concerts dans des lieux du patrimoine de la région.

Comme régulièrement dans ce festival, un moment inédit retentira dans un lieu hors du commun, associant un événement artistique original à la promotion d’un lieu chargé d’histoire. Ainsi, la Ferme du Buisson propose de vivre le 1er octobre aux sons de Son Palenque et de Kan’nida, une nuit qui mélangera les tambours de Colombie et de Guadeloupe, deux musiques perpétuées avec succès dans les deux pays. La restauration traditionnelle et l’artisanat seront les autres ingrédients qui entreront dans le menu de cette grande soirée.

Son Palenque
Au cœur de la musique de Son Palenque, la champeta, se trouvent les tambours pechiches, instruments rituels utilisés Justo et Toma Valdez, les fondateurs du groupe, sont les héritiers d’une dynastie de tambourineurs. Ils sont originaires de Palenque de San Basilio en Colombie, un village fondé par des marrons, esclaves africains en fuite, au début du XVIIIe siècle. Chantant depuis plus de trente ans dans le dialecte palenquero pour le défendre et lui éviter l’oubli, ils n’ont jamais cessé de jouer, de composer et de se produire. Grâce à leur ténacité, Son Palenque est devenu l’une des formations de référence qui, aujourd’hui, a fait des adeptes bien au-delà de leur région de Cartagena de Indias.

Son Palenque
Son Palenque

Kan’nida
Au cœur du gwo-ka des Guadeloupéens du groupe Kan’nida se trouve le tambour ka. Ce petit tonneau appelé quart, qui servait au transport maritime des salaisons ou du rhum, était aussi utilisé par les esclaves pour communiquer entre les communautés ou pour accompagner les chants et les danses de leurs cérémonies rituelles. Expression d’une société paysanne, la musique de ce groupe s’appuie, comme à ses origines, sur les trois grands rites consacrés à la mort, au travail et à la fête, qui rythmaient la vie des villages à l’époque. Veillés mortuaires, chants de labours ou de célébrations, la famille Geoffroy qui forme la colonne vertébrale du groupe est détentrice d’une partie de la mémoire musicale de la région des grands fonds laissée en héritage par les générations qui les ont précédés.

17 h
– Visite de la Cité Menier
Découverte insolite d’une cité à part, d’une utopie restée quasi intacte, à voir et surprendre, côté cour, côté jardin et aux côtés de ses habitants…

18 h
– Projection du documentaire Del palenque de San Basilio d’Erwin Goggel

19 h 30
– Initiation à la danse gwo-ka, avec les danseuses et percussionnistes de Kan’nida.

20 h 45
– Concert Son Palenque + Kan’nida
– Grand Lewoz (soirée traditionnelle en Guadeloupe, où les chants, la danse et les rythmes du gwo-ka emporteront les spectateurs jusqu’au petit jour)

Renseignements pratiques
La Ferme du Buisson
Scène nationale de Marne-la-Vallée
Allée de la Ferme – Noisiel

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