Les temps forts du festival de Fort-de-France

Aimé Césaire sera au centre des représentations de la programmation théâtrale du festival de Fort-de-France. La Tragédie du roi Christophe, publiée en 1963, qui retrace le combat du peuple haïtien, reste une pièce majeure de l’œuvre de Césaire. Il y a 50 ans, Jean-Marie Serreau montait la pièce pour le festival de Salzbourg. Jeudi 18 et vendredi 19 juillet, à 19 h 30, la troupe nationale dramatique du théâtre national Daniel Sorano du Sénégal la proposera de nouveau au public du Sermac.

Shadowland de Pilobolus
Jeudi 11 et vendredi 12 juillet 2013, 20 h, à l’Atrium
Création originale de Pilobolus, Shadowland combine danse contemporaine, acrobatie, arts martiaux, théâtre d’ombres et musique. Écrit par Steven Banks (l’auteur de Bob l’Éponge), ce conte onirique se matérialise sous nos yeux émerveillés à force d’images inouïes en créant une alchimie poétique où se fondent les corps humains qui deviennent animaux, objets, plantes ou paysages…
L’histoire : une adolescente en quête d’indépendance échappe à son quotidien dans ses rêves. Dans un voyage onirique plein de découvertes, elle s’enfonce de plus en plus profondément dans le pays de Shadowland… Elle rencontre des ombres qui se transforment en d’étranges créatures à la fois comiques et diaboliques, menaçantes et séduisantes. Avec la fluidité logique d’un rêve, la dynamique et la sensualité de la chorégraphie, l’humour de la meilleure bande dessinée, Shadowland est un conte initiatique qui célèbre l’étrange pouvoir de transformation de l’obscurité et nous montre, de manière inattendue et palpitante, qui nous sommes.
Un spectacle unique, un ballet d’une dimension et d’une créativité rarement atteintes jusqu’à aujourd’hui.

Mémoires d’îles
Vendredi 12 juillet 2013, 19 h 30
Une nuit tropicale, une véranda en rase campagne. La pleine lune flirte avec les étoiles, les kataks bois rivalisent de concert. Deux vieilles, dé gran moun Hermance & Aurore revisitent l’île du début du 20e siècle, à grands élans de souvenirs, d’anecdotes croustillantes, douloureuses, nostalgiques et joyeuses. Mais au détour de cette parole feutrée à la limite du conte au quotidien, se révèlent des non-dits, des antagonismes de classe, de conditions sociales et un pan de notre mémoire collective.

Les Maudits [ © DR ]
Les Maudits © DR
Les Maudits de maux tus en mots dits
Lundi 15 et mardi 16 juillet 19 h 30
Par le truchement de la langue de poètes noirs du Monde, Afrique, Caraïbe, États-Unis, ultimes prophètes de nos civilisations, héritiers de près ou de loin d’Aimé Césaire. Des maux qui jaillissent, s’épanouissent, se dévident, en mots qui enlacent l’entendement, le sensible, l’imagination pour dire l’indicible ; par un ensemble de chants polyphoniques, de rythmes et de corps en mouvements.

La Tragédie du roi Christophe
Jeudi 18 et vendredi 19 juillet, 19 h 30
La pièce s’inspire d’un des épisodes les plus saisissants de l’histoire d’Haïti, première République noire indépendante (1804). Elle décrit la lutte du peuple haïtien, mais l’expérience est transposable au destin collectif du peuple africain. La Tragédie du Roi Christophe, c’est aussi le combat mené par un homme fascinant d’une grande & haute stature qui veut renouveler la grandeur de son pays, et de la race noire. Mais manquant de mesure, il a poussé le peuple vers la révolte. Son empressement et son impatience vont engendrer sa solitude & sa mort. Le Théâtre National Daniel Sorano, après trente ans, reprend la pièce, en confiant le rôle de Christophe, qu’habita si puissamment le comédien Douta Seck, pour la première fois au Sénégal, à un jeune comédien Ibrahima Mbayé qui donnera au rôle sa gigantesque dimension.

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