L’argent du sucre le jeudi 25 à 17 h 15 sur la chaîne Histoire

La chaîne Histoire vous propose ce jeudi 25 février à partir de 17 h 15 une nouvelle diffusion de L’argent du sucre (The Slavery Business), ce docu-drama, en deux parties . La fortune des Beckford (Sugar Dynasty) et Briser les chaînes (Breaking the Chains), d’une durée d’une heure chacun et réalisés par Michael Poole, retracent le parcours d’une famille esclavagiste de son ascension à sa chute.

Au XVIIe siècle, les Beckford, des marchands de tissus basés à Londres, émigrent dans la toute nouvelle colonie de Jamaïque pour faire fortune. La famille investit dans le sucre et les esclaves. En quatre générations, elle devient l’une des plus en vue d’Angleterre. Les Beckford sont les nouveaux riches de l’époque, la classe sociale émergente qui rêve de devenir la nouvelle aristocratie. Ils ne se refusent rien et l’argent coule à flots. Pourtant, leur commerce finit par les mener à leur perte…

A propos du documentaire (traduction de la fiche descriptive – The open University)
L’esclavage a changé le monde moderne. Pourtant, nombre de personnes trouvent trop inconfortable le fait même d’en parler. Ce film utilise l’ascension et la chute d’une même famille – l’étonnante et terrible famille Beckford – pour encourager à réfléchir sur ce sujet plus en profondeur. Couvrant la montée et la chute de l’une des plus riches famille de Grande-Bretagne, comment l’industrie les a enrichis puis comment les réformateurs, comme Wilberforce, y mettent fin, il s’agit d’une épopée historique dans laquelle des gens normaux ont réussi à dépasser les dynasties esclavagistes et gagner leur liberté.

1re partie – La fortune des Beckford – La famille Beckford, c’est l’équivalent britannique de la famille Borgia. En un peu plus de 100 ans, cette famille issue de la classe ordinaire devient une des dynasties les plus riches d’Europe. Sa richesse est due aux 22 immenses plantations de sucre basées en Jamaïque dans lesquelles travaillent des milliers d’esclaves. Vers la fin du 18e siècle, ils sont deux cousins à hériter de l’immense fortune que cela représente. Ils se prénomment tous deux William mais leurs vies sont radicalement différentes. William de Fonthill n’a jamais mis les pieds en Jamaïque. Il a hérité de l’essentiel de la fortune des Beckford, dont il se servait pour vivre une vie fantaisiste. L’histoire de l’autre cousin montre la réalité de la vie sur une plantation de sucre, en montrant que le sucre était devenu la première culture industrielle de la planète et la façon dont les plantations ont été construites, dans un étrange mélange de brutalité et de coopération.

En utilisant les perspectives de ces deux cousins, le film révèle comment l’esclavage a été travaillé de l’intérieur et la façon dont la cupidité et la malhonnêteté, sur lesquelles étaient fondées la dynastie, l’ont finalement menée à la destruction.

2e partie – Briser les chaînes
En 1807, la Grande-Bretagne met fin à  son commerce des esclaves. Aucune autre nation n’a encore agi ainsi : il a fallu la révolte des esclaves pour détruire le système esclavagiste français et une terrible guerre civile aux Etats-Unis pour commencer à libérer les esclaves des États du Sud.
Seule la fin de l’esclavage en Grande-Bretagne a été mené par des millions de gens ordinaires, blancs et noirs, libres et esclaves, qui ont décidé que l’esclavage ne pouvait tout simplement pas être toléré plus longtemps. Cependant, les 800.000 Africains qui étaient déjà réduits en esclavage sur les plantations à travers l’empire britannique n’ont pas retrouvé la liberté avec le changement de la loi : ils sont demeurés la propriété de leurs maîtres, toujours battus, violés, vendus, et ont continué à  travailler comme leurs maîtres le décidaient.

L’argent du sucre est une histoire de sang et de feu, de révolution et de foi. Ce fut une bataille entre l’avidité et la morale, menée par les esclaves dans les champs de canne de sucre et par une poignée de héros remarquables.

Autres diffusions :
samedi 27 février à 6 h 15,
mardi 2 mars à 17 h 10,
jeudi 4 mars à 23 h 50,
jeudi 11 mars à 10 h 15.

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