Port-au-Prince dans « Les villes violentes », sur France Ô

C’est à travers un documentaire de 52 minutes que le magazine Investigatiôns de France ô présente Port-au-Prince dans sa série « Les villes violentes ». Le magazine d’investigation, présenté comme chaque mercredi par Samira Ibrahim, s’arrête cette fois en Haïti avec un film inédit signé de Rémy Vincent et Guillaume Martin, à voir le 3 septembre 2014 à partir de 20 h 45.

« À Haïti, tout est empreint de violence : violence physique, violence mentale, violence sociale, surtout sociale, et nous devons nous battre contre cette violence continue. » Interpellée à l’occasion de la commémoration annuelle du tremblement de terre qui a dévasté le pays, Mambo Evoni, prêtresse vaudou et figure éminente de sa communauté, résume ce que pense la grande majorité des Haïtiens. Et la situation ne fait qu’empirer depuis la catastrophe de 2010.

À Port-au-Prince, 80 % des trois millions et demi d’habitants survivent avec moins de 2 dollars par jour. En 2013, par exemple, quelque sept cents meurtres ont eu lieu dans la capitale haïtienne. Tout près de la mer, les 700 000 personnes qui s’entassent à « Cité Soleil », un immense bidonville, sont, au mieux, les témoins impuissants et au pire les victimes de la guerre des gangs. Dans ce quartier pauvre et insalubre, les habitants assistent quotidiennement, selon le commandant Pierre Louis, qui dirige le commissariat local « à des batailles de rue pour le contrôle de la drogue et des kidnappings ». Outre le trafic de stupéfiants, les enlèvements de notables ou de membres de leurs familles procurent, en effet, aux bandes organisées une manne non négligeable. Bien décidées à faire tomber le taux de criminalité, les forces de l’ordre, souvent aidées par les casques bleus de l’ONU, multiplient les descentes surprises à l’intérieur de « Cité Soleil ». Avec plus ou moins de réussite…

Parallèlement, des bénévoles viennent en aide aux femmes victimes de viol, autre crime en forte augmentation à Port-au-Prince, en raison notamment de la promiscuité dans les camps de déplacés. Ailleurs, dans les quartiers résidentiels, les personnes aisées font, elles, appel à des sociétés de sécurité privées qui assurent leur protection en toutes circonstances.

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