« Requiem pour un ghetto en ciment » sur France Ô le 28 mai à 22 h 50

France Ô propose un documentaire inédit sur la cité Henri-IV en Guadeloupe qui, dans le cadre d’un projet de rénovation urbaine, a depuis quelques années commencé sa transfiguration. Le film propose de passer en revue quelques tranches de vies de cette partie de la ville de Point à Pitre, mardi 28 mai à 22 h 50 dans le magazine Archipels sur France Ô, puis sur les chaînes d’Outre-mer 1ere.

Requiem pour un ghetto en ciment
Requiem pour un ghetto en ciment © BCI COMMUNICATION

Le nom du quartier évoque plusieurs événements : en dehors des premières démolitions et du programme de relogement qui ont régulièrement suscité l’attention des médias, la cité a aussi été le théâtre de faits dramatiques notamment en 2009 avec le meurtre de Jacques Bino. Mais ce quartier populaire reste un quartier historique qui a abrité des dizaines d’années de vie, de travail, de jeunesse pour les habitants qui y ont évolué.

Dans Archipels, Pascale Poirier entraîne le téléspectateur au contact de ceux qui font le quartier : « direction la Guadeloupe où la cité Henri-IV enterre son histoire et ses histoires. Ce quartier de Pointe-à-Pitre, l’un les plus « chauds » de l’île, est en pleine transformation. »

L’avancée du projet s’accompagne de bien des interrogations et soulève des questions intrinsèquement liées à la déconstruction d’un quartier chargé d’histoires.

C’est l’histoire de la première cité HLM de Guadeloupe. Sortie de terre en 1962 pour remplacer les bidonvilles à Pointe-à-Pitre, la cité Henri-IV est aujourd’hui au cœur d’un programme de rénovation urbaine : les immeubles sont détruits, atomisant la vie de la cité. Pour les « anciens », c’est toute une mémoire qui part avec les gravats. Pour les plus jeunes, c’est un territoire qu’ils perdent et une identité qui se fissure. Jusqu’à maintenant, la cité Henri IV vivait comme un village, où tout le monde se connaissait et s’entraidait. Car, avec ses « balcons-paliers » où tout le monde se retrouvait, l’architecture des bâtiments favorisait la convivialité. Mais maintenant, où les habitants vont-ils être relogés ? Quel sera le prix à payer pour bénéficier d’un logement rénové ?

Requiem pour un ghetto en ciment immerge le téléspectateur dans cette cité au travers du quotidien de deux « enfants » du quartier : Josué Mayoute alias C4, un rappeur de 30 ans dont le studio d’enregistrement est en sursis, et Erick Nanette, le président de l’association des locataires. Tous les deux sont les « grands frères », les « piliers » du quartier qui les a vus grandir… Chacun éclaire à sa façon, et parfois de manière virulente, les enjeux et la problématique de cette rénovation.

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