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Le Lamentin jazz Project, onzième ! Ouverture le mercredi 15 mai 2013

Le Lamentin jazz Project débute le mercredi 15 mai 2013 en Martinique. Une onzième édition qui réunira plusieurs musiciens de la scène martiniquaise, illustrant ainsi l’évolution permanente de la musique caribéenne, et qui, dans le même temps, réaffirme une ouverture sur le monde et plus particulièrement la Caraïbe, avec la participation du pianiste cubain Harold López-Nussa Torres.

Le onzième épisode de l’histoire du Lamentin jazz Project veut s’inscrire « dans la lignée des précédentes », selon les organisateurs : « ouvrir une scène aux meilleurs de nous-mêmes, offrir une opportunité aux jeunes talents, lancer une perspective sur notre bassin naturel d’expansion, la Caraïbe, et mettre en avant une identité musicale propre, originale ». De ce point de vue, les séquences proposées par le Festival In, qui se déroulera du 17 au 19 mai 2013, ne devraient pas manquer de convaincre. Le jardin de l’hippodrome du Lamentin ouvre effectivement la scène à plusieurs émissaires du jazz contemporain caribéen issus de la Martinique qui alimentent et enrichissent les relations entre différents rythmes caribéens et plus spécifiquement martiniquais pour plusieurs d’entre eux.

Lamentin jazz Project, 2013

Lamentin jazz Project, 2013

S’il reviendra à Mizikopéy, big band de musique antillaise contemporaine mené par Tony Chasseur, de clore le festival in du Lamentin jazz Project, ce sera à Guy-Marc Vadeleux de le lancer, le vendredi 17 mai 2013, dès 20 h. Guy-Marc Vadeleux, GMX pour les intimes de la musique, pianiste-chanteur martiniquais formé à l’Institut Supérieur de l’Art de la Havane, a déjà marqué son territoire musical très étendu avec ses compositions fermement imprégnées de rencontres et d’échanges musicaux très divers comme l’a confirmé le contenu de son dernier album annoncé à sa sortie comme « une formidable aventure humaine regroupant des musiciens d’origine et d’influences diverses : Martinique, Chili, Afrique, Cuba. Un album sur lequel on retrouve une large variété de rythmes : traditionnels (biguine, mazurka, gran bèlè), reggae, r’n’b, ballade, salsa, afro-cubain, latin jazz ». Sur scène, c’est Jean-Claude Montredon qui lui succédera, le batteur et percussionniste de Fort-de-France, qui dès le début de sa carrière a eu pour compagnons de route des figures comme Alain Jean-Marie avec qui on le retrouve sur l’album Biguine Reflections, mais également Marius Cultier à qui il rendra hommage dans un « Tribute to Marius » dès la première soirée.

Pour compléter le tableau très représentatif de l’apport diversifié que la musique traditionnelle apporte à la scène moderne, le pianiste Frantz Laurac, qui s’intéresse « à l’aspect rythmique de la musique et à la singularité mélodique et harmonique des chants traditionnels » et dont les « compositions tirent leur originalité tant du bèlè, du gwo-ka et du reggae que de l’afro-beat, de la pop et du jazz », devrait convaincre le public. Nicolas Lossen, autre jeune figure de ce festival, guitariste, auteur et interprète, proposera le 19 mai sa pièce de jazz Pié Coco’a. Une création emmenée par Grégory Privat, Arnaud Dolmen, Laurent Lalsingué et Régis Thérèse, tous bien connus des amateurs de jazz caribéen et principaux protagonistes d’une pièce qui « raconte en musique comment nous avons quitté la terre mère africaine pour arriver en Amérique, le processus d’acculturation, les souffrances endurées et nos réponses à toutes ces nouvelles questions qui se posèrent alors ».

Le passage d’Harold Lopez Nussa devrait être l’un des moments forts du festival. Le pianiste cubain, bientôt âgé de 30 ans, issu d’une famille de musiciens, a notamment joué avec des têtes d’affiche de la musique traditionnelle cubaine et du jazz cubain et international parmi lesquels Chucho Valdes, Christian Scott, Stefon Harris, Bobby Carcasses, Alexander Brown ou encore Elmer Ferrer. Depuis, ses différents albums, de Cinco Conciertos para Piano… (en 2003) à El país de las maravillas (2011), ont permis d’apprécier sa virtuosité, sa polyvalence et ses qualités de compositeur. Après une formation classique, il s’est tourné vers le jazz et a été récompensé par le prix Solo piano competition en 2005 au festival de jazz de Montreux. Avec le Harold Lopez Nussa Trio, désigné Talents jazz 2011 par l’Adami et dans lequel on retrouve son frère Ruy à la batterie et Felipe Cabrera à la contrebasse (présents sur El Pais de las Maravillas, avec David Sanchez), il a déjà conquis bien des auditoires qui voient en lui un chef de file de l’actuelle génération jazz en provenance de Cuba.

En dehors des concerts du festival In qui réunira tous ces musiciens, le Lamentin jazz Project, ce sont aussi des animations et un festival off. Ainsi, une conférence débat sur le thème « Le jazz et les musiques créoles » ouvrira les débats entre les musiciens, dès le mercredi 15 mai 2013 à la Distillerie la Favorite. Par ailleurs, la place André Aliker de la ville du Lamentin accueillera, lors des concerts gratuits du jeudi 16 mai, la formation de jazz After Eight et Obad Quartet.

Conférence-débat
Mercredi 15 mai, 19 h (Distillerie La Favorite, quartier la Favorite, 97232 Lamentin)
Le jazz et les musiques créoles, animé par Serge Vert-Pré

Festival off (Place André Aliker)
Jeudi 16 mai
After Eight
Obad Quartet

Festival in (Jardin de l’hippodrome de Carrère)
Vendredi 17 mai
20 h : Guy-Marc Vadeleux Sextet
21 h : Jean-Claude Montredon Quintet

Samedi 18 mai
20 h : Frantz Laurac Quartet
21 h : Harold Lopez Nussa Trio

Dimanche 19 mai
19 h 30 : Nicolas Lossen Quintet
20 h 30 : Mizikopéyi

Une Saison au Congo au TNP de Villeurbanne à partir du 14 mai 2013

Le TNP (théâtre national populaire) de Villeurbanne, en région Rhône-Alpes, présentera à partir du mardi 14 mai la pièce de Aimé Césaire, Une Saison au Congo, sur une mise en scène de Christian Schiaretti. Un nouvel événement célébrant le centième anniversaire de la naissance du poète martiniquais.

Une Saison au Congo est la seconde pièce du triptyque de Aimé Césaire qui porte sur « le drame des nègres dans le monde moderne » (selon Roger Toumson dans Aimé Césaire dramaturge : le théâtre comme nécessité). Après La Tragédie du roi Christophe (le volet antillais, 1963) et avant La Tempête (le volet américain, 1969), Une Saison au Congo explore le volet africain de cette tragédie et révèle les derniers mois de la vie de Patrice Lumumba, père de l’indépendance du Congo. Aimé Césaire écrit une part de l’histoire de l’Afrique et de ses peuples à travers celle de l’homme Lumumba, il y exalte la force du « poète visionnaire » et la portée de son discours politique. Une dimension qui a convaincu Christian Schiaretti, lui-même « attaché à la puissance du verbe et à la dynamique des idées », de se placer, en tant que metteur en scène, « en sympathie profonde avec l’écriture et la pensée de Aimé Césaire, pour qui le verbe était ‘une arme miraculeuse’ ».

La pièce créée par le TNP se veut « une aventure basée sur l’échange, l’ouverture et un travail collectif » et satisfait cette ambition de diverses manières avec Marc Zinga dans le rôle de Lumumba, aux côtés d’une trentaine de comédiens issus de trois entités différentes, dont un collectif burkinabé ; des compositions originales du pianiste et compositeur Fabrice Devienne ; des transmissions programmées sur France Culture et France Ô. Daniel Maximin prend lui aussi part à cette aventure, dans le rôle de conseiller artistique et dramaturgique. L’écrivain guadeloupéen se fait complice de Christian Schiaretti sur ce projet apportant la connaissance qu’il a de l’écriture de Césaire et de ses pièces où selon lui « défilent une galerie de bâtisseurs ni dieux ni diables, manifestant lucidement la renaissance de la tragédie sur les ruines de l’histoire pour l’enracinement de la liberté : ‘invincible, comme l’espérance d’un peuple… comme la racine dans l’aveugle terreau’. »

Autour de la présentation de la pièce, qui s’étendra du 14 mai au 7 juin 2013, puis du 17 au 26 octobre 2013 au théâtre national populaire, sont fixés d’autres rendez-vous liés à la présentation de la pièce d’Aimé Césaire. Dès le 15 mai, la Maison du Livre de l’Image et du Son de Villeurbanne proposera une soirée hommage à Aimé Césaire à partir de 19 h, au cours de laquelle seront entre autres programmées des « lectures à partir de textes de Patrick Chamoiseau, Édouard Glissant et Ernest Pépin, ainsi que des poésies et des extraits de Une Saison au Congo, et d’autres essais d’Aimé Césaire ». Par ailleurs, le samedi 18 mai à partir de 17 h, ce sera à Daniel Maximin de réunir le public autour de la pièce d’Aimé Césaire : le « dramaturge de la création Une Saison au Congo convie à un voyage au cœur de l’œuvre et de la vie de ce grand poète martiniquais ».

La pièce (selon Dany Toubiana)
Nous sommes au Congo belge en 1958 lorsque la pièce débute, c’est une période d’effervescence qui va mener le pays à l’indépendance.
Une fois celle-ci acquise se font jour les oppositions et les diverses pressions pour l’acquisition d’une parcelle du pouvoir. Les colonisateurs, qui semblent avoir quitté la scène politique, attisent les dissensions et tentent encore de conserver le pouvoir économique au besoin en encourageant la sécession du Katanga, une des provinces congolaises. Patrice Lumumba, nommé premier Ministre, dénonce ces malversations. L’atmosphère de liberté et de luttes politiques fiévreuses pour la conquête de l’indépendance, puis l’ascension de Patrice Lumumba, sont le sujet de la pièce de Césaire.

Un héros au temps compté, un chemin semé d’embûches, une mort violente et prématurée, tout est là pour créer à la fois le mythe politique et théâtral. À partir de ces faits politiques précis, et à peine transformés, Césaire transfigure la réalité pour faire de Lumumba une figure charismatique à la lucidité exaltée, symbole de toute l’histoire d’un continent.

Loin des « héros positifs » du réalisme socialiste surgissant dans les théâtres de nombreux pays africains qui deviennent indépendants dans les années 60, Lumumba, comme Césaire, est un poète « déraisonnable ». Figure de Prométhée, porteur de feu ou Christ souffrant, l’unité Dieu/homme est ici transformée en Afrique/Lumumba. Le temps de la pièce constitue à la fois un espace et un temps prophétiques ; d’une certaine façon le poète sera l’instrument et la mémoire de cette prophétie.

Une Saison au Congo de Aimé Césaire
Du 14 mai au 7 juin 2013
Mise en scène Christian Schiaretti
Théâtre National Populaire (8 Place Lazare-Goujon – 69627 Villeurbanne cedex)

Lecture-concert, en collaboration avec la Compagnie Persona
Mercredi 15 mai 2013, 19 h
Maison du livre, de l’image et du son (247 cours Émile-Zola – 69100 Villeurbanne)

Rencontre avec Daniel Maximin
Samedi 18 mai à 17 h
Théâtre National Populaire (8 Place Lazare-Goujon – 69627 Villeurbanne cedex)

Le Saint Lucia Jazz devient le Saint Lucia Jazz and Arts Festival et ouvre le 30 avril 2013

Le Saint Lucia Jazz devient le Saint Lucia Jazz and Arts Festival, avec pour premier effet de mettre en avant plusieurs domaines artistiques de l’île. Nouveau nom, mais aussi nouveau logo et nouvelle direction artistique pour « inaugurer un nouveau chapitre dans la vie de festival de musique le plus attendu de la région ». À partir du 30 avril, proposition est faite de prendre part à toute une série d’événements organisés au sein du tout qu’est devenu le festival.

Saint Lucia Jazz and Arts Festival

Saint Lucia Jazz and Arts Festival - 2013

La manifestation s’étendra sur treize jours pour attirer des milliers de spectateurs sur Pigeon Island National Landmark, lieu emblématique et historique où se tiendront la majeure partie des événements de cette 22e édition Saint Lucia Jazz and Arts Festival. Elle instaure une fusion entre des arts et des musiques qui convient des dizaines d’artisans locaux, artistes et amateurs de culture. La programmation réunira pas moins de cinquante artistes qui se succéderont à partir du 30 avril 2013 sous des titres et en des lieux différents de l’île où aiment à revenir les artistes. Partant du nord de l’île sur les sites de Pigeon Island National Landmark ou Rodney Bay, jusqu’à l’extrême sud au Balenbouche Estate et Vieux Fort Square, en passant par La Place Carenage et le National cultural centre de Castries, l’événement, qui implique pleinement le ministère du Tourisme, se déploie sur l’ensemble du pays avec pas moins de 12 sites qui accueilleront les artistes et le festival.

Jazz on the Square, Jazz in the South et Soufriere Jazz comptent au nombre des multiples événements. Ambiance de fête de la musique pour le Jazz on the Square (au Derek Walcott Square) situé au cœur de la ville de Castries où officieront par exemple le Martiniquais Éric Ildenfonse qui s’exprime dans un registre qui aura toute sa place dans ce festival avec un son qui fusionne entre autres jazz, soul, RnB et musiques populaires de Martinique et de Guadeloupe. Kréyol Project, le groupe guyanais qui fait rimer kasékò et jazz ou béliya et blues sera également de la partie pour un Jazz on the Square dont la programmation réunira bon nombre d’artistes locaux.

Une programmation/focus réservée au jazz créole et de la Caraïbe au Jazz in the South pour cinq jours de concerts et « une vraie fête du jazz des Caraïbes, du créole jazz, de genres modernes de la musique qui reflète le génie et la créativité des musiciens des Caraïbes ». Jazz in the South, certainement le plus attendu des événements, un festival dans le festival, « est un projet culturel avec l’ambition de promouvoir et de soutenir la musique et les musiciens des Caraïbes, y compris ceux résidant dans les diasporas d’Europe et d’Amérique du Nord, en exposant leur travail et leur donner l’occasion de se rencontrer, collaborer et créer ». Une édition qui cette année ne s’offre pas moins qu’Andy Narell pour invité spécial, Laborie steel pan projet ou encore le guitariste Carl Gustave, un membre reconnu de la scène musicale sainte-lucienne et le guitariste et compositeur guadeloupéen Jean Christophe Maillard basé à New York (et son récent projet Grand Bâton) dont la musique établit le mélange entre les rythmes gwoka de son adolescence et ses influences rock. Il sera en featuring avec Tanya Saint Val. Encore tout un programme au Jazz in the South !

Il y aura également le Soufriere Jazz pour donner à vivre les spectacles à divers endroits de la ville de Castries. Du jazz pour tous et un peu partout sur les scènes de Sainte-Lucie, un programme riche auquel est venu s’ajouter le spectacle du samedi 11 mai 2013 saxophoniste Luther François, sur la scène de Pigeon Island National Landmark.

Akon, Tito Puente Jr., R. Kelly, Roberto Fonseca, le Pedro Martinez Group, Lapo Kabwit African Drummers ou encore Cameron Pierre, le guitariste né à Londres qui a grandi sur l’île des Caraïbes de la Dominique et a été d’abord influencé notamment par le reggae et exerce aujourd’hui dans un style jazz, tous font partie de cette longue programmation artistique.

Dès le mardi 30 avril, Garfield Spence aka Konshens assurera l’ouverture officielle au Mindoo Phillip Park ; dès 18 h 30, la tête d’affiche du dancehall jamaïcain enflammera Castries, pour inaugurer cet événement toujours très attendu dans la Caraïbe.

www.stluciajazz.org

Le festival Voix d’ici et d’ailleurs de Baie-Mahault se déroulera du 26 au 28 avril 2013

Durant trois jours, la ville de Baie-Mahault, en Guadeloupe, accueillera son neuvième festival Voix d’ici et d’ailleurs. L’événement ouvrira le vendredi 26 avril 2013 avec Jean-Jean Roosevelt pour un nouveau rassemblement autour du chant. Toute une programmation de concerts gratuits à vivre depuis la place de la Réconciliation et à l’église du bourg.

Du 26 au 28 avril 2013, les Baie-Mahaultiens seront les hôtes de personnalités de styles et de répertoires très différents. Le festival Voix d’ici et d’ailleurs se démarque notamment par la variété de son plateau d’artistes, plateau dont fera notamment partie Ina Modja qui, avec ce passage en Guadeloupe, poursuit son Love revolution tour. Elle succédera sur scène au multi-instrumentiste haïtien Jean-Jean Roosevelt, l’une des voix caribéennes du festival aux côtés de celles de Ka rue Jazz Choir, du Buena Vista Troubadours, du Guadeloupe Kréol Soul, de Bèlè Légliz, des chœurs de Baillif et également de Coretta Moueza.

Festival Voix d'ici et d'ailleurs

Festival Voix d'ici et d'ailleurs

Concerts exceptionnels et mémorables
Jean-Jean Roosevelt, jeune compositeur et interprète, déjà auteur de trois albums (Recommence, Pinga, Y a danger) et lauréat de plusieurs concours artistiques, proposera des interprétations empreintes de son attachement au tempo et à la musicalité des rythmes issus du vaudou et de ses danses et dont Jean-Jean Roosevelt réussi à révélé la contemporanéité. Ainsi, nago, yanvalou, djouba et autre kongo inspirent le musicien qui bien entendu est également imprégné de musiques actuelles tels le reggae, le RnB ou l’afro beat, des traits constitutifs de son originalité et qui le conduiront par exemple à Nice en septembre prochain. Jean-Jean Roosevelt représentera effectivement Haïti face aux groupes et artistes sélectionnés dans la catégorie chanson pour les 7e jeux de la Francophonie à Nice dans le cadre des concours culturels.

À noter également, la présence importante des artistes féminines guadeloupéennes lors du festival, dont le concert de la soprano lyrique Coretta Moueza à l’église de Baie-Mahault et Gwadloup Kréyol Soul, formation composée de Malika Tirolien, Meemee Nelzy et Leedyah Barlagne, qui emballeront la place de la Réconciliation, plusieurs occasions de découvrir les nombreuses influences et les genres éclectiques qui composent la scène vocale de la Guadeloupe. Gwadloup Kréyol Soul a déjà fait sensation en 2012 lorsqu’est né ce concept voulu par le Cedac* et qui combine les voix de Leedyah choriste « auprès de nombreux artistes… repérée en 2003 par Dominik Coco », de Meemee Nelzy qui « mêle sensibilité soul, et influences hip hop jazzy, teintées de rythmes afro caribéens » et enfin de G’ny dont le style se distingue par « une recherche de fusion entre les musiques modernes caribéennes et les courants acoustiques traditionnels ».

Des « concerts exceptionnels et mémorables » annoncés par la ville de Baie-Mahault, organisatrice du festival, qui marqueront certainement par l’hétérogénéité des styles. Du patrimoine artistique martiniquais que fait entendre Bèlè Légliz aux standards de la chanson française repris par les chanteurs d’opéra Des Stentors, jusqu’aux interprétations aux influences soul et gospel du Prince de La Nouvelle-Orléans, Davell Crawford, tout est réuni pour réussir la combinaison d’un festival ralliant les Voix d’ici et d’ailleurs.

Programme du festival Voix d’ici et d’ailleurs
Vendredi 26 avril 2013, place de la Réconciliation, à partir de 20 h
Jean-Jean Roosevelt
Ina Modja
Davel Crawford

Samedi 27 avril 2013, place de la Réconciliation, à partir de 20 h
Ka rue jazz choir
Les Stentors
Buena Vista Troubadours de Cuba
Gwadloup Kréyol Soul (Meemee Nelzy, Leedyah Barlagne et Malika Tirolien)

Dimanche 28 avril 2013, à l’église du Bourg, à partir de 19 h
Coretta Moueza
Bèlè Légliz
Les chœurs de Baillif

*Cedac : Collectif des espaces de diffusion artistique et culturelle

Cinq spectacles sur les planches pour les Tréteaux du Maroni à partir du jeudi 25 avril 2013

La version 2013 du festival les Tréteaux du Maroni sera « une manière de célébrer la liberté » comme souhaite le faire la compagnie KS and CO, organisatrice du festival, laquelle a élu domicile depuis 10 ans déjà dans le Camp de la Transportation de Saint-Laurent du Maroni.

L’édition 2013 désignée « Nous n’avions pas fini de parler d’amour… », en référence aux mots de Jean Genet dans Le condamné à mort, a été pensée pour « mettre en lumière les ombres du bagne » à travers les représentations qui se succéderont du 25 au 28 avril 2013, au sein d’un lieu désormais consacré à la création.

Cinq compagnies seront conviées à faire vivre cette nouvelle édition des Tréteaux du Maroni, venues de Belgique, de Martinique ou de l’Île-de-France. Les compagnies Strapontine, Tof Théâtre, Tête Grainée, Christiane Emmanuel et le Cirque Babette proposeront leurs différentes créations, des pièces et animations scénarisées autour de deux parcours labyrinthiques « où, chaque jour, le public traversera une animation visuelle des bâtiments à partir d’extraits de texte de Jean Genet, de Patrick Chamoiseau, d’Albert Londres. Chaque soir, des compagnies invitées se produiront autour des thèmes du vide et de la liberté, de l’exil et de la métamorphose ». Soirée intégrale ou soirée en suspension pour un voyage théâtral conçu par Ewlyne Guillaume et Serge Abatucci, les dirigeants de la compagnie KS and CO qui est à l’origine des Tréteaux du Maroni. Un parcours composé de créations diverses : nouveau cirque, danse, spectacle de marionnettes et une pièce de théâtre dans laquelle on retrouvera le comédien guyanais Ricky Tribord qui sera de plusieurs représentations avec la pièce L’arrestation, de Mario Batista.

 © Compagnie Strapontine

© Compagnie Strapontine

La compagnie Cirque Babette, pour Wasteland (Belgique)
La ville. Par où commencer ? Où se cacher ? Par où promener les pensées ?
Page blanche pour rêve lucide : le terrain vague sera mon royaume ! Attiré par ce lieu des possibles, un personnage y passe le temps d’une journée.
A travers équilibres et manipulations, cet espace se transforme pour devenir successivement un terrain de camping, une aire de jeu, une scène de théâtre, un endroit dangereux où le point culminant surplombant la ville.
Un spectacle de fil mou, porté par l’air et le plaisir du jeu.

La compagnie  Tête Grainée – Autonastie (Martinique), pour le spectacle Danse Afro Butoh
Le spectacle est le fruit d’un travail inspiré des ondulations des danses de l’Afrique et de la gestuelle japonaise.
Deux cultures qui donnent la naissance de l’imprévisible tel que, dans le spectacle, cet ange dans la surprise étonnée de sa rencontre avec la terre. Le personnage chemine, traversant des états de la vie humaine que sont la douleur, la vieillesse, la mort, la réincarnation. Il les vit en son être étrange devant lequel s’ouvre un chemin de lumière.
L’angle est ce fragile médiateur entre la terre et le ciel : sa fragilité est sa force. Balayé par le vent qui souffle sur la vie, il rend un hommage
vibrant à la diversité du monde : terre, végétaux, aux hommes comme au ciel.

Compagnie Christiane Emmanuel, et spectacle de danse Moi… Marie Philomène Roptus, dite surprise, dite Lumina Sophie (Martinique)
Les femmes occupent une place à part dans le Bagne « monde sans femme », dans lequel « toute féminité est absente, au mieux objet d’une simulation ». Lumina Sophie était l’une d’entre elles. Elle est née le 5 novembre 1848 au Vauclin en Martinique.
Son surnom vient rappeler qu’elle a vu le jour au lendemain de l’abolition de l’esclavage. (Elle mourra en détention!) A vingt et un ans, Lumina est une forte personnalité, qui participe activement aux manifestations déclenchées, à Rivière-Pilote, par l’affaire Lubin Code, point de départ de l’insurrection du sud en septembre 1870. Elle est arrêtée avec d’autres insurgés et, le 8 juin 1871, condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Elle est transférée au bagne de Guyane en décembre. Le 15 décembre 1877, à trente et un ans, elle meurt à Saint-Laurent du Maroni.

Compagnie Tof Théâtre – Jean le bénévole (Belgique), marionnettes
Le Tof théâtre est né le 25 février 1987 à l’initiative d’Alain Moreau.
Adepte du « réalisme réduit », le Tof pervertit les techniques traditionnelles de manipulation et offre le marionnettiste au regard du spectateur par la manipulation à vue. La marionnette, toujours au centre de nos spectacles, s’adresse parfois aux adultes, parfois aux enfants et souvent aux deux réunis pour un plaisir partagé.
Sans parole parsemant humour et émotions, le Tof Théâtre prête sa loupe tendre et moqueuse pour y regarder nos micro-drames dans tous les détails
.

Compagnie Strapontine - L’arrestation (Île-de-France, Guyane), pièce de théâtre
« L’arrestation est l’histoire d’un policier qui arrête un jeune type dans la rue. Sans raison.
Si ce n’est qu’il est très énervé, et qu’il a fermement décidé de passer sa mauvaise humeur sur le premier venu : un jeune homme coupable simplement
d’être au mauvais endroit au mauvais moment.
Mais ce jeune homme comprend très vite que le policier, loin d’être dangereux, est surtout au bout du rouleau, et ne comprend plus rien à sa vie. Peut-être n’est-il d’ailleurs même pas un policier, mais seulement un homme perdu, qui a besoin qu’on l’écoute, et qui pour cela se fait passer pour un représentant de la loi… ».

Informations pratiques (réservations au 05 94 34 26 88)
Soirée intégrale, de 18 h à minuit
5 spectacles de la programmation + collation
Une soirée riche en surprises et forte en émotions…
Plein tarif : 22 euros
Tarif réduit : 12 euros

Soirée en suspension de 18 h à 22 h
3 spectacles de la programmation + collation
Une soirée en suspension… qui vous invitera à revenir le lendemain…
Plein tarif : 12 euros
Tarif réduit : 5 euros

Terres des Tropiques en Foire de Paris 2013

C’est de nouveau la Foire de Paris, du 30 avril au 12 mai 2013. Pendant deux semaines les exposants et le public se retrouvent Porte de Versailles, notamment autour de l’espace Terres des Tropiques et du festival Tropiques en fête.

L’objectif pour les exposants reste de proposer les recettes de forme et de bien-être, les conseils d’experts déco et le jardin. Quant aux visiteurs, ils s’y rendent afin de glaner diverses idées tendances et dans le même temps s’octroyer une petite virée gastronomique ou shopping au cœur des nombreux espaces du salon, l’un des univers que propose la Foire de Paris. L’événement européen alliant art de la table, solutions de loisirs et d’ameublement, artisanat, etc., offre notamment des stop-over dans les cultures du monde, notamment à travers le pavillon 4 et ses 200 exposants qui chaque année attirent de plus en plus de visiteurs venus s’évader en Terres des Tropiques.

Foire de Paris

Foire de Paris

Terres des Tropiques se concentre sur l’artisanat, la gastronomie, les produits de beauté, les produits ou les services touristiques et culturels qui attirent chaque année de nombreux badauds venus seuls ou en famille. Dans le même temps, ils viennent profiter du festival Tropiques en fête qui prendra place sur la grande scène dès le mardi 30 avril 2013 à partir de 11 h. Le programme du festival s’étend sur toute la durée du salon et se décline en musique, en danse, en défilé de mode ou encore en parade, avec toute une série de rendez-vous à ne pas rater tels que ceux fixés par le Grand ballet de la Martinique, l’ensemble Caribéen connu dans le monde entier et qui fait connaître le patrimoine martiniquais, aux États-Unis, au Canada, en Italie, au Japon, en Chine, en Allemagne, etc. Au programme également, des artistes de la scène antillaise ou guyanaise parmi lesquels Medhy Custos, Leila Chicot, Jocelyne Labylle, Jean-Yves Ruppert ou encore Fanny J.

La nuit de la foire du 10 mai 2013, une nocturne « commerciale et musicale », réservera également une place à la musique made in Caraïbe avec une première partie de soirée, de 20 h a 21 h 30, placée sous les couleurs de la nouvelle scène caribéenne, aux commandes : Axel Tony dont le parcours musical mixte laisse une place aux influences zouk, Érik Pedurand dont la musique associe soul, jazz, et gwoka, ou encore Tedjee, le musicien guyanais qui lui s’exprime à travers un style qui allie ses influences sud-américaines et caribéennes.

Le festival fait aussi cette année une place à la Dance class, l’occasion de s’exercer sur de nombreux rythmes dont la salsa, la zumba, les danses cubaines avec des spécialistes comme la compagnie Difé Kako qui viendra initier les intéressés aux danses afro-caribéennes. Autre événement dans l’événement, la Grande parade qui réunira des dizaines de participants et qui à plusieurs reprises investira les allées du pavillon.

Des animations en pagaille, un programme plutôt festif, mais la Foire de Paris c’est surtout un immense lieu de découvertes et d’innovations qui séduit les consommateurs qui répondent chaque année à l’invitation. « Quand 3 500 exposants et marques donnent rendez-vous à près de 650 000 visiteurs, on sait que l’on est sur le premier événement commercial et festif d’Europe, dénicheur de l’innovation, de la découverte et de la modernité », un événement qui fait une nouvelle fois place aux Caraïbes pour cette 109e édition.

« En marge du cahier », pièce inspirée du « Chemin d’école » de Patrick Chamoiseau, à la Cartoucherie du 23 au 28 avril 2013

La compagnie Car’avan, Jean l’Océan en tête, sera à la Cartoucherie de Paris au Théâtre de l’Épée de Bois avec « En marge du cahier » à partir du 23 avril prochain.

La pièce mise en scène par Laurence Couzinet-Letchimy s’est arrêtée en juillet 2012 au festival de Fort-de-France et a compté parmi ses spectateurs Patrick Chamoiseau qui a « découvert ce travail… au théâtre Aimé Césaire et a depuis… signifié clairement son soutien » indique la compagnie dont le spectacle faisait déjà escale à Paris en mai 2012. La tournée se poursuit donc après une programmation au théâtre des Vents d’Avignon en début du mois.

En marge du cahier

En marge du cahier

À la Martinique, dans les années 1960 ; ayant abandonné son activité de suceur de tétée, le négrillon, lancé dans l’infini de sa maison, en a bien vite exploré toutes les ressources. Bientôt, l’enfant se met à buter contre une unique obsession : aller ! Alors chaque matin, cet obscur conquistador, avide de découvertes, réclame l’école. Réclamer est un mot-limaçe, disons plutôt qu’il tourmente l’existence de Man Ninotte, sa maman.

Quand enfin, elle lui annonce qu’il ira lui aussi à l’école dès demain-bon-matin, le négrillon reste bec cloué de surprise ! Tout excité, il est loin de se douter de ce qui l’attend…

À propos de la pièce
Les ti-marmailles, conquistadors à l’assaut de leur imagination, tout à l’émerveille de vivre, assoiffés de découvrir, d’apprendre et de communiquer se
retrouvent sur les bancs de l’école coloniale française. On est en Martinique, dans les années 1960.

Le maître d’école est raide-piquet dans son déni du créole qu’il abjecte convaincu que l’émancipation des siens passe par la négation de leur langue et de leur culture. Son lyrisme ne sert qu’une seule mission: enseigner, voire imposer de gré ou de force, la langue et la culture françaises dominantes.

Gros-Lombric, petit-bougre bleuté, est l’un de ses petits élèves. Petit génie en calcul, il est pourtant vite voué à l’échec. Irrémédiablement incompris, humilié et exclu par le maître qui le rembarre dans les confins de son irréductible « languemanman » et ses origines africaines, Gros-Lombric vise vite d’autres horizons et patiente sur son banc d’écolier aux côtés du Négrillon.

Le Négrillon, lui, est presque devenu muet, bâillonné par cette hargne à l’encontre de ce qui fait sa vie mais Man Ninotte, sa mère, ne supporte pas que l’on conteste l’école. Avec toute son énergie de femme pauvre et illettrée, elle accompagne, surveille, encourage, traque la moindre défaillance de ses enfants…

En marge du cahier
d’après Chemin d’école de Patrick Chamoiseau
Du 23 au 28 avril 2013
Du mardi au samedi à 20 h 30
Dimanche à 16 h

Sciences Ô lance sa « Semaine des Outremers »

À partir du 16 avril 2013 se tient la Semaine des Outremers mise en place et orchestrée par l’association Sciences Ô. Un PROGRAMME qui conjugue réflexion autour de sujets contemporains, manifestations artistiques et divertissements.

Entre débats et rendez-vous culturels, cette première édition vient affirmer la volonté des organisateurs de faire de leur association un acteur de premier plan présent dans la vie culturelle étudiante. Et, dans le même temps, de favoriser, bien au-delà des amphis, les échanges de vues autour des différentes réalités qui caractérisent ces territoires éloignés géographiquement de l’Hexagone. Des objectifs qui veulent aller dans le sens d’une meilleure connaissance de cette partie de la France et d’une compréhension plus fine des situations, des valeurs et des aspects culturels qui les caractérisent.

Semaine des Outremers

Semaine des Outremers

Le programme s’étend jusqu’au 19 avril avec plusieurs débats, ateliers, expositions et rassemblements artistiques. Inaugurée par une première conférence-débat, le mardi 16 avril à partir de 14 h 45, introduite par Stéphanie Mulot qui « viendra présenter une relecture des liens entre genre et violence dans le contexte post-esclavagiste antillais », la première journée accueillera également les parrains de l’événement, le ministre Victorin Lurel et Jacques Schwarz-Bart. Le saxophoniste et « ambassadeur mondial du jazz créole » fixe par ailleurs l’un des rendez-vous phares de la semaine au Zèbre de Belleville à Paris, le mercredi 17 avril pour le concert Jazz Racines Haïti.

Depuis sa création en 2011, la jeune association représente de façon concrète des « territoires et îles plurielles, dispersés à travers les trois océans ». Durant cinq jours, elle invite à prendre part aux discussions sur des sujets non consensuels tel que « La réparation de l’esclavage colonial » (conférence précédée d’une projection-débat : Chroniques de la première abolition de l’esclavage) ou encore les inégalités socio-économiques entre la France hexagonale et ses territoires basés outre-mer.

Des approches à la fois conceptuelle, historique et pragmatique des questions qui restent posées pour les populations qui composent ces collectivités. Les rencontres se prolongeront à travers un programme qui rendra hommage, dès le 15 avril 2013, à Aimé Césaire à l’occasion du 100e anniversaire de sa naissance en lui consacrant une exposition, comme ce sera le cas également pour le Chevalier de Saint-Georges. De plus, un concert-interprétation mettra au-devant de la scène des compositions du Nègre des Lumières, avec le concert du jeune violoniste Nikolai Managadze et de la chanteuse lyrique Valérie Yeng Seng. Alain Guédé, auteur d’un ouvrage sur le Chevalier de Saint-Georges, interviendra plus tard dans la soirée pour évoquer « la pensée et l’engagement politique du Saint-Georges révolutionnaire ».

Bref, voilà donc une Semaine des Outremers de sciences Ô qui s’affiche comme une incitation à venir découvrir autrement les territoires qu’elle représente.

Semaine des outremers
du 16 au 19 avril 2013
A Sciences Po Paris
27 rue Saint-Guillaume
75007 Paris

Juan de Marcos et Afro-Cuban All Stars s’arrêtent aux Banlieues Bleues, le 12 avril 2013

Le Festival Banlieues Bleues accueille Juan de Marcos et Afro-Cuban All Stars, le vendredi 12 avril à Villepinte. Ce rendez-vous sera la note cubaine de la 30e édition du festival.

Banlieues Bleues

Banlieues Bleues

Le Festival Banlieues Bleues, lancé depuis le 5 avril, se poursuit jusqu’au 26 avril avec un agenda fourni où le jazz s’offre aux publics dans toutes ses nuances. Un beau programme duquel on retiendra les prochains passages sur scène de Lizz Wright ou de Me’shell Ndegeocello. Côté rythmes latins, le public aura notamment la chance d’applaudir les Colombiens de Meridian Brothers, dont les rythmes salsa et plus globalement tropicaux, à la fois inventifs et imprégnés d’accents psychédéliques devraient agréablement surprendre, notamment les néophytes.

Mais ce ne sont seront pas les seuls représentants des rythmes latins puisque, ce vendredi 12 avril 2013, les Espaces V de Villepinte accueillent Juan de Marcos et les Afro-Cuban All Stars. Là, c’est une tonalité fondamentalement cubaine qui prédominera, avec une formation qui, on ne peut pas l’oublier, a compté dans ses rangs des figures comme Ibrahim Ferrer ou Rubén González. Aujourd’hui, elle poursuit sa destinée artistique : faire vivre et aimer la musique cubaine et ses nombreuses variantes si reconnaissables. Réussissant à la fois à exalter la force du son made in Cuba et le rapport des jeunes musiciens cubains avec ce patrimoine.

Né en 1996 du projet de Juan De Marcos González, Afro-Cuban All Stars franchit les années et les scènes du monde entier dans la peau d’un « orchestre unique au monde qui se consacre à la promotion de la musique cubaine et qui embrasse plusieurs générations et tous les styles musicaux. Au fil des ans, de nombreux musiciens de la bande sont devenus des stars internationales… ». Sur scène, Juan de Marcos, en porte-drapeau de cette musique mais surtout en chef d’orchestre, entraîne avec lui plus de vingt musiciens et chanteurs qui suivent le dessein de mettre en vedette le son traditionnel cubain. Un regard sur le passé musical de son pays qui n’empêche pas l’ouverture des portes de son orchestre et de sa musique aux jeunes musiciens cubains, histoire de maintenir la vivacité de celle-ci. Une démarche qui leur permet effectivement de présenter les rythmes populaires (rumba, mambo, timba, cha cha cha, salsa, etc.) qui ont fait connaître les musiciens du Buena Vista Social Club, mais qui en plus se caractérise par le maintien de la tradition avec pour force accompagnatrice des générations renouvelées de musiciens, comme avec le trompettiste Yoanny Pino Facenda ou le bassiste Alberto Pantaleon Loran. Un renouvellement qui vaut aussi pour le public cubain. Résultat : le big band intergénérationnel invite sur scène toute la musique cubaine, récolte le succès qui, année après année, l’incite à poursuivre la diffusion de la musique cubaine comme ce sera le cas avec la tournée européenne qui les conduit cette semaine à Villepinte et plus tard dans le mois à Vienne ou Amsterdam. Une transmission qui s’effectue aussi à travers les millions d’albums vendus depuis la création de l’orchestre.

Le concert du 12 avril à Villepinte offre l’occasion de vivre en live cette renaissance de l’âge d’or de la musique cubaine, qui a notamment connu de belles années dans les années 50, et enchante les oreilles des spectateurs de 2013 avec les ingrédients toujours renouvelés, qui lui prodiguent des couleurs actuelles et vont encore en ravir plus d’un.

Juan de Marcos et Afro-Cuban All Star
Vendredi 12 avril, à 20 h 30
Les Espaces V
93420 Villepinte

Sonny Troupé et James Germain pour un week-end caribéen au Baiser salé à Paris

Les racines afro de James Germain et le jazz de Sonny Troupé, assurément caribéennes, monopoliseront le week-end du public du Baiser salé dès le vendredi 12 avril 2013.

Le Baiser salé affiche une nouvelle soirée sous le signe de la Caraïbe avec deux rendez-vous successifs de représentants de la dynamique des acteurs de la musique caribéenne, James Germain et Sonny Troupé.

James Germain

James Germain

C’est le concert de James Germain qui ouvrira cette soirée du vendredi 12 avril à partir de 19 h 30. En compagnie de plusieurs musiciens, dont Bago, Thierry Vaton ou encore Thierry Fanfant, par ailleurs eux-mêmes acteurs de la scène musicale caribéenne, il proposera au public parisien de découvrir la marque de son troisième album : Kréol Mandingue. Une sortie enregistrée à Bamako et dans laquelle l’artiste haïtien « revisite les chansons traditionnelles de son pays et les « habille » de sonorités et de voix africaines« , dévoilant ainsi « la fusion de deux cultures qui sonne comme une évidence« .

Sonny Troupé, qui aura déjà reçu le public le vendredi 12 avril pour une première présentation de son premier album, va lui aussi bien s’entourer pour divulguer ce « Voyages et Rêves », pour lequel l’accompagnent ceux qui forment avec lui le Sonny Troupé Quartet : Gregory Privat (Piano), Mike Armoogum (Basse, voix) et Olivier Juste en alternance avec Arnaud Dolmen (Tambour ka, voix). Une ambiance qui correspond bien à ce fils de la Guadeloupe qui propose un album « ou le gwoka – musique traditionnelle de la Guadeloupe – occupe la place centrale« , à partir duquel, fort de ses rencontres avec d’autres artistes et d’autres styles musicaux « tels que la soul, l’électro, la jungle ou le métal« , il élabore sa propre esthétique que le public est invité à découvrir lors de deux soirées au Baiser salé à Paris.

Au programme du week-end du Baiser Salé
Vendredi 12 avril 2013 à 21 h 30
Jazz caribéen, de Sonny Troupe Project

Samedi 13 avril 2013, 19 h 30
« Afro-caraïbe »
James Germain, Kréol Mandingue

Vendredi 12 avril 2013, 21 h 30
Jazz caribéen, de Sonny Troupe Project

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  • Marie-Andrée Ciprut: Bel article !... J'y étais et je peux témoigner de son authenticité....
  • Marius CATORC: Je suis très heureux de constater que le travail colossal accomplit par Bernard ASCAL, pour la réalisation et la sortie en 2008 du double CD sur "CAH...
  • Vanmai Jean: Cher Daniel, Ta persévérance commence à "payer"... Malgré l'hostilité des "intellectuels bien pensants" sur le même sujet ! Bravo !...
  • Alain LAPLACE: Un grand merci à Daniel Jonas Rano qui a orienté ma lecture vers ce poète humaniste guyanais dont j'ignorais qu'il était co fondateur du mouvement de ...
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