Créole fusion à Marseille, samedi 17 septembre 2011 à l’espace Sénac

Deux associations basées à Marseille, Mamanthé et Couleurs Cactus, présentent l’événement Créole fusion, une manifestation qui vise à mettre en lumière, le temps d’une journée, quelques aspects de la culture caribéenne. L’année des outre-mer offre une nouvelle fois l’occasion aux acteurs associatifs, déjà dynamiques sur le terrain, de se mobiliser. Rendez-vous le samedi 17 septembre 2011, de 16 h 30 à 22 h, à l’espace Sénac.

« Créole fusion vous propose le temps d’une soirée de poser la question de la pluralité de la société créole, de la complexité de sa construction, des influences de cette diversité sur la musique, les arts plastiques, la gastronomie… Et de découvrir quelques facettes de la culture créole en dégustant certaines spécialités musicales et culinaires… Le projet Créole Fusion est né de la lecture du roman de Yollen Lossen La peau sauvée, publié en 2010 aux éditions L’Harmattan. En retraçant l’histoire de ses ancêtres venus d’Europe et d’Afrique, la narratrice nous fait découvrir un monde à la fois cruel et gai, un monde où la résistance et l’espoir sont de rigueur pour survivre. On y découvre des personnages atypiques, parfois révoltants, parfois attachants. On y retrouve des termes créoles mais aussi des traditions propres à la culture antillaise, dont certaines se sont perdues. Ce roman est un vrai retour aux sources, qu’elles que soient nos origines… »

Au programme
La peau sauvée
: rencontre littéraire avec Yollen Lossen autour de son roman La peau sauvée

La peau sauvée, l’histoire d’une enfance : « je suis une métisse, une sang-mêlé, une chabine née dans la violence, d’un père blanc et d’une mère noire. Chabine ! J’habite ce mot qui me ramène jusqu’à mon enfance, avec le souvenir précis d’instants délicieux partagés avec ma mère… Yollen Lossen est originaire de la Martinique. »

Têtes de Nègres – Exposition de Françoise Sémiramoth
Têtes de nègres
, on ne peut qu’être Noir pour pouvoir utiliser cette expression ou alors ce sera pour désigner ces confiseries dont nous nous régalions enfants… L’expression appartenant à ce qu’il peut y avoir de plus incorrect politiquement parlant. C’est bien évidemment la raison pour laquelle je choisis de la mettre en exergue. Exposition de l’artiste plasticienne Françoise Semiramoth, d’origine guadeloupéenne, dont une partie du travail aborde la question de l’héritage familial et de l’identité.

Jazz créole avec Serge Lossen, musicien de jazz d’origine guadeloupéenne : Serge Lossen, auteur-compositeur, flûtiste-saxophoniste-clarinettiste, est originaire de la Martinique. Il a notamment participé à la création de l’orchestre Malavoi. Au saxophone, il revisite les standards du jazz de la Nouvelle Orléans, berceau de la musique afro-américaine.

Concert de Gwoka avec le groupe Massilia Ka : le groupe Massilia ka est né de la complicité de trois frères et sœurs originaires de Guadeloupe, unis autour de la même passion. Formés par l’académie du Ka en Guadeloupe, ils bénéficient ensuite de l’enseignement des grands Maîtres Henri Délos et Armand Achéron. À leur tour, ils œuvrent aujourd’hui à la transmission de cet héritage culturel.

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