Saint-Laurent du Maroni : un mois de commémoration de la seconde abolition de l’esclavage en Guyane, du 10 mai au 10 juin 2011

A la date du 10 mai, journée commémorative de l’abolition de l’esclavage en France (22 mai en Martinique, le 27 mai Guadeloupe et le 10 juin en Guyane), la ville de Saint-Laurent lancera la cinquième édition du mois de la commémoration de la Seconde Abolition de l’Esclavage en Guyane. Une manifestation unique en son genre qui se traduit par une prise en compte didactique et pédagogique de l’histoire et de l’esclavage.

Cette année, deux personnalités, Maryse Condé et Française Vergès, seront en Guyane pour enrichir les réflexions et prendre part auprès des plus jeunes aux débats toujours fertiles autour de cette commémoration. Elles multiplieront les rencontres et les conférences en intervenant notamment auprès des collégiens et des lycéens. Deux publics que l’organisation saint-laurentaise, la direction des affaires culturelles et de la cohésion sociale, a choisi de cibler. Il s’agit pour les plus jeunes, comme pour l’ensemble des communautés, « de célébrer leur devoir de mémoire, de se réapproprier un pan très important de leur histoire, notamment en Guyane, de leur humanité, et de regarder leur histoire telle qu’elle a été. »
Maryse Condé, ancienne présidente du comité pour la mémoire de l’esclavage, évoquera avec ses jeunes interlocuteurs un sujet qu’elle a eu à explorer dans ces romans. L’auteure aborde les conséquences de l’esclavage sur l’Afrique dans Ségou, dans Moi, Tituba sorcière… Elle nous fait vivre le parcours d’une fille d’esclave et les révoltes d’esclaves à la Barbade. Elle rencontrera des enfants de Saint-Laurent mais aussi d’Apatou, de Mana, d’Awala-Yalimapo durant toute une semaine, comme le fera aussi Françoise Vergès. Cette dernière, historienne et politologue, à qui l’on doit des ouvrages comme La Mémoire enchaînée–Questions sur l’Esclavage, L’Homme prédateur-Ce que nous enseigne l’esclavage sur notre temps, prendra notamment part à un débat sur les 10 ans de la Loi Taubira. La députée, initiatrice de la loi de 2001 qui reconnaît la traite négrière comme un crime contre l’humanité, compte au nombre des personnalités invitées pour ce mois de la commémoration.

Exposition, soirées thématiques, spectacles de danse, projection de films (Le Défi des Tembés ; Noirs, l’identité au cœur de la question noire ;Des Noirs et des hommes, etc.), théâtre et de nombreuses animations se succèderont durant quatre semaines jusqu’au jour officiel de commémoration en Guyane. Ainsi, de nombreuses associations se mobiliseront aux côtés de la municipalité.

Découvrez l’ensemble du programme du mois de la commémoration en ligne sur e-karbe ou sur le site officiel.

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