Roger Toumson, spécialiste des littératures caribéennes, à Paris

L’écrivain Roger Toumson, reconnu comme spécialiste des littératures caribéennes, tiendra deux conférences à la maison de l’Amérique latine, le lundi 18 avril 2016 à Paris, à l’invitation de l’Institut du Tout Monde.

L’Institut du Tout Monde propose deux conférences ayant pour toile de fond la littérature caribéenne. Ces conférences, qui se tiendront lundi 18 avril 2016 à la Maison de l’Amérique latine à Paris, s’inscrivent dans le cadre des cycles « Penser la Caraïbe, penser le monde » et « Le Chant du monde ». Une double séance très spéciale emmenée par Roger Toumson, universitaire et personnalité avertie de la littérature caribéenne. Parmi ses ouvrages, La transgression des couleurs. Littérature et langage des Antilles (XVIIIe, XXe siècles), qui est selon son auteur « la description des étapes successives de la formation de l’évolution et de la maturation du discours littéraire antillais de langue française ».

Roger Toumson en conférence à Paris
Roger Toumson occupe une place à part dans le monde universitaire antillais. Biographe et précurseur d’un commentaire éclairé de l’œuvre d’Aimé Césaire (on se souvient de son Aimé Césaire, le Nègre inconsolé), il est aussi celui qui, professeur émérite de l’Université Antilles-Guyane, a toujours su concilier une acuité de la littérature antillaise à une inscription fondamentale de son intelligibilité dans l’esthétique littéraire et la culture caribéennes. Alliant philologie, anthropologie et philosophie, c’est par une approche plurielle que Toumson n’a cessé au gré des années, d’explorer cette identité caribéenne et ses problématiques fondées sur la disparité, le multilinguisme et le binôme racines-ouverture. Une exploration à laquelle il importe d’ajouter l’esthétique, puisqu’il est l’auteur d’une anthologie de la peinture guadeloupéenne.

Le poète Toumson a quant à lui su porter un regard neuf sur sa Guadeloupe natale, comme en témoigne le souffle qu’anime La lyre et l’archet, écrin d’une parole nourrie des espaces archipéliques et d’une tension conciliée. Une œuvre poétique qui dit l’omniprésence déclamée en une géographie éclatée à la recherche de sa mesure propre, celle que portent une pensée dense et une sensibilité ample.

« Penser la Caraïbe, penser le monde » et « Le chant du monde »
19 h – 20 h : « Penser la Caraïbe, penser le monde »
« Problématiques de l’identité culturelle dans les champs historico-anthropologiques de la Caraïbe »
Thématiques abordées :
– Les littératures caribéennes constituent un ensemble complexe et largement diversifié où langues, structures, thèmes et systèmes signifiants formels – francophones et créolophones, hispanophones, anglophones ou néerlandophones – se juxtaposent, se superposent ou s’entrecroisent en des synthèses inédites, disjonctives, conjonctives ou alternatives.
– Historiques et anthropologiques, les discours littéraires caribéen ont pour objet commun l’examen critique des structures de l’identité qu’une certaine philosophie du sujet, de la nature et de l’histoire, héritée de la Renaissance et du Siècle des Lumières à fait prévaloir, entre identité et différence, diffère ce et répétition.
– Les concepts d’identité ici invalidés ou à l’épreuve légitimés -identité raciale, identité culturelle, identité politique – font l’objet de l’analyse.

20 h – 21 h : « Le chant du monde »
« Le système poétique caribéen : imaginaires, structures, symboliques »
Thématiques abordées :
– Les invariants du système poétique caribéen, écritures, imaginaires, symboliques
– Les paradigmes de l’île, de l’archipel et du continent
– Le poème cartulaire, configuration de la carte maritime
– Quelques couples emblématiques cités en exemples : Jacques Roumain/Aimé Césaire, Nicolas Guillen/Pedro Mir, Pablo Neruda/Manuel Rueda, Derek Walcott/Brathwaite, Saint-John Perse/Édouard Glissant.

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