« Encres mêlées d’outre-mer » et « Librairie du sud » au Salon du livre 2012

La littérature japonaise et les auteurs japonais ainsi que la ville de Moscou seront cette année à l’honneur au Salon du livre 2012 de Paris qui se déroulera su 16 au 19 mars prochain. Quatre jours durant lesquels devraient défiler de nombreux lecteurs dont ceux qui s’intéresseront à l’actualité littéraire des Caraïbes. L’occasion leur en sera fournie avec la présence de l’espace Encres mêlées d’outre-mer réunissant notamment des auteurs de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane. Autre présence des Caraïbes avec la « Librairie du sud » de l’Institut français (Hall 1 / Stand U74) dont la programmation prévoit notamment le lancement de l’ouvrage sur Patrick Chamoiseau de Samia Kassab-Charfi. Le centenaire de la naissance de Léon-Gontran Damas trouvera aussi sa place dans le programme des événements avec notamment un spectacle poétique pour lequel on retrouvera la comédienne Mylène Wagram.

Damas feu sombre © awa production
Damas feu sombre © awa production

Ce 32e salon du livre de Paris représente donc avant tout une occasion unique d’aller à la rencontre de vingt prestigieux auteurs japonais parmi lesquels le prix Nobel de littérature Kenzaburô Ôé le dimanche 18 mars, ou encore de s’intéresser de près à la littérature russe contemporaine en profitant des rencontres et des auteurs présents. Outre l’invitation faite à Moscou dans le cadre de ce salon, l’événement convie aussi cette année de nombreux auteurs de mangas que les inconditionnels retrouveront au sein du Manga Square, une zone qui abritera une exposition consacrée à Naruto. Mais le Salon, c’est aussi chaque année des dizaines de rencontres et de débats, près de 40 pays et plusieurs régions de France venus faire connaître les protagonistes de leurs scènes littéraires. Les régions les plus éloignées de l’Hexagone disposeront d’un espace réservé qui s’affichera cette année comme celui des Encres mêlées d’outre-mer, où les lecteurs auront accès aux dernières parutions des auteurs de leur région dans les rayons de la « librairie des outre-mer » tenue par la librairie générale Jasor. Au sommaire des Encres mêlées d’outre-mer, une alléchante programmation de tables rondes, de rencontres et d’événements mettant en exergue le capital création des auteurs venus de Martinique ou de Guadeloupe et également des Guyanais parmi lesquels Léon-Gontran Damas, l’un des fondateurs du mouvement de la Négritude dont on fête cette année le centenaire de la naissance.

« Léon-Gontran Damas, trois fleuves dans les veines », samedi 17 mars à 18 h
Autour, d’Yves Chemla, des auteurs retraceront et analyseront le parcours particulier de celui en qui Césaire voyait « le premier poète nègre moderne » (La transgression des couleurs, de Roger Toumson). Parmi les auteurs invités à participer à cet échange autour de l’œuvre et de l’itinéraire de l’auteur : Ernest Pépin, Daniel Maximin ou encore Elie Stephenson, mais également Catherine Lepelletier et Sandrine Poujols, auteures toutes deux de publications inspirées des écrits de Léon-Gontran Damas. La première, Rhapsodie Jazz pour Damas, la présente comme « une biographie fictionnelle éclaire des épisodes connus et moins connus de la vie de Léon Gontran Damas, le poète, l’essayiste, l’homme politique, l’universitaire ». La seconde, spécialiste de l’œuvre de Damas, a notamment préfacé la réédition de Black Label, recueil de poésie de Damas sorti en 1956.

À l’issue de la rencontre, le spectacle Damas, feu sombre offrira la possibilité d’interroger autrement la pensée du poète. Après Léon-Gontran Damas a franchi la ligne en 2011, la comédienne Mylène Wagram et Frédérique Liebaut, metteur en scène, proposeront un montage libre autour de « poèmes de Léon Gontran Damas, extraits des recueils Pigments, Névralgies, Graffiti, Black label ». Sur scène, le musicien argentin Pablo Contestabile accompagnera Mylème Wagran.

Cette rencontre et ce spectacle viennent s’inscrire dans le dense programme qui est consacré au centenaire de Léon-Gontran Damas, surtout en Guyane où tout au long de l’année les actions se succéderont. Au Salon, bien d’autres aspects de la littérature caribéenne seront abordés à travers plusieurs sujets et avec divers écrivains du monde littéraire et des personnalités de la vie culturelle : « Écrire pour le cinéma », avec Osange Silou-Kieffer ; « Lire sans l’écriture ? » avec Anne Lescot ; ou encore « Dépasser l’exotisme ? », avec Suzanne Dracius.

Encres mêlées d’outre-mer fait aussi une place aux jeunes lecteurs qui iront à la « rencontre d’auteurs de BD et Manga d’outre-mer ».

La Caraïbe à la Libraire du Sud
L’Institut français accueillera de nombreux écrivains de la Caraïbe « afin de mieux partager la richesse de ces cultures ». Les auteurs haïtiens seront une nouvelle fois présents avec le lauréat 2012 de Las Casas de las Americas 2012, Gary Victor, et James Noël, l’un des lauréats de l’Académie de France à Rome (Villa Médicis).

La Caraïbe sera également à l’ordre du jour avec la présentation le 17 mars du livre de Samia Kassab-Charfi, auteure de nombreuses études sur Saint-John Perse, Édouard Glissant et aussi sur Patrick Chamoiseau à qui elle consacre son dernier livre. Co-édité avec l’Institut français, son livre consacré à Chamoiseau et à son œuvre « convie à la découverte de cette œuvre puissamment nourrie de la source créole et porteuse d’un véritable engagement politique et social. Une lecture au fil de laquelle se dessinent les multiples facettes de Patrick Chamoiseau, polémiste, « Marqueur de paroles » et « Guerrier de l’imaginaire », qui tient à « demeurer à chacun de [s]es gestes sous l’aube claire d’une éthique » et pour qui « les histoires ne servent qu’à habiller l’indéchiffrable du monde », selon l’Institut Français. Patrick Chamoiseau et bien entendu Samia Kassab-Charfi seront présents à la Librairie du Sud, stand U74 samedi 17 mars à 19 h 30 pour le lancement du livre.

Renseignements pratiques
Léon Damas, trois fleuves dans les veines
Samedi 17 mars à 18 h – Salle Nota Bene (Y69)

Rhapsodie Jazz pour Damas, de Catherine Lepelletier
Roman éditions Idem, 2012

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