Maryse Condé marque la rentrée littéraire avec son roman « En attendant la montée des eaux »

Philippe Vallet a consacré sa chronique littéraire du 9 octobre sur France-Info, Le livre du jour, au dernier livre de Maryse Condé, En attendant la montée des eaux. Le roman, paru en août 2010 et qui fait aussi l’objet de deux articles sur chroniquesdelarentreelitteraire.com (voir en bas de page), s’articule autour de personnages hauts en couleurs et se déroule sur des terres et des thèmes chers à l’écrivaine guadeloupéenne. Le livre est « traversé par les destinées de trois personnages, entre l’Afrique, les Antilles et Haïti. Trois hommes liés par une indéfectible amitié et qui se débattent pour s’affranchir de leur passé ».

L’auteure de La Traversée de la mangrove, Les Belles Ténébreuses, Désirada, entre autres, et lauréate de nombreux prix littéraires a encore une fois marqué cette rentrée littéraire avec ce livre plein d’humanité où l’on retrouve des personnages passionnants et une histoire captivante.

Résumé du livre
Babakar est médecin. Il vit seul avec ses souvenirs d’une enfance africaine, d’une mère aux yeux bleus qui vient le visiter en songe, d’un ancien amour, Azelia, disparue elle aussi, et autres rêves de jeunesse d’avant son exil en Guadeloupe, berceau de sa famille. Mais le hasard ou la providence place une enfant sur sa route et l’oblige à renoncer à sa solitude, à ses fantômes.

La petite Anaïs n’a que lui. Sa mère, une réfugiée haïtienne, est morte en la mettant au monde, lui léguant sa fuite et sa misère. Babakar veut lui offrir un autre avenir. Ils s’envolent pour Haïti, cette île martyrisée par la violence, les gouvernements corrompus, les bandes rebelles, mais si belle, si envoûtante. Babakar recherche la famille d’Anaïs, une tante, un oncle, des grands-parents peut-être, qui pourraient lui raconter son histoire. Mais Babakar ne rencontre personne et ne peut compter que sur lui et sur ses deux amis Movar et Fouad. Des hommes qui lui ressemblent, exilés, solitaires, à la recherche d’eux-mêmes et qui trouvent à Haïti des réponses à leur quête, un lieu de paix au milieu des décombres.

La chronique de Philippe Vallet sur France Info a été diffusée le samedi 9 octobre et reste disponible à l’écoute sur le site de la station.
Sur chroniquesdelarentreelitteraire.com, En attendant la montée des eaux fait l’objet de deux chroniques pertinentes qui conseillent la lecture du roman :
– la première, publiée le 24 août 2010, décrit un « roman à tiroirs explorant le passé de plusieurs personnages, récit complexe à plusieurs voix […] permet au lecteur de voyager aussi bien en Afrique qu’aux Antilles…« .
– la seconde en date du 12 octobre donne lieu à un autre avis convaincant : « mais si je n’avais fait que passer devant ce livre, je ne me serais pas douté du sujet du roman. Et j’aurais eu tort, car j’ai passé un très bon moment… ».

Maryse Condé, En attendant la montée des eaux (août 2010), chez Lattès – 19 euros

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