Festival Musiques métisses… et notamment jamaïcaines

Le festival Musiques métisses a ouvert son édition 2014 avec un programme toujours très ouvert sur le monde avec Ibrahim Maalouf, The Skints, Ayo, Fanfaraï et immanquablement des passages dans les musiques de la Caraïbe, jusqu’au dimanche 8 juin.

Le festival Musiques métisses, ce sont trois scènes, plus d’une vingtaine de spectacles, un village gratuit « placé sous le signe de la fête, de la découverte et des métissages« , des animations hors les murs et des occasions de découvrir le blues du Sahara, l’afrobeat ou encore les rythmes du Cap-Vert. L’événement, qui accueille 40 000 festivaliers sur trois jours, a ouvert sa nouvelle édition le vendredi 6 juin avec notamment, sur la grande scène, Ibrahim Maalouf, Family Atlantica et le Jamaïcain Winston McAnuff. De quoi mettre bien en jambes les festivaliers qui, en dehors de la musique, se voient proposer un programme Littératures Métisses fait de rencontres, de conférences et de dédicaces. Pour ce qui est de la musique, Winston McAnuff ne sera que le premier représentant de la Caraïbe puisqu’au cours de la même soirée le groupe haïtien Boulpik, récent auteur de l’album Konpa Lakay dont nous parlions sur e-Karbé, passera sur la scène musicale le Mandingue entre Fanfaraï (la plus atypique du Maghreb) et Simangavole dont l’énergie sur scène réussi à apporter modernité au maloya traditionnel. Les six musiciens de Boulpik poursuivent ainsi leur périple européen pour partager un « répertoire est constituée de leurs propres compositions qu’ils chantent avec la cadence nostalgique des troubadours, le souvenir de leur province natale, l’amour et les difficultés de la vie de tous les jours et l’espoir irraisonné d’un meilleur avenir ».

Winston McAnuff, dit Electric Dread et Fixi, l’accordéoniste
« Le tandem convoque rock musette, reggae, soul, blues, afrobeat ou maloya. Plutôt que l’addition des genres, il privilégie la fusion, pour mieux s’affranchir des codes et les transcender. La venue des deux complices à Musiques Métisses prend donc ici tout son sens. L’occasion pour le public de découvrir leur nouvel album A New Day et de vibrer au cours d’un set qui promet d’être enflammé. Un vrai bonheur, un voyage au cœur d’un Eldorado musical ».

Les 7 et 8 juin, les festivités se poursuivront avec notamment celle du samedi qui verra se succéder trois artistes sur la grande scène, trois femmes différentes en styles et en rythmes Maya Kamaty, Akua Naru et Ayo. Pour retrouver la Caraïbe, il faudra se planter devant la grande scène le dimanche pour apprécier dès 20 h 30 The Jolly Boys, les maîtres de mento, musique originaire de la Jamaïque. « Ce groupe a bercé des soirées privées innombrables et fait le tour du monde, laissant une marque indélébile sur tous ceux qui les ont entendus ». Et des sons made in Jamaïque, il en sera encore question lors de cette soirée avec les Londoniens de The Skints et leur ska nouvelle génération et Danakil, représentant la scène reggae française.

Contes et littérature
Le festival permet aussi l’évocation d’autres domaines de la culture. Ainsi, le dimanche après-midi à 17 h 30, l’auteur-illustrateur guadeloupéen Alex Godard entraînera les plus jeunes dans l’univers des contes de Guadeloupe. Il sera justement dès ce vendredi aux côtés d’Alain Mabanckou et de Daniel Maximin pour parler de la littérature avec « Au cœur de l’enfance ». Daniel Maximin, l’auteur de Aimé Césaire, frère-volcan, sera le principal intervenant pour la rencontre « Aimé Césaire : père de la Négritude, fils de l’île et « frère–volcan ». D’autres rencontres sur les littératures métisses ou la pensée de Césaire réuniront les auteurs invités du festival.

Moments choisis du festival
Vendredi 6 juin
Grande scène
22 h : Winston McAnuff retrouve Fixi, l’accordéoniste de Java
Scène musicale Mandingue
Boulpik
Littératures Métisses
19 h 30 – Au coeur de l’enfance : avec Alex Godard, Alain Mabanckou et Daniel Maximin, animé par Bernard Magnier

Samedi 7 juin
15 h 30 – Île Maurice, Karukera, Marie-Galante / Je, tu, îles, c’est l’enfance : avec Alex Godard, Daniel Maximin et Amal Sewtohul, animé par Bernard Magnier
19 h 30 – Aimé Césaire : père de la Négritude, fils de l’île et « frère–volcan » : avec Daniel Maximin, animé par Gérard Meudal

Dimanche 8 juin
Grande scène
20 h 30 – The Jolly Boys
22 h – The Skints
23 h 45 – Danakil

Misticric
17 h 30 – Contes de Guadeloupe par Alex Godard

Littératures Métisses
15 h 30 – Césaire, un phare, un modèle… un poète : avec Alex Godard, Alain Mabanckou et Daniel Maximin, animé par Georges Monti
17 h 30 – 1914/2014, Cent ans de Négritude ? : avec Alain Mabanckou et Daniel Maximin, animé par Bernard Magnier
19 h – Écrire, dessiner à Lyon avec Marie-Galante dans ses crayons : avec Alex Godard, animé par Gérard Meudala

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