Haïti : le 12e festival Quatre Chemins se poursuit

Le 12e festival Quatre Chemins se poursuit à Port-au-Prince en Haïti jusqu’au 28 novembre. La création artistique et la culture sont au centre de l’attention avec, en cette année 2015, pour invitée principale la comédienne et conteuse Paula Clermont Péan.

12e festival Quatre Chemins
12e festival Quatre Chemins

Pour son directeur artistique Guy Régis Jr, « Port-au-Prince accueillera des installations, des conférences philosophiques, des lectures, des mises en espaces, des performances, des novembre spectacles en tout genre, des centaines d’heures d’ateliers, de workshops, autour d’un invité local, Paula C. Péan en croisement avec une dizaine de créateurs internationaux ». Jusqu’au 28 novembre le festival Quatre Chemins met la création au centre de l’attention dans la capitale haïtienne.

Des invités venus d’Afrique du sud, de France, de Porto-Rico, des Pays-Bas et des spectacles, conférences, lectures, etc. qui font de cette édition du festival Quatre Chemins un événement qui « marque un grand tournant » pour cette année 2015.

Paula Clermont Péan, invitée du festival
Paula Clermont Péan est comédienne, metteure en scène et conteuse. Dans son travail de création, elle tente d’établir la jonction/connivence entre la danse, la musique et le théâtre. Co-auteure et metteure en scène du film Cantate pour deux généraux produit par Jean Rouch au Musée de l’Homme à Paris, co-metteure en scène de Mémoire insulaire (spectacle haïtiano- dominicain présenté à l’exposition universelle de Séville en 1992), Paula monte des pièces et adapte des contes populaires haïtiens au théâtre. Elle interprète aussi les rôlesclefs dans Bobomassouri (1984) et Kaselezo (1985) de Frankétienne, jouées au théâtre Beaubourg à Paris, à l’auditorium du Plateau et au théâtre de l’Uquam à Montréal, en Guadeloupe et à la Martinique.

Elle a réalisé et mis en scène des créations telles que Ces îles qui marchent (1992), Litanie au crépuscule (1997), Le Chant de la canne (1998), Le Cri de la terre (2001), Aux chants des oubliées (2001). En 2005, elle est l’une des trois haïtiennes nominées pour le Prix Nobel de la paix. Dans le cadre du projet « Croisons les arts entre Haïti et la France », elle vient de concevoir et de mettre en scène une création inspirée de Sa Majesté des Mouches de William Golding.

Parmi les spectacles programmés
À la croisée des îles, 24, 25 novembre 2015, Fokal, 18 h
Inspirée de « Sa majesté des mouches », de William Golding et adaptation et mise en scène de Paula Clermont Péan
A la croisée des îles, une tentative de libération par l’imaginaire. Ils errent là, au fond de la cour des miracles, ces oubliés de l’existence, sans-toits, exclus, que la rue loge comme elle peut. L’abandon s’écrit-il ? Ou mieux, se décrit-il ? Une loi dicte leur destinée. Celle d’un rêve et d’un imaginaire projeté sur le mur du théâtre pour les faire exister et magnifer en un geste de beauté.

Contre toute attente, de Corine Fleurot, mise en scène de Sylvie Pourcel et interpretation : Béonard Monteau, Sachernka Anacacis
26 et 27 novembre, Institut Francais d’Haïti, 18 h
L’écriture de Corinne Fleurot, est une fable simple qui met en scène deux jeunes adolescents dans une décharge publique. Derrière cette apparente simplicité se posent des questionnements essentiels de vie. Sa pièce aborde les thèmes du temps qui passe, de la personnalité, de l’identité, comment se distinguer et ne pas faire comme les autres en faisant progresser notre monde, mais aussi les thèmes de la récupération et de l’élimination des déchets.

Ce que j’appelle oubli, de Laurent Mauvignier, avec Olivier Coyette
28 novembre, Pyepoudre, 18 h
Quand il est entré dans le supermarché, il s’est dirigé vers les bières. Il a ouvert une canette et l’a bue. À quoi a-t-il pensé en étanchant sa soif, à qui, je ne le sais pas. Ce dont je suis certain, en revanche, c’est qu’entre le moment de son arrivée et celui où les vigiles l’ont arrêté, personne n’aurait imaginé qu’il n’en sortirait pas. Cette fction est librement inspirée d’un fait divers, survenu à Lyon, en décembre 2009. Olivier Coyette avait lu cette pièce lors de l’édition 2014 du Festival 4 Chemins. Il reviendra cette année, sans le livre en main, avec la pièce Ce que j’appelle oubli créée.

Conférences « Désordres dans la ville » et Lectures « Lire les dramaturgies contemporaines caribéennes »
Mardi 24 novembre, Fokal,
10 h : Festival Quatre Chemins 2016 : Frontières Haïti et République Dominicaine
16 h : « De toute la terre le grand efarement » de Guy Régis Jr

Mercredi 25 novembre
16 h : « Au gré de ta mémoire », de et par Ketsia Vaïnadine Alphonse

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