Le festival OutreMerVeille au Tarmac, à Paris, du 21 au 24 février 2012

Solitudes Martinique, de Véronique Kanor
Solitudes Martinique de Véronique Kanor

Le Tarmac scène internationale francophone, à Paris, accueillera à partir du mardi 21 février 2012 la deuxième édition du festival OutreMerVeille. Parmi les rendez-vous au programme, Solitudes Martinique, de Véronique Kanor, et une conférence-lecture, évocation par Daniel Maximin, proposée sous le titre « Léon-Gontran Damas : Feu sombre toujours… »

Du 21 au 24 février, la seconde édition du festival Outre-Mer-Veille prendra place au Tarmac,  avenue Gambetta dans le 20e arrondissement de Paris. Au programme, Accidents (Marionnettes) du théâtre des Alberts de  Martial Anton de l’île de la Réunion, mais aussi Solitudes Martinique une performance poétique de la journaliste et réalisatrice Véronique Kanor.

Solitudes Martinique de  Véronique Kanor
Sur scène, deux écrans géants s’interpellent. Bouts de films  et photographies ricochent de l’un à l’autre. Face aux  images, une lectrice-chef d’orchestre cherche un sens à sa  condition de femme noire et met la Martinique en point  d’interrogations plurielles. Photos, vidéos, voix, bande-son…
Dans ma tête, il y a trop de miettes de Martinique. Il y a une toile d’araignée sur mon cœur, lequel n’en finit plus de rabougrir à force de chagriner d’amour.
Je suis cette fille mal-debout en elle-même. Je suis celle qui se met en marche, en marche arrière, en marche intérieure, en mode Martinique pour un grand ménage. Mais comment se débarrasser de l’écho de mots d’amour, de l’écho de photos de vacances et de volcans en berne ? Comment revenir au pays ?
En descendant un morne à pied, un jour de pluie ? En enfilant un tee-shirt rouge un jour de grève ? En savourant des bananes, en bouffant tous les hommes des yeux ? Et peu importe que ceux-ci comme celles-là soient pollués !
Je suis cette fille debout dos à vous, dans une expérience de pict-dub poetry, et j’ouvre en grand mon livre de comptes déréglés. Sur scène, 2 pages blanches s’allument. Bouts de films et photographies s’inscrivent sur l’une et l’autre. Face aux images allumées d’une Martinique personnelle, la fille à présent bien-debout va parler-parler-parler comme on frotte-frotte-frotte une culotte de grand-mère : sans ménagement.

Léon-Gontran Damas : Feu sombre toujours… évocation par Daniel Maximin
Conférence-lecture, 24 février 2012 : Léon-Gontran Damas : Feu sombre toujours…
Léon-Gontran Damas est né le 28 mars 1912 à Cayenne, en Guyane. Longtemps muet dans son enfance, il est décédé à New York le 22 janvier 1978, des suites d’un cancer de la langue. Entre ces deux mutismes s’est élaborée son oeuvre : Bégaiements de poésie crayonnés sur les murs du silence, de l’oppression et de l’indifférence. Homme fantasque et pathétique, sarcastique et tendre, blessé et sentimental, amoureux de l’amour, tourmenté à tire d’elles, il fut tout au long de sa vie un médiateur de poésie, la sienne et celle de tous les autres.

Mardi 21, mercredi 22 et jeudi 23 février 2012, 20 h
Solitudes Martinique
10 euros la place.

Vendredi 24 février 2012
Léon-Gontran Damas : Feu sombre toujours… : évocation par Daniel Maximin, avec Martine Maximin et Dominique Michel.
Entrée libre sur réservation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *