Lewoz au festival Danses et Continents Noirs jusqu’au 17 novembre 2012

Le festival Danses et Continents Noirs, qui se déroule chaque année dans la région toulousaine, propose plusieurs manifestations autour de la danse mais surtout « des spectacles pour découvrir, valoriser, restaurer et partager les richesses du patrimoine des Danses Noires« . L’édition 2012, qui marque les 20 ans du festival, accueille des danses et des artistes issus de la Caraïbe du 22 octobre au 17 novembre 2012.

FESTIVAL DANSES ET CONTINENTS NOIRS - 2012
FESTIVAL DANSES ET CONTINENTS NOIRS - 2012

Parmi les spectacles de cette année, On t’appelle Vénus de la compagnie e Difé Kako de Chantal Loïal, sera présenté le 30 octobre lors de ce grand rendez-vous qui « conserve ses fondamentaux : mémoire, patrimoine, création dans une édition qui conjugue célébration, réflexion, rassemblement », tel que l’annonce James Carlès, directeur du festival. Un solo dans lequel on retrouve la chorégraphe guadeloupéenne dans le rôle de la Vénus Hottentote, Saartjie Baartman. La lecture de son histoire a donné vie à ce projet chorégraphique qui « se veut donc une ode à la féminité et au-delà l’ode d’une femme noire à toutes les femmes. C’est un solo chorégraphique traité comme un télescopage entre différents mondes. Etant issue moi-même d’une société antillaise aux clivages prégnants, engendrée dans une violence historique et une violence sur les corps, j’ai un rapport intime avec la question du métissage qui y est posée à chaque instant par la rencontre entre esthétiques des deux mondes… ».

La Caraïbe sera également au festival Danses et Continents Noirs à travers un spectacle participatif qui mettra en vedette le Lewoz, le rassemblement traditionnel de la Guadeloupe où se retrouvent « initiés, percussionnistes, chanteurs, danseurs, dans une ronde d’expression (lawonn) autour des différents rythmes de la musique gwoka tel que le toumblak, le kaladja, le mendé, le woulé… ». Pierre Serin (Tipyè), le musicien, et Emmanuel Blancus, au chant, mèneront la danse. Le premier est notamment « considéré comme l’un des plus grands solistes gwoka de sa génération » et le second est « le chanteur le plus accompli de la culture guadeloupéenne. Il magnifie le gwoka dans ce qu’il a de plus grand et de plus noble« . Deux personnalités dont le talent et les travaux donnent de la résonance à la culture guadeloupéenne : le 31 octobre, ils profiteront de ce « rassemblement emblématique » pour inciter les spectateurs à participer et à improviser autour du « gwoka, la forme musicale née en Guadeloupe de l’apport des cultures africaines emmenées par les esclaves au 17e siècle ».

Mister Ex est un spectacle chorégraphié par Wayne Barbaste, originaire de Trinité-et-Tobago. Installé en France depuis 1985, il a créé la compagnie Calabash et son spectacle qui sera présenté à La Fabrique Culturelle. Un spectacle qui s’inscrit bien dans le principe de ce festival, avec un solo qui « exprime les traces d’empreintes multiples. Le corps se présente comme le vecteur d’un passé. Celui d’un homme noir au confluent des cultures occidentale et africaine. Le corps s’affirme moteur de son présent en une danse métissée de son héritage jazz et de son inscription contemporaine. Ce monologue dansé pose ici le mouvement comme passeur vers une identité libre, nourrie de son histoire et de sa pluralité culturelle et dont la facture s’imprègne de toute la singularité ; d’une introspection personnelle et intime ».

La programmation du festival, ce sont aussi des compagnies de James Carlès, de Vincent Mantsoe, de Carolyn Carlson ou encore de Mark Tompkins qui participent une manifestation qui « se décline en spectacle, actions de sensibilisations et d’éducation artistique« . Comme notamment le Black’n’Blues de la compagnie Mark Tompkins, autour du festival, dont le spectacle « s’inspire de la tradition des minstrel shows et du blackface du 19e siècle aux Etats-Unis » dans une « mise en scène de personnages opposés et contradictoires – Blanc-Noir, homme-femme, maître-esclave – interroge avec légèreté et panache les notions de race, de classe et de genre ».

L’édition 2012 compte également d’autres événements et rendez-vous comme l’exposition « Du Cake Walk au Hip-Hop » de Sonia Schoonejans qui se tient également dans le cadre de ce 20e anniversaire jusqu’au 14 novembre à l’Espace des Diversités et de la Laïcité. Adultes, enfants et adolescents peuvent également participer à des stages de danses, afro-cubain, de dancehall, jazz, etc.

Mardi 30 octobre 2012
On t’appelle Vénus, par la compagnie Difé Kako
MJC Roguet – 9 rue de Gascogne / 31300 Toulouse

31 octobre 2012
Lewoz
, avec Pierre Serin et Emmanuel Blancus
MIX’ART Myrys
12 Rue Ferdinand Lassalle / 31 200 Toulouse

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *