« Miles et mes danses de mauvais nègre » : samedi 30 mai au Domaine de Fonds Saint-Jacques

Sous le titre Miles et mes danses de mauvais nègre, la compagnie Christiane Emmanuel présente le samedi 30 mai à 20h, au Domaine de Fonds Saint-Jacques en Martinique, un spectacle inspiré des trajectoires et identités créatrices de deux personnalités : Aimé Césaire et Miles Davis.

Miles et mes danses de mauvais nègre
Miles et mes danses de mauvais nègre

Aimé Césaire figure de la littérature, Miles Davis personnalité emblématique du jazz et de la musique, sont, à travers leurs œuvres et créations, à l’origine de la pièce chorégraphiée par Christiane Emmanuel. Dans Miles et mes danses de mauvais nègre, la compagnie qui porte le nom de la chorégraphe martiniquaise et « inscrit sa ligne artistique dans un langage chorégraphique résolument contemporain et caribéen et puise sa source dans l’idiosyncrasie martiniquaise et caribéenne » utilise  l’éloquence de la poésie d’Aimé Césaire et celle du jazz sensible de Miles Davis afin de les traduire dans une même pièce. Un spectacle où l’on retrouve bien sûr la musique de Miles Davis, mais également celles de James Brown, Billie Holiday et Janis Joplin, pour accompagner les mots et les sensibilités contemporaines de deux personnalités qui ont su livrer leurs impressions sur les injustices du monde, à voir à la Purgerie au Domaine de Fonds Saint-Jacques.

Miles et mes danses de mauvais nègre
Deux hommes, deux génies incontournables du XXe siècle, l’un musicien (Miles Davis) né au sein d’une famille bourgeoise afro américaine, l’autre (Aimé Césaire) poète et écrivain , chantre de la Négritude. Deux rebelles, deux écorchés vifs : l’un utilise sa trompette, l’autre sa plume.

Inlassablement ils dénonceront chacun à leur manière les oppressions en utilisant la puissance incantatoire des images et des sons. Rejetant tout carcan, fut-il académique ou idéologique. Tout au long de sa carrière, nonobstant les critiques, Miles Davis refusera d’être le représentant d’un seul courant musical, issu du hard bop, il donnera naissance au jazz « cool » puis atteindra sa pleine maturation au cours de sa période électrique ». Aimé Césaire refusera d’être l’instrument au service d’une idéologie et de toutes les thèses esthétiques imposées.

La poésie d’Aimé Césaire d’abord solaire (Cahier d’un Retour au Pays Natal, Soleil Cou Coupé) deviendra ensuite volcanique (Ferrements, Moi Laminaire). Ne dit-on pas d’ailleurs que sa poésie est péléenne ? Miles utilisera son instrument à la manière d’un volcan, y soufflant au début un son rond et chaud apaisant comme des rayons luminescents (la période cool) pour ensuite y cracher une lave incandescente (la période électrique, Bitches).

Deux voix, deux cris de révolte.

Miles et mes danses de mauvais nègre
Domaine de Fonds Saint-Jacques – Centre Culturel de Rencontre
Infoline : 05 96 69 10 12
Tarif plein : 20 euros
Tarif réduit : 10 euros

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