L’Acoma d’Edouard, une émission spéciale en hommage à Édouard Glissant, sur France Ô samedi 17 septembre

Pour rendre hommage à l’écrivain et poète Édouard Glissant, mort en février 2011, Marijosé Alie et Daniel Picouly ont convoqué un plateau d’invités fourni. Ensemble, ils évoqueront la figure de ce penseur engagé en faveur du respect de l’autre et de ses différences, créateur des concepts d’antillanité, de créolisation et de Tout-monde.

L’Acoma d’Édouard, une émission spéciale en hommage à Édouard Glissant, accueillera sur France Ô, le samedi 17 septembre à partir de 22 h 30, de nombreux personnalités, amis, proches et connaissances parmi lesquels : l’écrivain Patrick Chamoiseau, les journalistes Edwy Plenel et Laure Adler, le chercheur et musicien Jacques Coursil, l’artiste plasticienne Federica Matta, ou encore des politiques comme Dominique de Villepin et Christiane Taubira.

Lors de l’émission présentée par Marijosé Alie et Daniel Picouly, ils retraceront le parcours du penseur martiniquais architecte du Tout-monde. Les rencontres et hommages se sont multipliés depuis sa disparition en début d’année et toujours revient l’universalité de son concept. Dans un billet publié sur Médiapart, Edwy Plenel met en avant cet aspect de son discours : « Glissant est le poète, le narrateur et l’inventeur, du Tout-Monde, ce monde inextricablement un et multiple, monde commun et partagé qui ne serait pas d’addition ni d’uniformisation, mondialité libératrice des lieux communs de la mondialisation marchande. Créolisation du monde, pensée archipélique, philosophie du tremblement, éloge de la trace et de l’échappée, refus de l’esprit de système et de modèle, des immobilités et des fixités, du Grand Un et du Grand Même : l’œuvre de Glissant est, par son style, sa musique, ses couleurs, une réponse aux globalisations dominatrices, injustes et inégales ». Édouard Glissant, c’est aussi l’homme engagé qui avait observé le chaos-monde, compris la transformation du monde et sa créolisation, qu’a bien connu Patrick Chamoiseau, avec qui il a par exemple s’est adressé à Barack Obama au lendemain de son élection l’invitant à mener une « réflexion entre poétique et politique » sur ses actions futures dans L’intraitable beauté du monde. Patrick Chamoiseau qui, au cours d »un l’hommage prononcé lors de la veille culturelle, confessait : « … j’ai l’impression qu’un acoma de cent mille ans s’est effondré, qu’à Sainte-Marie, qu’au Lamentin, et qu’ici au Diamant, et même dans chaque parcelle de cette fixe tragédie qu’est le pays réel, un pan de paysage s’est laissé envahir par cette brume des déroutes que craignent les pêcheurs, et qu’il y a une solitude irrémédiable qui accable le guerrier –, mais je sais aussi que wè mizè pa mô, que les vérités meurent mais que le vivant reste, et donc que l’acoma n’a jamais été aussi puissant… ».

Le rencontre entre ces différentes personnalités fournit une nouvelle occasion de replonger dans son discours si accompli.

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