Les Amérindiens Wayana de Guyane sur France Ô

France Ô, dans le cadre de l’émission « Ô bout du monde », diffusera le lundi 25 janvier prochain, à 22 h 40, le documentaire « Tribale poursuite : En terre wayana ». Son réalisateur, Damien Boyer, s’est attaché à découvrir la culture et le mode de vie d’une des six ethnies amérindiennes vivant encore en Guyane. Son témoignage à hauteur d’hommes s’avère sympathique et parfois même touchant.

Au cours d’un voyage de treize mois, Damien Boyer, charpentier de métier âgé de 26 ans, a voulu découvrir les tribus indigènes des pays qu’il a traversés. Partir loin pour créer des amitiés proches, tel était son objectif lorsqu’il décida, à 26 ans, de s’envoler pour l’autre bout de la planète, sac au dos et caméra au poing. Au-delà d’un simple carnet de voyage, son parcours s’avère avant tout une leçon de vie en cinq étapes auprès de cinq tribus.

Dans le documentaire qui sera diffusé par France Ô ce samedi 25 janvier à 22 h 40, « Tribale poursuite : En terre wayana », il présente son séjour en Guyane où il a fait connaissance des Wayana, une des six ethnies amérindiennes qui peuplent la Guyane. Trois sont installées sur le littoral et trois autres vivent dans la forêt. C’est le cas des Wayana, installés dans plusieurs villages au bord du fleuve Maroni.

Au quinzième siècle, la région était peuplée par des dizaines de milliers d’Amérindiens répartis en une cinquantaine d’ethnies. En moins de 200 ans, les Amérindiens ont été décimés par les maladies européennes, l’esclavagisme et les conflits avec les colons. Aujourd’hui, par exemple, la communauté Wayana ne compte plus que 1 500 membres.

Damien Boyer choisit de passer son séjour à Twenke où sa bonne humeur va faire écho à celle de ses hôtes. Sa quête l’a en effet amené à rencontrer des hommes et des femmes aux destins touchants. Le partage et l’amitié sont au cœur de sa démarche : avec une curiosité naturelle, il réussit à nous faire vibrer au rythme de cette tribu pas si éloignée de nous.

Ainsi, il s’est rendu dans l’atelier d’Ayema, un artiste qui réalise des ciels de case. Résultat d’un savoir-faire transmis d’une génération à l’autre, les ciels de case sont traditionnellement accrochés dans la hutte communautaire pour chasser les mauvais esprits et assurer la protection du village, des habitants et de l’environnement.

Puis le réalisateur est invité à partager le quotidien de Jean-Marie et de sa famille. Ce jeune pêcheur est le seul de son village à avoir délaissé la traditionnelle pirogue en bois pour une coque en aluminium, plus légère, qui permet d’économiser du carburant. Il a également abandonné la pêche à la nivrée, qui consistait à « empoisonner le poisson avec une liane » et utilise un fruit dont raffolent les coumarous.

Si Jean-Marie est heureux de vivre dans son village natal, il est pourtant inquiet. Le fleuve nourricier est la proie des orpailleurs illégaux qui utilisent du mercure afin de fixer l’or avant de le rejeter dans l’eau. Ils bouleversent ainsi la faune et la flore et, au final, risquent de rendre malades les riverains. Pour y faire face, les Wayana ont décidé de prendre les choses en main pour protéger leurs droits et leurs terres face aux orpailleurs alors que l’administration française met du temps à apporter les réponses adaptées.

Enfin, Damien est invité à participer à une soirée festive pour laquelle il aura même l’occasion de préparer le traditionnel cachiri, boisson à base de manioc fermenté grâce à la salive. Il présente un autre documentaire de sa série « Tribale poursuite », consacré à une tribu africaine, et ses hôtes se reconnaissent dans les valeurs humaines qui la définissent.

Le documentaire de Damien Boyer, en illustrant avec ouverture d’esprit le mode de vie actuel des Wayana, entre tradition et modernité, en valorisant la fraîcheur simple des rencontres et la joie de découvrir, atteint sans conteste son objectif : prouver qu’au-delà des conditions matérielles dans lesquelles vivent les peuples des tribus les plus reculées, ils sont humains avant tout.

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