Nouveaux Regards 2026 : la vitalité des récits caribéens au programme

Le festival Nouveaux Regards place une nouvelle fois la Guadeloupe au cœur des imaginaires caribéens. Cinq jours de mise en lumière de la création cinématographique de la Caraïbe à apprécier du 25 au 29 mars 2026.

Du 25 au 29 mars 2026, la Guadeloupe accueille la 9e édition du festival Nouveaux Regards. Un rendez-vous permanent du calendrier culturel, revendiquant « un territoire d’imaginaires partagé »,au sein duquel dialoguent les récits du bassin caribéen avec ceux du reste du monde.

La Guadeloupe, carrefour d’images et de récits
Avec 45 films issus de 20 pays, l’édition 2026 poursuit son exploration des écritures cinématographiques contemporaines. Enraciné dans un territoire caribéen pluriel, le festival s’affirme comme une vitrine de la création guadeloupéenne et une plateforme ouverte aux imaginaires venus d’ailleurs. La programmation, marquée par une majorité de réalisations portées par des femmes, traduit une volonté affirmée de faire émerger des récits singuliers et puissants.

Cette ouverture se matérialise également par des collaborations internationales, à l’image du partenariat avec le festival Cinemania de Montréal et la présence de son directeur général Guilhem Caillard. Une manière de confirmer à la fois l’attention portée au monde tout en évoquant la singularité régionale et le dialogue avec d’autres scènes cinématographiques.

Une compétition au cœur des dynamiques régionales
Au centre de la programmation, la compétition caribéenne propose une cartographie sensible des imaginaires régionaux. Fiction, documentaire, courts et longs métrages interrogent les notions d’identité, de mémoire, de transmission et de modernité. Cette année « la compétition met en lumière des récits venus de Guadeloupe, Martinique, Guyane, Haïti, Cuba, Curaçao, Suriname, Barbade, Jamaïque et des Bahamas, révélant la richesse et la vitalité des imaginaires de ces territoires » à travers des genres et des narrations très différentes.

Douze courts-métrages de fiction et huit documentaires concourront, donnant lieu à sept prix, parmi lesquels le prix du jury du meilleur documentaire, le prix du meilleur court-métrage Antilles-Guyane, le prix du meilleur court-métrage Caraïbes ou encore le prix Poté ganm meilleur scénario.

Côté courts-métrages de fiction, la sélection réunit notamment Night shift, thriller de Lynda d’Alexis ; The roads we travel, drame de Mary Cecilia Walker ; la fiction d’aventure de jeunesse Fort Buku signé Loëlle Monsanto ; ou encore, dans le registre de l’horreur, Las, Fiya de l’artiste visuel et cinéaste Kat Anderson. Ainsi, les courts-métrages sélectionnés interrogent, chacun à leur manière, les incertitudes et péripéties qui traversent les sociétés : mémoire, transmission, modernité ou construction identitaire. Le festival met également en avant une diversité des genres cinématographiques, traduisant ainsi la vitalité narrative des créateurs.

Dans la sélection documentaire, les propositions venues d’Haïti, de Guyane, de Martinique, de Cuba, de Guadeloupe, des États-Unis et de Curaçao composent un ensemble où l’enquête intime croise le geste politique, confirmant le caractère unique de ce rendez-vous cinématographique guadeloupéen.

Dialogues, transmissions, expériences partagées et plateforme pour la création
Au-delà de la compétition, le festival déploie une programmation hors compétition mêlant expériences inédites, séances pédagogiques et rencontres. Parmi les moments forts, le Caribbean Block Party, conçu comme un « moment festif et fédérateur », s’articulera autour du documentaire Dave Chappelle’s Block Party de Michel Gondry, une occasion d’expérimenter en images la circulation des cultures populaires.

Dans un autre registre, la projection en avant-première de Un chemin vers la liberté de Yaa et Jepherson Guillaume, consacré à l’histoire du planning familial de la Guadeloupe, inscrit le festival dans une démarche de transmission et de dialogue entre générations. À travers débats et rencontres, l’association Cinémas d’Ici et d’Ailleurs (ACIA) qui porte le festival poursuit son travail de construction d’un récit commun reliant publics et territoires.

Une plateforme pour la création et les professionnels
La présence de personnalités issues de différents champs artistiques et intellectuels au sein des jurys, parmi lesquelles Stéphanie Melyon Reinette, Camille Varenne, Kelly Sinnapah Mary, Julien Beramis ou Thibaut de Longeville, témoigne de la volonté du festival de croiser les regards sur les œuvres en compétition et de continuer à enrichir les échanges entre territoires et imaginaires.

Dans cette même dynamique, la NR Academy, forum professionnel qui revient encore cette année, renforce l’engagement des organisateurs pour le développement et le rayonnement de l’audiovisuel caribéen. Ateliers, conférences et masterclasses réuniront producteurs, créateurs, diffuseurs et acteurs du secteur, favorisant la circulation des projets et des talents.

La Guadeloupe, scène ouverte des imaginaires caribéens
Le festival investira trois lieux emblématiques de la vie culturelle guadeloupéenne : le Mémorial ACTe à Pointe-à-Pitre, le Palais de la Culture Félix Proto aux Abymes et le Café Papier de Baie-Mahault, qui accueillera notamment le Caribbean Block Party.

Plus qu’un simple événement cinématographique, Nouveaux Regards s’impose comme un temps fort structurant l’agenda culturel caribéen, une invitation permanente de la Guadeloupe à la Caraïbe et même bien au-delà. Du 25 au 29 mars 2026, le festival attend public et professionnels pour célébrer la création caribéenne et continuer à tisser, film après film, les contours d’un imaginaire partagé.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *