Le 21 avril 2026, la Gaîté Lyrique accueille Diaspologies #4 – Zouk is not dead, une rencontre animée par Laure Togola autour d’un genre souvent annoncé en déclin. Entre héritage et réinventions contemporaines, cette conversation propose de revisiter l’histoire et les mutations du zouk, à travers celles et ceux qui le font vivre aujourd’hui.
Le 21 avril 2026, la Gaîté Lyrique accueille à Paris la quatrième édition de Diaspologies, une série de rencontres portée et animée par la programmatrice Laure Togola. Intitulée Diaspologies #4 – Zouk is not dead, cette conversation s’inscrit dans un cycle plus large, dont la première édition s’est tenue le dimanche 12 octobre 2025 : Diaspologies se définit comme « une série de conversations ouvertes autour des cultures créées par la diaspora africaine et caribéenne », un espace de réflexion où musiques, héritages et mutations culturelles dialoguent.
Au cœur de cette nouvelle édition, présenté comme un « marqueur d’une époque, le zouk s’est imposé comme un genre musical français à part entière malgré les résistances auxquelles il a été confronté ». Longtemps enfermé dans des représentations réductrices, il partage avec d’autres courants issus des diasporas une forme d’incompréhension critique. « Comme le coupé-décalé ou le R&B – explorés dans nos premières éditions de Diaspologies – il a longtemps été réduit à des stéréotypes ; sa finesse, sa diversité et sa complexité esthétique sont systématiquement sous-estimées ». C’est précisément cette vision simplifiée que la conférence cherche à déconstruire.
Dès lors, une question s’impose et structurera les échanges : « assiste-t-on réellement à son déclin depuis le début des années 2000, ou plutôt à une mutation silencieuse ? » L’histoire et l’évolution du genre obligent effectivement à comprendre comme il s’est transformé et si cette transformation est bien réelle.
Zouk : d’un âge d’or à une nouvelle génération
Pour y répondre, les échanges s’appuieront aussi sur celles et ceux qui font évoluer ces sonorités aujourd’hui. Du néo-zouk porté par Aya Nakamura à la kreol pop incarnée par E.sy Kennenga, qui célèbre actuellement ses 25 ans de carrière et revendique cet héritage, en passant par Maurane Voyer dont la voix et les compositions traduisent la richesse de ses influences où le zouk, l’afro-beat, la pop, le konpa se croisent et racontent une identité musicale plurielle, entre héritage et modernité. Le genre se réinvente pour raconter une identité musicale plurielle et enracinée comme c’est également le cas avec Nesly, programmée au Caribbean Summer Festival 2026. Toute une palette d’artistes qui brouillent les frontières, expérimentent, et participent à redéfinir les contours d’un genre en constante évolution. Pour évoquer toutes ces dynamiques du genre, Laconi, l’un des visages de cette génération à la croisée des influences afro-caraïbéennes et urbaines, viendra nourrir les discussions de son expérience d’artiste et de producteur.
Les discussions porteront notamment sur ces dynamiques contemporaines : comme la façon dont les artistes d’aujourd’hui s’approprient le zouk, sur les appellations appropriées entre néo-zouk, kreol pop, etc. ou encore sur la nécessité de préserver une histoire musicale unique tout en accompagnant ses transformations.
Une rencontre qui s’annonce fructueuse car elle dépasse la simple nostalgie. Elle interroge la transmission, la mémoire et l’avenir d’une musique profondément liée à des trajectoires diasporiques. Pour les héritiers de Kassav’, le zouk représente bien plus qu’un genre : un langage, une identité qui continue de se réaffirmer. Depuis les années 1980 et l’émergence du groupe, le zouk n’a cessé d’évoluer. Loin d’avoir disparu, il s’est transformé, hybridé, diffusé dans d’autres esthétiques. Des événements contemporains comme Yardland devrait en témoigner en juillet 2026 à Paris, révélant un genre vivant et toujours capable de surprendre.
Avec la participation de Jahni Joisin, Guylaine Cléry et de Laconi Diaspologies #4 – Zouk is not dead propose ainsi de retracer cette trajectoire et de questionner l’empreinte durable du zouk sur la musique française. Une invitation à écouter autrement et à reconnaître toute la richesse d’un patrimoine musical encore en pleine écriture.