Festival « America molo man » à Saint-Laurent du Maroni en Guyane

Le festival America molo man se tiendra durant huit jours à Saint-Laurent du Maroni en Guyane, au cinéma le Toucan. Il promet huit jours de rencontres et de projections au centre desquelles le thème toujours si pertinent des terres amérindiennes.

America molo man
America molo man

Du 12 au 19 octobre 2013, « la question des terres amérindiennes sera abordée sous le regard de différents réalisateurs, du Canada au Chili, en passant par le Guatemala, le Brésil, le Paraguay et bien sûr la Guyane », un sujet qui donnera aux participants l’opportunité d’examiner un autre controverse actuelle : « comment concilier développement économique et respect des terres amérindiennes ? » Comme objets de réflexions : onze documentaires, sept fictions, des rencontres et des expositions.

Parmi les invités, plusieurs réalisateurs qui iront à la rencontre du public, comme Philippe Goyvaertz (Quand la terre brille : mines d’or et violences sociales au Guatemala), Christophe Coello (Retour en terre Mapuche), Yves Sioui Durand (Mesnak) ou encore Michel Serrier (Olino ka’namon, celles qui façonnent l’argile, Sanpula). Après une soirée d’ouverture consacrée au Chili avec la projection de Retour en terre Mapuche et l’inauguration de l’exposition Wayanas, d’autres soirées spéciales s’enchaîneront, axées sur l’agriculture intensive, le Canada ou la Guyane. Elles permettront ainsi d’entraîner les cinéphiles dans l’histoire à travers le parcours de Dave qui va à la rencontre de son passé à Kinogamish (un nom imaginaire afin de laisser la possibilité de s’identifier au personnage) ; dans les drames liés à la spoliation des Amérindiens comme l’aborde le film de Marco Bechis ; dans les luttes avec le personnage de Sebastian dans Même la pluie ; ou encore le quotidien d’une potière à Mana.

Un seul festival où les sujets approchés paraissent tellement nombreux : environnement, identité, conflits qui impliquent les populations amérindiennes dans plusieurs pays d’Amérique du sud, image des Amérindiens dans le secteur du cinéma, etc. Des films mais aussi des conférences pour approfondir les débats avec les représentants des organisations ou communautés améridiennes de Guyane comme Alexis Tiouka, spécialiste des droits des peuples autochtones, qui parlera du « foncier chez les Amérindiens de Guyane » le jeudi 17 octobre, ou encore Jocelyn Thérèse, qui se penchera sur « l’extinction des droits ou reconnaissance des droits des peuples autochtones ? Le cas des peuples autochtones du Nord et d’Amazonie », le vendredi 18 octobre.

L’exposition Wayanas de Dominique Darbois constituera l’un des points d’orgue du festival. Issue des rencontres cinématographiques de Guyane 2013, cette exposition crée l’événement, puisque « en exposant pour la première fois ces clichés dans la zone même où ils ont été pris, la photographie pourra peut être remplir un autre rôle : celui de nourrir la mémoire d’un peuple d’images de son passé et de ses ancêtres ».

Le programme
Samedi 12 octobre
18 h 45 – Retour en terre Mapuche (Christophe Coello et Stéphane Goxe) / Séance suivie d’une rencontre avec le réalisateur.
21 h – No (Pablo Larraín)

Dimanche 13 octobre
16 h : Reel Injun (Neil Diamond)
18 h : Quand la terre brille : mines d’or et violences sociales au Guatemala (Philippe Goyvaertz) / Séance suivie d’une rencontre avec le réalisateur.
20 h 30 – Elefante Blanco (Pablo Trapero)

Mardi 15 octobre
18 h 30 – L’Essence de la Terre : les Mayas face aux agro carburants (Philippe Goyvaertz) / Séance suivie d’une rencontre avec le réalisateur.
21 h – Frozen River (Courtney Hunt)

Mercredi 16 octobre – Agriculture intensive au Paraguay et dictature en Argentine
18 h 30 – El impenetrable (Daniele Incalcaterra)
21 h – El premio (Paula Markovitch)

Jeudi 17 octobre – Brésil et le Barrage de Belo Monte
18 h – Kayapo : out of the forest (Michael Beckham)
19 h 15 – Les invisibles de Belo Monte (François Xavier Pelletier)
21 h – La Terre des hommes rouges (Marco Bechis)

Vendredi 18 octobre – Spécial Canada
16 h – Les filles de Shimun (Laure Morali)
18 h – Voyage en mémoires indiennes (Jo Béranger, Doris Buttignol)
21 h – Mesnak (Yves Sioui-Durand) / Séance suivie d’une rencontre avec le réalisateur.

Samedi 19 octobre : Spéciale Guyane
16 h – Documentaires sur les Kali’na, en présence du réalisateur Michel Serrier
Olino ka’namon
Sanpula
Les 7e jeux Kali’na (Marc Barrat)
18 h 30 – Dirty Paradise (Daniel Schweizer)
Séance suivie d’une rencontre avec plusieurs représentants des communautés amérindiennes
21 h – Même la pluie (Icíar Bollaín)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *