Jocelyne Béroard en dédicade en Guadeloupe pour son livre « Loin de l’Amer »

Jocelyne Béroard sera à Petit-Bourg en Guadeloupe le 20 avril pour une séance de dédicaces à l’occasion de la sortie de son autobiographie « Loin de l’Amer » parue aux éditions Le Cherche-Midi récemment.

Au fil de plus de 300 pages, Jocelyne Béroard retrace le parcours inouï d’un groupe devenu iconique, Kassav’. La chanteuse revient sur le rayonnement de la culture créole, les joies, les souffrances, le quotidien des Antillais originaires de toutes petites îles dont, par la magie du verbe, elle fait exploser les contours. Les lecteurs découvrent ainsi les tribulations d’un groupe qui n’ont rien d’un long fleuve tranquille.

Ce livre dévoile le parcours d’une femme entêtée qui, en déviant d’une trajectoire bien tracée, a inspiré toute une génération aux yeux de laquelle elle est devenue, à juste titre, une icône. Jeune fille de bonne famille où il était de bon ton de jouer du piano et de pratiquer un français perlé, Jocelyne Béroard n’était pourtant pas destinée à une carrière artistique et à une vie de bohème.

Étudiante en pharmacie, c’est à Paris qu’elle renouera avec ses racines, dans le tourbillon un brin révolutionnaire des années 1970.

« Loin de l’amer », Jocelyne Béroard, Bertrand Dicale
Avec Kassav’, elle a fait zouker le monde entier, chanté dans des stades bondés, vécu des tournées improbables, vendu des millions d’albums et collectionné les disques d’or. Seule chanteuse de ce groupe légendaire, Jocelyne Béroard raconte pour la première fois la saga Kassav’, l’invention d’un son, l’affirmation d’une langue, les succès comme les mové jou et les palpatra. Pendant plus de quarante ans, elle avancera kolé seré, pour citer l’un de ses tubes, avec des musiciens devenus des amis de toute une vie.

Ces pages sont aussi celles d’une femme qui prend le temps de se raconter : l’enfance à Fort-de-France, les vidés du carnaval et les cours de piano, la pêche aux ouassous dans les rivières, la danse classique, les discussions passionnées dans les résidences étudiantes en « France », les beaux-arts, la musique, ses débuts comme choriste. On y découvre une personnalité déterminée, résolue dans ses choix et ses combats en faveur de la culture créole, de l’égalité et de la fraternité.

Jocelyne Béroard chante la vie, chante l’amour. Elle chante aussi son pays, ses joies et ses souffrances, son histoire. Et a inspiré toute une génération, aux yeux de laquelle elle est devenue, à juste titre, une icône.

Loin de l’amer, Jocelyne Béroard, Bertrand Dicale
Éd, Le Cherche-Midi
320 pages, 19,50 euros

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