« Un goût de sapotille » souligne la singularité de la culture antillaise en milieu professionnel

Cécile Manijean est auteure de « Un goût de sapotille », roman au cours duquel le lecteur sonde les aspects contemporains de la société guadeloupéenne à travers l’entreprise.

Un goût de sapotille met en lumière des questionnements propres au monde de l’entreprise à travers les parcours de personnages évoluant au sein d’une société basée en Guadeloupe. Le roman engage le lecteur dans des réflexions plus globales sur l’épanouissement en milieu professionnel pour les acteurs principaux que sont les travailleurs. Avec ce premier roman, Cécile Manijean aspire à « enrichir les réflexions en cours et porter un réconfort, un soutien, une espérance, aux acteurs incompris du système ».

« Un goût de sapotille », par Cécile Manijean
Un goût de sapotille est un roman qui met en scène la vie quotidienne des salariés dans une entreprise fictive en Guadeloupe. À travers le prisme de la société antillaise, ce récit contemporain interpelle le lecteur sur l’ampleur des bouleversements générés par les technologies de l’information et de la communication dans le monde du travail et plus particulièrement, sur les risques de déshumanisation qui y sont liés, au détriment du bien-être quotidien des personnels.

Inès, jeune quadragénaire dynamique, a quitté la Guadeloupe quand elle avait six ans pour vivre en région parisienne avec sa mère. Après le décès de cette dernière et en réponse à un profond besoin d’enracinement, elle saisit l’opportunité d’une mutation dans une grande entreprise guadeloupéenne pour retrouver sa terre natale. Passionnée par la riche culture du pays qu’elle redécouvre, la jeune cadre fait preuve d’un optimisme communicatif dans les nouvelles missions qui lui sont confiées et tisse des liens forts avec ses collègues. Pourtant un après-midi, elle reçoit un SMS menaçant en créole. C’est le début d’une spirale qui va bouleverser sa trajectoire professionnelle et personnelle. Et si son univers ensoleillé s’effondrait ? Au fond, connaît-on vraiment celles et ceux que l’on côtoie au bureau jour après jour ?

Tout au long d’une intrigue finement distillée, la narration saisit des fragments d’existence de plusieurs salariés dans la diversité de leurs situations. Comme dans la vie réelle, ils s’expriment sur le vif, au gré des turpitudes de la vie en entreprise et des modalités du management en Guadeloupe. S’appuyant sur sa riche expérience de l’entreprise et de ses modes de communication, l’auteure souligne la singularité de la culture antillaise en milieu professionnel. Elle interpelle le lecteur sur l’urgence de repenser les voies du bien-être et pourquoi pas, du bonheur au travail.

« Un goût de sapotille », Cécile Manijean
Édité par la Société des Écrivains
278 pages, 22 euros

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