Le festival des TransAmazoniennes 2011 plante sa scène à Saint-Laurent du Maroni

Les TransAmazoniennes 2011, placées sous le signe Cultures & Résistances, s’installent à Saint-Laurent du Maroni. La world music fait l’événement tous les deux ans dans l’Ouest guyanais qui prend des couleurs internationales tout en mettant en valeur l’affluence d’artistes et les talents qui se révèlent dans cette région. Du live au sein du camp de la transportation et au cœur du Village chinois, 60 artistes venus du Sénégal, de Martinique, de Guadeloupe, du Surinam, de Jamaïque, du Japon, du Ghana ou du Brésil occuperont les lieux durant quatre jours, les 10, 11, 12 et 13 novembre 2011.

Lors de cette nouvelle édition, Julian Marley, N’Diaye Rose, Naby, Paille partageront l’affiche du festival avec des artistes guyanais révélés justement par cet événement, parmi lesquels Prince Koloni, Energy Crew, Damaniak et bien d’autres que le public accueille toujours avec enthousiasme. Il ne manquera pas de remarquer et de soutenir d’autres formations comme le groupe d’électro-jazz Komanti, mais également Little Guerrier qui trace aussi sa route en dehors de la Guyane. Un chanteur qui représente bien le dynamisme de la scène locale, avec des artistes imprégnés des rythmes urbains et qui savent se servir de la diversité qui les entoure. On retrouve dans leurs créations leur proximité avec les différentes langues qu’ils côtoient, comme justement Little Guerrier, l’attention qu’ils portent aux musiques qui traversent les fleuves qui bordent la Guyane, comme Chris Combette, ou encore l’oreille attentive que d’autres portent aux sons traditionnels pour les mêler aux influences contemporaines comme les Spoity Boys.

Les TransAmazoniennes réussissent à attirer l’attention sur la Guyane qui devient le temps d’un festival une place attractive où se concentrent jeunes talents, artistes réputés, représentants des médias et professionnels de la musique. Les organisateurs ont pris le parti  de révéler les artistes non seulement en Guyane, mais aussi au-delà. « Depuis les deux dernières éditions, le festival est aussi devenu un rendez-vous professionnel incontournable dans le milieu de la world music. Les TransAmazoniennes représentent aujourd’hui une véritable vitrine du paysage culturel et artistique du plateau des Guyanes, et se déroulent tous les 2 ans à Saint-Laurent du Maroni, à la frontière du Surinam, dans le Camp de la Transportation (ancien bagne). Ce festival se décline aussi comme un tremplin pour les jeunes talents guyanais émergents ; cette opération est devenue le cœur du festival, et les lauréats bénéficient d’un accompagnement professionnel pendant 2 ans… »

Les TransAmazoniennes in Saint-Laurent du Maroni, THE place to be
Le festival tente également de tracer la route vers plus de rencontres en mettant en place des résidences artistiques. Toutes les formes artistiques trouvent une place dans la programmation, qui verra également se dérouler plusieurs conférences axées sur le thème Cultures & Résistances. Ces rendez-vous, qui se tiendront au Toucan, toujours à Saint-Laurent du Maroni, réuniront des artistes, des réalisateurs, des professionnels pour lesquels il s’agira « d’analyser le rôle de la tradition à notre époque, et la façon dont les artistes, « descendants de cette diaspora marron », l’utilisent dans leur création contemporaine pour véhiculer leurs messages aujourd’hui ».

Moments forts de la programmation disponible sur transnewsexpress.com
Jeudi 10 novembre 201
Concert
Carbet musique au Village chinois à partir de 18 h
– Collectif Akufen
– Heartical

Projection/conférence
Salle le Toucan 18 h
Désert Rebel – Ishumars Les rockeurs oubliés du désert, documentaire de François Bergeron (France)

Vendredi 11 novembre 2011
Carbet musique au Village chinois, de 18 h à 21 h
– Jah Youth
– Natural sound

Caribean vibes, au Camp de la transportation, à partir de 21 h

– Sista Sony (Guyane)
– Inword(Caraïbes/Canada)
– Nomadic massive (Canada)
– Skandalyze (Guyane)
– Prince Koloni
– Ruben (Guyane)
– Little Guerrier (Guyane)
– Paille (Martinique)

Projection/conférence
Salle le Toucan 18 h
Le Premier Rasta, documentaire d’Hélène Lee (France)

Samdedi 12 novembre
Carbet musique au Village chinois, de 18 h à 21 h
Tamango & Kaoru Watanabe (Japon)
Spoity Boys (Guyane)

African vibes, au Camp de la transportation à partir de 21 h
N’Diaye Rose sons (Sénégal)
Papa Zon (Burkina)
Wanlov the Kubulor (Ghana)
Fondering (Guyane)
Naby (Sénégal)
Julian marley (Jamaïque)

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