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Audry Liseron-Monfils expose à la la Maëlle galerie

Le solo show d’Audry Liseron-Monfils, ouvert au public à partir du 11 mai prochain, est le nouvel événement inscrit à l’agenda de la Maëlle galerie. L’artiste guyanais s’expose jusqu’au samedi 15 juin 2013 à la galerie d’art contemporain sous le thème « Simplement gommer ».

Simplement gommer, exposition

Simplement gommer, exposition

« Une propension à l’expérimentation et à l’imprévisibilité » : c’est l’une des approches créatrices qui définit le parcours d’Audry Liseron-Monfils, déjà auteur d’installations qui invitent le public à mettre à l’épreuve la vision qu’il porte sur ses créations. Cette nouvelle exposition, intitulée « Simplement gommer », adopte une démarche différente : « gommer et conserver le geste est une manière d’accorder une importance au vide créé ».

Né en Guyane et évoluant en Martinique, Audry Liseron-Monfils figure parmi les artistes représentés par la Maëlle galerie qui, outre le rôle de promotion des artistes Caribéens, se pose en observateur actif et attentif du travail des artistes contemporains de cette région. Cette exposition personnelle, la quatrième de la galerie, réunira l’œuvre sur papier d’Audry Liseron-Monfils.

Simplement gommer, à voir jusqu’au samedi 15 juin 2013
Devant le fait de l’image, l’œil et la pensée ne peuvent se satisfaire de la seule représentation. La décision consiste à découvrir, à abstraire « la prétendue couverture », c’est-à-dire à procéder par un geste de retrait, d’autres diront d’érosion, de ce que la surface retient ou fixe. Altérer ainsi ce qui apaise le regard, ce que l’on reconnaît. Alors, le geste principal entrepris est celui de gommer, simplement gommer.

Qu’est-ce donc que gommer une image dessinée à la mine de plomb sur une surface de « reliance » ? Gommer délibérément une surface, un support, revient à provoquer une érosion, une usure. Mais on retient avant, en amont, l’idée d’écarter les particules constitutives d’une image pour favoriser l’avènement d’une autre image. Valorisant l’acte de gommer autant que les formes graphiques qui en résultent…

Audry Liseron-Monfils : après des études d’art en Martinique, puis en France métropolitaine, Audry Liseron Monfils a participé aux Ateliers 94 à l’Arc Mam Ville de Paris. Auteur de plusieurs performances dans le cadre d’expositions présentées en Europe, en Guyane, aux États-Unis et à la 9e Triennale de New Delhi, il est aussi lauréat de la Villa Médicis Hors les Murs (New York et Nouvelle-Orléans).

Simplement gommer, à partir du 11 mai 2013
Solo show d’Audry Liseron-Monfils
Maëlle Galerie, galerie d’art contemporain
Village Suisse 78 avenue
de Suffren – Face au 14 rue
Alasseur 75015 Paris

« Les insurgés de Cayenne » à revoir le vendredi 10 mai 2013 à minuit sur France 5

Le premier procès colonial à Nantes sera de nouveau à l’écran ce mois-ci sur France 5. Ce documentaire, qui revient sur l’histoire de la Guyane et de la politique coloniale de la France au début du 20e siècle, a été réalisé par Barcha Bauer. France 5 le rediffuse le vendredi 10 mai 2013 à minuit « à l’occasion de la Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage ».

Le réalisateur et documentariste qui a exploré l’histoire de la Guyane ou des Antilles en plusieurs occasions, comme récemment avec On a retrouvé le soldat Borical ou, plus en amont, avec La dissidence aux Antilles et en Guyane ou encore René Maran, l’éveilleur des consciences, a travaillé pour ce film sorti en 2009 avec André Bendjebbar. On y retrouve notamment les voix de Jean-Michel Martial et de Stana. Ce procès a également fait l’objet d’un colloque à Nantes en 2011.

Le 9 mars 1931 s’ouvrit à Nantes lors d’une session extraordinaire de la Cour d’Assises, un des plus grands procès de l’entre-deux-guerres. Douze hommes et deux femmes, citoyens français de Guyane, étaient jugés pour assassinat et pillages en bande. Ils devaient répondre de faits commis les 6 et 7 août 1928 au cours desquels six hommes trouvèrent la mort à Cayenne. Les quatorze accusés firent face à douze jurés de la Loire-Inférieure. Quel serait le verdict au bout de deux semaines d’audience ? Les avocats parisiens et, parmi eux, Henry Torrès et Gaston Monnerville, le futur président du Sénat, plaidèrent la non culpabilité. Ils montrèrent que les crimes perpétrés étaient la conséquence du trucage des élections. Les accusés ne voulaient qu’une chose : ne plus être considérés comme des citoyens de seconde zone. Ce film retrace la lutte d’hommes qui voulaient s’affranchir de l’esclavage politique et le combat des avocats qui dénoncèrent le système colonial.

Jean-Marie Tjibaou, Aimé Césaire et Gaston Monnerville sur France Ô le dimanche 5 mai 2013

Outre-mer en doc, sur France Ô, revient sur les parcours de trois personnalités qui ont contribué à écrire les différentes histoires de leur pays, en l’occurrence la Guyane, la Martinique et la Nouvelle Calédonie. Au-delà de leurs territoires géographiques respectifs, ils ont marqué l’histoire contemporaine française. Avec « Place des grands hommes », diffusé le dimanche 5 mai 2013 à partir de 15 h, France Ô retrace les récits de vie pas comme les autres de Jean-Marie Tjibaou, d’Aimé Césaire et de Gaston Monnerville.

Aimé Césaire, le nègre fondamental

Aimé Césaire, le nègre fondamental

Aimé Césaire, le nègre fondamental ; Jean-Marie Tjibaou, la parole assassinée ? et Gaston Monnerville, la mémoire retrouvée : trois films entre histoire et société qui apportent des éléments de compréhension des relations entre la France et les terres d’origine de ces trois personnalités politiques. France Ô revient sur les parcours de « trois hommes qui ont mené le combat pour une France riche, fraternelle et plurielle ».

Jean-Marie Tjibaou, la parole assassinée ? / Auteurs : Wallès Kotra et Gilles Dagneau – Réalisation : Gilles Dagneau
Wallès Kotra et Gilles Dagneau, auteurs de Jean-Marie Tjibaou, la parole assassinée ?, dépeignent le portrait du leader calédonien disparu le 4 mai 1989 à Ouvéa, et, à travers celui-ci, le paysage intellectuel de son pays et donc ce qui explique son engagement. Un combat politique qui a marqué les populations notamment aux Antilles et en Guyane, avec un rôle central dans la fondation et la vie du FLNKS, puis la place de leader du gouvernement provisoire de Kanaky à partir de décembre 1984 et enfin le signataire des Accords de Matignon, autant de circonstances qui ont jalonné la vie de Jean-Marie Tjibaou et font l’histoire de la Nouvelle-Calédonie.

A partir d’archives inédites et de témoignages de proches, « La parole assassinée » retrace l’itinéraire du jeune Jean-Marie Tjibaou, du sacerdoce au combat pour l’indépendance kanak. Un combat politique que Tjibaou a toujours placé sous le signe de la culture. Fondateur en 1984 et leader du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste), vice-président du Conseil du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, signataire des Accords de Matignon, Jean-Marie Tjibaou est assassiné le 4 mai 1989 lors de la cérémonie coutumière en hommage aux victimes de la grotte d’Ouvéa. Le film témoigne d’un engagement sans faille, de la réflexion d’un leader lucide qui tente de jeter les bases de l’économie kanak de demain mais surtout de la solitude d’un homme sage expliquant aux militants le long processus vers l’Indépendance.

Aimé Césaire, le nègre fondamental / Auteur, François Fèvre – Réalisation : Laurent Chevallier et Laurent Hasse
2013 est l’année Césaire, en l’occurrence celle du 100e anniversaire de sa naissance et la rediffusion de ce documentaire vient s’ajouter aux nombreux moments qui accompagnent ces mois de commémoration. Sorti en 2007, le film raconte Césaire et sa relation avec la ville de Fort-de-France dont il fut maire durant 50 ans. L’itinéraire de la destinée du poète resté des années au service de ses concitoyens.

Ce petit homme-là a reçu la reconnaissance des plus grands. Écrivain, poète, dramaturge, il est l’inventeur du terme ’négritude’. Figure politique de gauche, il fut maire de Fort-de-France pendant cinquante-six ans. A 94 ans, Aimé Césaire consacrait encore toute son énergie à ses concitoyens de la Martinique. Les réalisateurs de ce film ont accompagné sur le terrain celui qui, au crépuscule de sa vie, conservait intacts sa réflexion, ses convictions et son engagement pour la fraternité des peuples et la dignité du sien.

Gaston Monnerville, la mémoire retrouvée – Réalisation : André Bendjebbar
Le Guyanais Gaston Monnerville fut le deuxième personnage de l’État : c‘est l’un des aspects du parcours de cette figure politique que passe en revue le film d’André Bendjebbar. L’homme d’État est également celui qui a joué à Nantes en 1931 un rôle de premier ordre dans le procès éminemment politique des insurgés de Cayenne, lors duquel il effectuera une plaidoirie qui marquera le jury.

Qui se souvient aujourd’hui de Gaston Monnerville, qui fut à une époque le deuxième personnage de l’État ? Il occupa, de 1947 à 1968, le fauteuil de président du Conseil de la République puis celui du Sénat. Avocat, homme politique et résistant, il est l’initiateur de la suppression du bagne de Cayenne et de l’entrée de la Guyane, de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion dans le giron des départements français. Vingt ans après sa disparition, les générations futures pourront-elles encore se souvenir de Gaston Monnerville, descendant d’esclave, né en Guyane en 1897, et élu de la République ?

Le Saint Lucia Jazz devient le Saint Lucia Jazz and Arts Festival et ouvre le 30 avril 2013

Le Saint Lucia Jazz devient le Saint Lucia Jazz and Arts Festival, avec pour premier effet de mettre en avant plusieurs domaines artistiques de l’île. Nouveau nom, mais aussi nouveau logo et nouvelle direction artistique pour « inaugurer un nouveau chapitre dans la vie de festival de musique le plus attendu de la région ». À partir du 30 avril, proposition est faite de prendre part à toute une série d’événements organisés au sein du tout qu’est devenu le festival.

Saint Lucia Jazz and Arts Festival

Saint Lucia Jazz and Arts Festival - 2013

La manifestation s’étendra sur treize jours pour attirer des milliers de spectateurs sur Pigeon Island National Landmark, lieu emblématique et historique où se tiendront la majeure partie des événements de cette 22e édition Saint Lucia Jazz and Arts Festival. Elle instaure une fusion entre des arts et des musiques qui convient des dizaines d’artisans locaux, artistes et amateurs de culture. La programmation réunira pas moins de cinquante artistes qui se succéderont à partir du 30 avril 2013 sous des titres et en des lieux différents de l’île où aiment à revenir les artistes. Partant du nord de l’île sur les sites de Pigeon Island National Landmark ou Rodney Bay, jusqu’à l’extrême sud au Balenbouche Estate et Vieux Fort Square, en passant par La Place Carenage et le National cultural centre de Castries, l’événement, qui implique pleinement le ministère du Tourisme, se déploie sur l’ensemble du pays avec pas moins de 12 sites qui accueilleront les artistes et le festival.

Jazz on the Square, Jazz in the South et Soufriere Jazz comptent au nombre des multiples événements. Ambiance de fête de la musique pour le Jazz on the Square (au Derek Walcott Square) situé au cœur de la ville de Castries où officieront par exemple le Martiniquais Éric Ildenfonse qui s’exprime dans un registre qui aura toute sa place dans ce festival avec un son qui fusionne entre autres jazz, soul, RnB et musiques populaires de Martinique et de Guadeloupe. Kréyol Project, le groupe guyanais qui fait rimer kasékò et jazz ou béliya et blues sera également de la partie pour un Jazz on the Square dont la programmation réunira bon nombre d’artistes locaux.

Une programmation/focus réservée au jazz créole et de la Caraïbe au Jazz in the South pour cinq jours de concerts et « une vraie fête du jazz des Caraïbes, du créole jazz, de genres modernes de la musique qui reflète le génie et la créativité des musiciens des Caraïbes ». Jazz in the South, certainement le plus attendu des événements, un festival dans le festival, « est un projet culturel avec l’ambition de promouvoir et de soutenir la musique et les musiciens des Caraïbes, y compris ceux résidant dans les diasporas d’Europe et d’Amérique du Nord, en exposant leur travail et leur donner l’occasion de se rencontrer, collaborer et créer ». Une édition qui cette année ne s’offre pas moins qu’Andy Narell pour invité spécial, Laborie steel pan projet ou encore le guitariste Carl Gustave, un membre reconnu de la scène musicale sainte-lucienne et le guitariste et compositeur guadeloupéen Jean Christophe Maillard basé à New York (et son récent projet Grand Bâton) dont la musique établit le mélange entre les rythmes gwoka de son adolescence et ses influences rock. Il sera en featuring avec Tanya Saint Val. Encore tout un programme au Jazz in the South !

Il y aura également le Soufriere Jazz pour donner à vivre les spectacles à divers endroits de la ville de Castries. Du jazz pour tous et un peu partout sur les scènes de Sainte-Lucie, un programme riche auquel est venu s’ajouter le spectacle du samedi 11 mai 2013 saxophoniste Luther François, sur la scène de Pigeon Island National Landmark.

Akon, Tito Puente Jr., R. Kelly, Roberto Fonseca, le Pedro Martinez Group, Lapo Kabwit African Drummers ou encore Cameron Pierre, le guitariste né à Londres qui a grandi sur l’île des Caraïbes de la Dominique et a été d’abord influencé notamment par le reggae et exerce aujourd’hui dans un style jazz, tous font partie de cette longue programmation artistique.

Dès le mardi 30 avril, Garfield Spence aka Konshens assurera l’ouverture officielle au Mindoo Phillip Park ; dès 18 h 30, la tête d’affiche du dancehall jamaïcain enflammera Castries, pour inaugurer cet événement toujours très attendu dans la Caraïbe.

www.stluciajazz.org

Cinq spectacles sur les planches pour les Tréteaux du Maroni à partir du jeudi 25 avril 2013

La version 2013 du festival les Tréteaux du Maroni sera « une manière de célébrer la liberté » comme souhaite le faire la compagnie KS and CO, organisatrice du festival, laquelle a élu domicile depuis 10 ans déjà dans le Camp de la Transportation de Saint-Laurent du Maroni.

L’édition 2013 désignée « Nous n’avions pas fini de parler d’amour… », en référence aux mots de Jean Genet dans Le condamné à mort, a été pensée pour « mettre en lumière les ombres du bagne » à travers les représentations qui se succéderont du 25 au 28 avril 2013, au sein d’un lieu désormais consacré à la création.

Cinq compagnies seront conviées à faire vivre cette nouvelle édition des Tréteaux du Maroni, venues de Belgique, de Martinique ou de l’Île-de-France. Les compagnies Strapontine, Tof Théâtre, Tête Grainée, Christiane Emmanuel et le Cirque Babette proposeront leurs différentes créations, des pièces et animations scénarisées autour de deux parcours labyrinthiques « où, chaque jour, le public traversera une animation visuelle des bâtiments à partir d’extraits de texte de Jean Genet, de Patrick Chamoiseau, d’Albert Londres. Chaque soir, des compagnies invitées se produiront autour des thèmes du vide et de la liberté, de l’exil et de la métamorphose ». Soirée intégrale ou soirée en suspension pour un voyage théâtral conçu par Ewlyne Guillaume et Serge Abatucci, les dirigeants de la compagnie KS and CO qui est à l’origine des Tréteaux du Maroni. Un parcours composé de créations diverses : nouveau cirque, danse, spectacle de marionnettes et une pièce de théâtre dans laquelle on retrouvera le comédien guyanais Ricky Tribord qui sera de plusieurs représentations avec la pièce L’arrestation, de Mario Batista.

 © Compagnie Strapontine

© Compagnie Strapontine

La compagnie Cirque Babette, pour Wasteland (Belgique)
La ville. Par où commencer ? Où se cacher ? Par où promener les pensées ?
Page blanche pour rêve lucide : le terrain vague sera mon royaume ! Attiré par ce lieu des possibles, un personnage y passe le temps d’une journée.
A travers équilibres et manipulations, cet espace se transforme pour devenir successivement un terrain de camping, une aire de jeu, une scène de théâtre, un endroit dangereux où le point culminant surplombant la ville.
Un spectacle de fil mou, porté par l’air et le plaisir du jeu.

La compagnie  Tête Grainée – Autonastie (Martinique), pour le spectacle Danse Afro Butoh
Le spectacle est le fruit d’un travail inspiré des ondulations des danses de l’Afrique et de la gestuelle japonaise.
Deux cultures qui donnent la naissance de l’imprévisible tel que, dans le spectacle, cet ange dans la surprise étonnée de sa rencontre avec la terre. Le personnage chemine, traversant des états de la vie humaine que sont la douleur, la vieillesse, la mort, la réincarnation. Il les vit en son être étrange devant lequel s’ouvre un chemin de lumière.
L’angle est ce fragile médiateur entre la terre et le ciel : sa fragilité est sa force. Balayé par le vent qui souffle sur la vie, il rend un hommage
vibrant à la diversité du monde : terre, végétaux, aux hommes comme au ciel.

Compagnie Christiane Emmanuel, et spectacle de danse Moi… Marie Philomène Roptus, dite surprise, dite Lumina Sophie (Martinique)
Les femmes occupent une place à part dans le Bagne « monde sans femme », dans lequel « toute féminité est absente, au mieux objet d’une simulation ». Lumina Sophie était l’une d’entre elles. Elle est née le 5 novembre 1848 au Vauclin en Martinique.
Son surnom vient rappeler qu’elle a vu le jour au lendemain de l’abolition de l’esclavage. (Elle mourra en détention!) A vingt et un ans, Lumina est une forte personnalité, qui participe activement aux manifestations déclenchées, à Rivière-Pilote, par l’affaire Lubin Code, point de départ de l’insurrection du sud en septembre 1870. Elle est arrêtée avec d’autres insurgés et, le 8 juin 1871, condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Elle est transférée au bagne de Guyane en décembre. Le 15 décembre 1877, à trente et un ans, elle meurt à Saint-Laurent du Maroni.

Compagnie Tof Théâtre – Jean le bénévole (Belgique), marionnettes
Le Tof théâtre est né le 25 février 1987 à l’initiative d’Alain Moreau.
Adepte du « réalisme réduit », le Tof pervertit les techniques traditionnelles de manipulation et offre le marionnettiste au regard du spectateur par la manipulation à vue. La marionnette, toujours au centre de nos spectacles, s’adresse parfois aux adultes, parfois aux enfants et souvent aux deux réunis pour un plaisir partagé.
Sans parole parsemant humour et émotions, le Tof Théâtre prête sa loupe tendre et moqueuse pour y regarder nos micro-drames dans tous les détails
.

Compagnie Strapontine - L’arrestation (Île-de-France, Guyane), pièce de théâtre
« L’arrestation est l’histoire d’un policier qui arrête un jeune type dans la rue. Sans raison.
Si ce n’est qu’il est très énervé, et qu’il a fermement décidé de passer sa mauvaise humeur sur le premier venu : un jeune homme coupable simplement
d’être au mauvais endroit au mauvais moment.
Mais ce jeune homme comprend très vite que le policier, loin d’être dangereux, est surtout au bout du rouleau, et ne comprend plus rien à sa vie. Peut-être n’est-il d’ailleurs même pas un policier, mais seulement un homme perdu, qui a besoin qu’on l’écoute, et qui pour cela se fait passer pour un représentant de la loi… ».

Informations pratiques (réservations au 05 94 34 26 88)
Soirée intégrale, de 18 h à minuit
5 spectacles de la programmation + collation
Une soirée riche en surprises et forte en émotions…
Plein tarif : 22 euros
Tarif réduit : 12 euros

Soirée en suspension de 18 h à 22 h
3 spectacles de la programmation + collation
Une soirée en suspension… qui vous invitera à revenir le lendemain…
Plein tarif : 12 euros
Tarif réduit : 5 euros

Terres des Tropiques en Foire de Paris 2013

C’est de nouveau la Foire de Paris, du 30 avril au 12 mai 2013. Pendant deux semaines les exposants et le public se retrouvent Porte de Versailles, notamment autour de l’espace Terres des Tropiques et du festival Tropiques en fête.

L’objectif pour les exposants reste de proposer les recettes de forme et de bien-être, les conseils d’experts déco et le jardin. Quant aux visiteurs, ils s’y rendent afin de glaner diverses idées tendances et dans le même temps s’octroyer une petite virée gastronomique ou shopping au cœur des nombreux espaces du salon, l’un des univers que propose la Foire de Paris. L’événement européen alliant art de la table, solutions de loisirs et d’ameublement, artisanat, etc., offre notamment des stop-over dans les cultures du monde, notamment à travers le pavillon 4 et ses 200 exposants qui chaque année attirent de plus en plus de visiteurs venus s’évader en Terres des Tropiques.

Foire de Paris

Foire de Paris

Terres des Tropiques se concentre sur l’artisanat, la gastronomie, les produits de beauté, les produits ou les services touristiques et culturels qui attirent chaque année de nombreux badauds venus seuls ou en famille. Dans le même temps, ils viennent profiter du festival Tropiques en fête qui prendra place sur la grande scène dès le mardi 30 avril 2013 à partir de 11 h. Le programme du festival s’étend sur toute la durée du salon et se décline en musique, en danse, en défilé de mode ou encore en parade, avec toute une série de rendez-vous à ne pas rater tels que ceux fixés par le Grand ballet de la Martinique, l’ensemble Caribéen connu dans le monde entier et qui fait connaître le patrimoine martiniquais, aux États-Unis, au Canada, en Italie, au Japon, en Chine, en Allemagne, etc. Au programme également, des artistes de la scène antillaise ou guyanaise parmi lesquels Medhy Custos, Leila Chicot, Jocelyne Labylle, Jean-Yves Ruppert ou encore Fanny J.

La nuit de la foire du 10 mai 2013, une nocturne « commerciale et musicale », réservera également une place à la musique made in Caraïbe avec une première partie de soirée, de 20 h a 21 h 30, placée sous les couleurs de la nouvelle scène caribéenne, aux commandes : Axel Tony dont le parcours musical mixte laisse une place aux influences zouk, Érik Pedurand dont la musique associe soul, jazz, et gwoka, ou encore Tedjee, le musicien guyanais qui lui s’exprime à travers un style qui allie ses influences sud-américaines et caribéennes.

Le festival fait aussi cette année une place à la Dance class, l’occasion de s’exercer sur de nombreux rythmes dont la salsa, la zumba, les danses cubaines avec des spécialistes comme la compagnie Difé Kako qui viendra initier les intéressés aux danses afro-caribéennes. Autre événement dans l’événement, la Grande parade qui réunira des dizaines de participants et qui à plusieurs reprises investira les allées du pavillon.

Des animations en pagaille, un programme plutôt festif, mais la Foire de Paris c’est surtout un immense lieu de découvertes et d’innovations qui séduit les consommateurs qui répondent chaque année à l’invitation. « Quand 3 500 exposants et marques donnent rendez-vous à près de 650 000 visiteurs, on sait que l’on est sur le premier événement commercial et festif d’Europe, dénicheur de l’innovation, de la découverte et de la modernité », un événement qui fait une nouvelle fois place aux Caraïbes pour cette 109e édition.

Visite commentée de l’exposition « Guyanes : Pigments » le dimanche 21 avril à l’Habitation Clément

Rendez-vous est donné le dimanche 21 avril à 10 h à l’Habitation Clément en Martinique pour découvrir l’exposition collective « Guyanes : Pigments » qui se tient jusqu’au 12 mai.

La poésie fracassante de Léon-Gontran Damas tisse les fils onduleux, fleuves d’Amazonie et épiphytes, de cette exposition dédiée à la Guyane et à ses artistes. L’homme a marqué la Guyane d’une empreinte indélébile, présence tacite, tactile, illicite, éclatante ou en sourdine. Les artistes ont leur sang mêlé de toute la fureur de ne pas mourir.

Le parti pris est de suivre les linéaments aléatoires des tendances actuelles en Guyane et de plonger dans leurs racines qui vont chercher, loin et profond, oxygène et nutriments. La mangrove est là et les artistes ont, pour avancer, l’obligation de se hisser. Rhizomes profonds, africains, amérindiens, bushinengé, américains et aussi européens et asiatiques, qui trament des palimpsestes imprévus.

La Cuverie, Habitation Clément
9 h – 17 h
L’entrée à l’exposition et aux activités de la Fondation Clément est gratuite

La Guyane et la Guadeloupe sur Ushuaia TV le mercredi 10 avril 2013

C’est reparti pour une soirée en Caraïbe via Ushuaia TV avec un passage par les atouts nature de la Guyane et de la Guadeloupe dans la soirée du mercredi 10 avril 2013.

À partir de 20 h 40, c’est d’abord sur la zone côtière que s’arrête le documentaire d’Emmanuel Réau et plus tard dans la soirée c’est Sous les alizés des maisons de bois qui conduira le téléspectateur plus en avant sur les terres guyanaises. Le film de Dominique Martin-Ferrari, récompensé en 2011 par la SERE (société européenne des réalisateurs de l’environnement), s’intéressera à l’habitat écologique.

La grille de programme de cette même journée propose aussi deux autres visions de la Caraïbe avec Un jour la terre s’est noyée consacré aux Bahamas et, vers 21 h 30, Les aléas d’un peuplement sur la Guadeloupe.

Guyane: un littoral en mouvement, mercredi 10 avril à 20 h 40
La population guyanaise s’est installée principalement sur le littoral. Or, le trait de côte évolue entre érosion et envasement au gré des tempêtes et des apports alluvionnaires de l’Amazone. Ces aléas menacent les habitations. La mangrove est la meilleure des protections à ce phénomène qui pourrait être aggravé par le changement climatique en cours.

Rediffusions :
Vendredi 12 avril 2013 à 08 h 25, dimanche 14 avril 2013 à 7 h 20 et mercredi 17 avril 2013 à 8 h 50

Sous les alizés des maisons de bois, mercredi 10 avril à 21 h 05
Sous les tropiques, les conditions climatiques sont extrêmes et rendent d’autant plus nécessaire une adaptation des constructions modernes à ces contraintes. Les architectes plaident aujourd’hui pour des réalisations qui tiennent compte du climat au lieu de s’y opposer. L’architecture bioclimatique « naturellement confortable » utilise le bois et les énergies renouvelables et participe à l’image « nature » de la Guyane.

Rediffusions :
Vendredi le 12 avril 2013, à 08 h 55, le dimanche 14 avril 2013 à 07 h 45 et le mercredi 17 avril 2013 à 09 h 15.

Les aléas d’un peuplement, mercredi 10 avril, 21 h 30
La Guadeloupe, comme les autres îles antillaises, n’a jamais eu de contact avec le continent américain. D’origine volcanique, elle est sortie des eaux. Parmi les animaux guadeloupéens actuels, beaucoup sont arrivés avec l’homme. Des espèces ont disparu comme le perroquet guadeloupéen, d’autres existent encore comme le tapé (pic de la Guadeloupe). Des espèces endémiques comme l’iguane des Antilles sont menacées par des espèces introduites comme l’iguane commun. On découvre également le résultat d’une chaîne infernale et classique en milieu îlien : un animal est introduit pour en combattre un autre, il prolifère et réussit plus ou moins son œuvre. C’est ainsi que prolifèrent rats et mangoustes.

Rediffusions : vendredi 12 avril 2013 à 09 h 20 et mercredi 17 avril à 07 h 50

La nature et l’homme : Guadeloupe, nuances de verts, de Philippe Prudent, à mercredi 10 avril, 22 h
Un groupe de jeunes Guadeloupéens, attirés par la promotion organisée par le Parc régional, a décidé de consacrer quelques jours de vacances à la découverte de leur écosystème, très affecté par le manque de conscience de leurs aînés. Guidés par un scientifique, ils partent à la rencontre des spécialistes de chaque domaine et, in situ, ils apprennent à connaître leur milieu ambiant et ses faiblesses.

Un jour la terre s’est noyée, mercredi 10 avril, 13 h 40
Nicolas Hulot nous invite au voyage dans les Caraïbes : des Bahamas au Mexique en passant par Cuba et l’île de Montserrat, l’évolution géologique, animalière et humaine nous est contée. Là, l’histoire de la Terre a été bouleversée il y a 60 millions d’années par la chute d’une météorite provoquant la fin des dinosaures puis l’avènement des mammifères. Quelques centaines de milliers d’années plus tard, l’immense désert devenait mer sous l’effet de la fonte des calottes glaciaires due au réchauffement climatique. Cette série de bouleversements a forgé les Caraïbes. Voyage original à travers l’histoire de ces îles éphémères.

Saint-Laurent du Maroni en Guyane fête les cultures urbaines du 6 au 13 avril 2013

La ville de Saint-Laurent du Maroni va de nouveau faire la une de l’agenda culturel de la Guyane avec la 5e édition du Festival des cultures urbaines. La programmation prometteuse affiche non seulement une multitude d’ateliers qui raviront les plus jeunes, mais également des projections de films, des rencontres-débats et bien entendu des concerts dont celui de Sax machine 11 avril à 21 h au village chinois, puis celui d’Admiral T en clôture du festival, le samedi 13 avril à 22 h au stade B, qui ne manquera pas d’attirer les adeptes de la dancehall.

festival des cultures urbaines

festival des cultures urbaines

Comme chaque année, il y aura une grande vedette en Guyane : la culture hip-hop. Et comme chaque année, les interprètes micro en main, les graffeurs, les danseurs sur scène, les DJ aux platines ou encore les réalisateurs derrière leur caméra se sont donné rendez-vous dans l’ouest de la Guyane où la culture hip-hop s’est peut-être imposée avec plus de force qu’ailleurs sur le territoire. L’invitation a donc été lancée par les organisateurs qui veulent démontrer l’impact de ce mouvement : « réunis au sein d’un espace culturel pluriel, amateurs et professionnels (venus de Guyane, du Surinam, des Antilles, de métropole et même du Japon et des Etats-Unis), vont pendant 8 jours échanger, transmettre et nous montrer que ce mouvement populaire est une école de la vie ».

En dehors du programme qui va mobiliser le public en plusieurs lieux de la ville, l’accent sera mis sur participation de tous les intéressés aux nombreux ateliers ateliers gratuits mis en place : l’écriture rap, le graff, le cirque, les danses hip-hop, le BMX, etc. De quoi motiver un public divers qui de plus pourra côtoyer lors de ces ateliers les artistes et professionnels invités.

Cette année les soirées de concerts, battles de danse hip-hop, spectacles et projections verront se succéder sur scène et dans les espaces publics : Admiral T, Kenyon, Valley, Sax Machine, Kacem Wapalek, Tom’Saw, DJ adjectif, Dj 10Kord, Kalouf, DHK A Ni Mal, DHQ Marthe, les compagnies Wanted posse, Espace des sens, le Manguier et Latitude Cirque.

Un programme pour tous et pour tous les goûts
Le samedi 6 avril, dans le cadre de la « Block party » où s’enchaîneront démonstrations de free-style ball, de roller acrobatique, de danses hip-hop, le festival s’ouvrira sur un battle hip-hop coordonné par le collectif Akufen et animé par Kenyon (ECK). Les B-Boys, B-Girls et amateurs de danse hip-hop de Guyane et du Suriname seront présents pour s’affronter avec à la clé plus de 1000 euros à gagner.

Le lundi 8 avril, le cinéma le Toucan recevra le réalisateur Paul Florent qui présentera son documentaire Des favelas parisiennes aux banlieues brésiliennes. Les amateurs de Dance Hall ne manqueront pas la soirée Sa ka bay mardi 9 avril , avec son concours de Dancehall Queen/dancehall king. Ainsi que, les prestations de : DHK A Ni Mal, Tom’Saw (ECK) accompagné par DJ adjectif qui vient tout juste d’être sacré champion de France et le concert de Valley, un des artistes phare du dancehall antillais. Le mercredi 10 avril est réservé aux familles avec deux compagnies guyanaises : « Le manguier » et son spectacle de marionnettes Voyage au centre des couleurs pour les plus jeunes (à partir de 3ans). La compagnie « Latitude cirque » présentera sa dernière création Pieds nus sur la terre où se mêlent les univers du cirque et des arts de la rue…

Les curieux avides de découvertes pourront se mettre à table le jeudi 11 avril, au carbet à musique. Avec menu : en Apéro Mix un spécial « hip-hop old school », du bonheur pour les anciens et pour les plus jeunes, 2 heures de mix aux racines du genre… avec DJ 10Kord, EArl da pearl. En entrée, un concert de Kacem Wapalek, rappeur, slameur et beatmaker, qui se distingue par un univers riche et singulier. En plat de résistance, un concert live de Sax machine Feat Akin Yai venus réanimer le hip-hop. En dessert, un after mix avec les danseurs et les DJ’s du festival…

Vendredi 12 avril, les passionnés de danse seront ravis par la soirée « Transcendanses ». Kim ma sellu & Takéo Ishii de la compagnie Wanted posse nous proposent un duo hip-hop contemporain et Olivier Lefrançois de la « compagnie des sens » nous fera vivre sa dernière chorégraphie Qu’en sera-t-il d’hier ? Un solo dansé qui invite à une réflexion sur la culture hip-hop et son histoire depuis le début des années 80.

Pour clôturer le festival, samedi 13, après la prestation de jeunes artistes locaux, Kenyon, espoir du rap d’à peine 20 ans, partagera la scène du stade B avec Admiral T, la star guadeloupéenne qui fait sauter les foules avec son reggae-dancehall survitaminé, en concert live gratuit.

Semaine du dessin à Paris : les artistes caribéens de la Maëlle Galerie à DDessin

Parmi les galeries présentes lors de la première édition du DDessin, qui se tiendra du 12 au 14 avril 2013, figurera la Maëlle galerie. Elle installera quatre artistes contemporains d’outre-mer.

L’événement s’inscrit dans le cadre de la semaine du dessin à Paris. Pour l’occasion, des artistes ouvriront la première édition du DDessin (anciennement Chic dessin). Ils exposeront sous les verrières de l’Atelier Richelieu pour placer cette manifestation « sous le signe de la (recon)naissance d’une génération nouvelle et dynamique, de haute tenue, accueillie par une structure pensée afin de favoriser le rapport libre et spontané aux œuvres présentées », selon l’organisation.

Les artistes de la Maëlle galerie

Les artistes de la Maëlle galerie

Parmi ces artistes : Ernest Breleur, Ronald Cyrille, Audry Liseron-Monfils et Shuck One, issus de la Caraïbe, plus précisément de Martinique, Guadeloupe, Guyane et suivis par Maëlle Galerie. Une nouvelle étape dans une l’implication de cette structure basée à Paris et qui marque ainsi son investissement dans une démarche tangible de soutien à la création artistique contemporaine. Outre la quinzaine de galeries qui créeront l’événement sous les verrières de l’Atelier Richelieu pour cette exposition, DDessin accueillera également des projets spécifiques comme le Corner illustrateurs, section inédite dédiée à des illustrateurs. Autre projet présenté par DDessin, la Black box – Comme les cinq doigts de la main« , où le dessin contemporain des plasticiens rencontre les moyens numériques et vidéos actuels.

Artistes de la Maëlle galerie
Les créations des quatre artistes prendront place au sein des 700 m2 de l’Atelier Richelieu, pour une exposition imaginée et conçue pour se situer dans la lignée des rencontres entre les artistes, leurs créations, le public et qui viennent enrichir l’agenda de la semaine du dessin. Comme pour le 22e salon du dessin qui s’installera une nouvelle fois au Palais Brongniart, place de la Bourse, ou pour le Drawing now Paris, salon du dessin contemporain, qui accueillera plus de 80 galeries au Carrousel du Louvre, Ddessin vise à faire porter le regard sur un art qui révèle régulièrement de nouveaux acteurs.

Cette année, les sensations seront donc en plus à l’Atelier Richelieu avec DDessin. Dans un environnement certes plus confidentiel, les artistes retenus pour cette inauguration feront montre de leur art, de leur impertinence et de leur style, comme ce sera le cas d’Ernest Breleur. « Figure majeure de l’art contemporain dans la Caraïbe et à l’international », l’artiste martiniquais a choisi, après 1992, la radiographie pour s’exprimer. S’appropriant ainsi un matériau qui « lui permet de fonder sa singularité d’artiste en interrogeant son lieu et les lieux du monde ». À ses côtés, on retrouvera Audry Liseron-Monfils, dont le dessin est l’une des composantes de ses installations constituées également «  »de « sculptures et d’objets, dans leur double vocation à interagir entre eux et avec l’espace, procèdent du désir de l’artiste de proposer une expérience, d’offrir une liberté de regard et de perception et d’instaurer une vigilance à l’égard de la réalité ».

Ronald Cyrille, jeune artiste guadeloupéen et lauréat du Prix Start pour les arts visuels en Guadeloupe, a d’abord choisi pour toile l’espace urbain où il s’exprime « avec humour » et dans « un langage très singulier ». Sa participation à Ddessin le confrontera à des artistes différents tels que Shuck One qui, comme lui, a commencé par s’exprimer sur l’espace urbain. Le premier « dépeint toujours son paysage mental. Fortement empreints de surréalisme, les personnages à qui il donne vie sont issus de l’expérience du rêve ou empruntés à l’univers créole. En convoquant le lieu, le temps, l’espace et la mémoire, l’artiste s’applique à un exercice de style : questionner l’imaginaire ». Le second, Shuck One, s’impose dans les années 80 comme l’un des protagonistes de l’univers du graffiti en France, connu d’abord comme le king of subway, avant de fonder Basalt (collectif de graffeurs parisiens), d’exposer, de multiplier les performances et enfin d’entrer dans les collections. Shuck One, dont l’exposition Trash color a marqué l’ouverture de la Maëlle galerie en 2012, sera l’un des artistes de DDessin avec son style qui interroge son environnement et son époque. Désormais tourné vers le format plus classique de la toile, Shuck One « ne reste pas moins en prise avec des préoccupations d’abord humaines et sociales. Tout en mettant l’individualité de l’artiste au centre de son geste artistique, son travail vise, au-delà de toute frontière, à l’émancipation sociale et culturelle de l’individu ».

Quatre artistes caribéens aux identités créatrices différentes, soutenus par la Maëlle Galerie, qui peuvent promettre de belles émotions au public d’amateurs et de connaisseurs qui sont attendus au 60, rue de Richelieu, dans le 2e arrondissement, à Paris. Tous s’associeront à cette première de Ddessin, une nouvelle porte ouverte sur la création actuelle pour cette manifestation, au terme de laquelle un prix récompensera l’un des participants.

DDessin 13 – Maëlle Galerie – sur le Stand A2
Vendredi 12 avril 2013, de 11 h à 19 h
Samedi 13 avril, 11 h à 20 h
Dimanche 14 avril, 11 h à 17 h

Informations pratiques :
Atelier Richelieu – 60, rue de Richelieu 75002 Paris
Métros : Bourse, Richelieu-Drouot, Palais-Royal-Musée du Louvre
Entrée : 7 euros (tarif réduit : 5 euros)

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  • Marie-Andrée Ciprut: Bel article !... J'y étais et je peux témoigner de son authenticité....
  • Marius CATORC: Je suis très heureux de constater que le travail colossal accomplit par Bernard ASCAL, pour la réalisation et la sortie en 2008 du double CD sur "CAH...
  • Vanmai Jean: Cher Daniel, Ta persévérance commence à "payer"... Malgré l'hostilité des "intellectuels bien pensants" sur le même sujet ! Bravo !...
  • Alain LAPLACE: Un grand merci à Daniel Jonas Rano qui a orienté ma lecture vers ce poète humaniste guyanais dont j'ignorais qu'il était co fondateur du mouvement de ...
  • Marie-catherine MARICEL: Merci à José Le Moigne pour ce lien et merci à Daniel Jonas Rano, dont je n'avais jamais entendu parler, pour cet entretien que je viens de lire avec ...