« Miss Inc. », incursion dans les coulisses du business des Miss au Venezuela

Avec le documentaire d’Orlando Arriagada, le magazine de France Ô Investigatiôns s’intéresse au business des Miss au Venezuela, un pays qui développe une véritable formule à succès. Un univers où la beauté se travaille et au sein duquel les candidates s’investissent comme nul part ailleurs et que le magazine présente le 5 novembre 2014, à partir de 20 h 45.

Miss Inc. explore ce monde de la beauté à travers les vies de candidates à ce concours très prisé. Le Venezuela compte le plus grand nombre de Miss Monde depuis la création du concours en 1951 et devance dans ce classement l’Inde. Il talonne les Etats-Unis pour ce qui est du classement de Miss Univers. Pour preuve, María Gabriela Isler a reçu en novembre 2013 la couronne de Miss Univers pour devenir l’un des emblèmes du pays, comme après chaque victoire d’une Miss Venezuela.

Miss Inc., incursion dans le business des Miss au Venezuela
Avec 6 titres de Miss Univers et 6 de Miss Monde, le Venezuela est le champion des concours de beauté ! Il se positionne en tant que leader, non seulement de la fabrication de ses reines, mais aussi de l’ensemble des secteurs d’activités gravitant autour d’elles : télévision, cosmétiques, chirurgie plastique et dentaire… Après le pétrole, le symbole de la fierté nationale est donc considéré comme la ressource naturelle la plus lucrative du pays ! Le parcours des miss vénézuéliennes est d’ailleurs suivi avec une attention quasi religieuse. Et bien que 80 % de la population vive sous le seuil de pauvreté, au Venezuela, les femmes dépensent une fortune pour soigner leur apparence. En plus de visiter les coulisses de l’empire des Miss et d’observer comment se déroule la cohabitation entre cette industrie et le gouvernement d’Hugo Chavez, ce documentaire présente deux jeunes filles qui suivent une formation pour devenir la miss parfaite. Mais pourquoi se lancent-elles dans cette aventure ? L’attrait d’une éventuelle ascension sociale, d’une vie de rêve assortie de bénéfices sociaux, suffira-t-il pour leur faire endosser une beauté fabriquée de toutes pièces ? Le film d’Orlando Arriagada présente cette passion fascinante et intense de tout un peuple pour les concours de beauté.

Au Venezuela, nous suivrons principalement deux jeunes filles, Melisa Mieses et Maira Rodríguez, inscrites à des écoles de beauté qui enseignent aux futures « Miss » à bien marcher sur une passerelle, à discourir avec élégance, à prendre les bonnes poses, à connaître les bonnes manières, les règles de bienséance, les codes de la mode, et ainsi de suite. La première, une jolie mulâtre, provient d’un milieu populaire, mais sa mère n’a pas hésité à investir une bonne partie de ses économies pour revivre à travers sa fille son propre rêve de devenir mannequin. La seconde, au teint plus clair, suit depuis trois ans une formation de mannequin professionnel, ce qui lui a permis de se transformer complètement, passant d’une jeune fille introvertie et peu féminine au véritable cygne digne des plus hauts standards du modèle vénézuélien.

En un montage parallèle, nous suivrons ces deux filles à la fois dans leur milieu familial et au cours de leur formation. Comment vivent-elles ces formations ? Leurs proches exercent-ils une pression pour qu’elles performent bien ? Comment voient-elles la société vénézuélienne ?

Ultimement, comment fabrique-t-on la beauté dans le pays où on la vénère le plus ? C’est la grande question que posera ce documentaire qui ne cherchera pas tant à juger les valeurs et les comportements des personnages interviewés qu’à exposer clairement leur point de vue pour que le spectateur puisse se faire une idée éclairée sur la question.

Après les Miss, cette soirée placée sous le signe des « Belles à tout prix » entraînera le téléspectateur vers le monde des Rarerae en Polynésie.

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