Philharmonie de Paris : Sophye Soliveau et Marie-Laure Garnier, passeuses de poétesses

Le temps d’un week-end, la Philharmonie de Paris ouvre sa scène aux voix de femmes qui ont marqué l’histoire littéraire avec Poètesses. D’Augusta Webster à Maya Angelou, leurs mots trouveront une résonance nouvelle sous l’interprétation habitée de divers artistes parmi lesquels Sophye Soliveau et Marie-Laure Garnier.

Du 7 au 10 mars 2026, la Philharmonie de Paris accueille Poétesses, un événement qui fait dialoguer musique et littérature à travers quatre journées de créations inspirées par la puissance des mots. Présenté comme un véritable « week-end de créations musicales inspirées par le pouvoir des mots », le rendez-vous met en lumière des figures majeures de la poésie, parmi lesquelles Marcela Delpastre, Maya Angelou et Leah Goldberg, tout en offrant une place de choix à des interprètes d’exception. Parmi elles, deux artistes caribéennes : Sophye Soliveau et Marie-Laure Garnier.

Une ouverture sous le signe de Marcela Delpastre
La programmation s’ouvrira le 7 mars avec un hommage à Marcela Delpastre, figure majeure de la littérature contemporaine, dont l’œuvre, écrite en français et en occitan, continue de rayonner.
Cette soirée inaugurale croisera concert et bal pour une célébration poétique musicale orchestrée par Romie Estèves et André Minvielle réunis autour d’un éloge vibrant à la poétesse offrant « une suite singulière et surprenante de musiques, de textes et d’improvisations bâtie sur le Chant de la terre de Mahler et de Delpastre ».

De grandes voix de la poésie au cœur de la Philharmonie
Les mots de Maya Angelou, Leah Goldberg, Sylvia Plath, Augusta Webster ou encore Hilda Doolittle enrichiront les différentes créations musicales du week-end.
Autour de ces figures de la poésie, une distribution d’interprètes donnera chair et voix aux textes : la harpiste et chanteuse Sophye Soliveau, les pianistes Edna Stern et Kunal Lahiry, ainsi que les sopranos Clarisse Dalles, Marie-Laure Garnier et Álfheiður Erla Guðmundsdóttir. Dans ce programme, deux trajectoires artistiques caribéennes prêteront leur souffle eux mots des poétesses.

Sophye Soliveau, une ferveur soul au service de Maya Angelou
Nouvelle voix confirmée de la scène soul et RnB française, Sophye Soliveau, grand prix jazz de la SACEM pour l’année 2025, investira la Philharmonie avec une création dédiée à Maya Angelou. À la croisée du chant et de la harpe, l’artiste guadeloupéenne rompue aux projets artistiques vocaux déploiera son style et sa musique à la fois intime et intense, le lundi 9 mars 2026 sur la scène de la Philarmonie. Régulièrement saluée pour la richesse de ses arrangements et la profondeur de son univers, Sophye Soliveau œuvrera Autour de Maya Angelou pour exalter la poésie de cette figure majeure de la littérature et du militantisme afro-américains. Elle rassemblera autour d’elle la récitante Marielle Merine et un chœur de 35 voix où la poésie engagée de Maya Angelou devient souffle partagé.

Marie-Laure Garnier, une Circé libre
Autre moment fort de cette ode aux Poétesses : la création Circé du compositeur Benoît Menut, portée par la soprano Marie-Laure Garnier. Pensé à partir des textes de la poétesse et dramaturge britannique Augusta Webster et ceux d’Hilda Doolittle, également reconnue pour ses romans féministes, l’œuvre revisitera la figure mythologique de Circé.
Dans cette fresque musicale et aux côtés du Quatuor Agate, Marie-Laure Garnier fera vivre une Circé moderne avec intensité. La voix ample et lumineuse de la guyanaise dialoguera avec les cordes dans un jeu de tensions et de fusions successives« pour brosser le portrait d’une femme libre, amoureuse mais insoumise, refusant de se plier aux exigences de la domination masculine ». Révélation lyrique de ces dernières années, Marie-Laure Garnier n’a cessé de confirmer son statut d’interprète majeure qui sait faire rimer profondeur dramatique et engagement artistique.

À travers Poétesses, la Philharmonie de Paris célèbre des voix diverses et ouvre un espace d’écoute aux voix de femmes qui ont traversé les siècles, les langues et les frontières. De Maya Angelou à Sylvia Plath, d’Augusta Webster à Hilda Doolittle, leurs mots, intimes ou insurgés, murmurés ou proclamés ou encore prononcés en occitan depuis la Corrèze avec Marcela Delpastre continuent de dire le monde avec acuité.

Des écritures qui, portées par des interprètes qui en épousent la force, seront bien présentes sur scène du 7 au 10 mars 2026 à Paris et illustreront un paysage où des voix féminines, universelles et engagées trouvent un nouvel écho.

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