The Earth, the Fire, the Water, and the Winds: for a museum of errantry with Édouard Glissant est une exposition qui explore les éléments à travers le regard poétique et philosophique d’Édouard Glissant. Elle se tiendra du 28 février jusqu’au mois de mai 2026 au Center for Art, Research and Alliances (CARA) à New York.
Après une présentation à l’Institut Tomie Ohtake à São Paulo, l’exposition consacrée à la collection d’art d’Édouard Glissant s’installe à New York. Elle dévoile au Center for Art, Research and Alliances (CARA) de New York la vision singulière du poète martiniquais : un musée pensé comme archipel, espace d’errance et de relations.
Au cœur du projet : la collection d’art constituée pendant plusieurs années par le poète et philosophe. Intitulée La Terre, le feu, l’eau et les vents. Pour un musée de l’errance avec Édouard Glissant, elle est le fruit d’une collaboration entre l’Institut du Tout-Monde, le Mémorial ACTe et le Fonds Édouard Glissant Art. Conservé au Mémorial ACTe en Guadeloupe, cet ensemble d’œuvres devient ici la matière vivante d’une réflexion constamment en mouvement.
L’exposition apparaît comme la définition d’un musée selon Édouard Glissant : un espace destiné à accueillir l’art, les souvenirs et les histoires entremêlées sans les figer. Un lieu poreux, traversé par les circulations et impulsions du monde. L’errance, concept central de la pensée, en constitue le principe fondateur de l’exposition dont le titre reprend pour partie celui de son anthologie poétique. Elle n’est ni déracinement ni perte, mais mouvement, rencontre, réinvention. Elle traverse les frontières – géographiques, linguistiques, historiques : ainsi pour Édouard Glissant, le monde comme le musée se pensent en archipel. La collection personnelle du poète témoigne de cette vision. Rassemblée au gré de ces rencontres avec les artistes, elle réunit des créateurs des Caraïbes, d’Afrique, d’Europe et des Amériques. Dans l’esprit de Glissant, sa collection est pensée comme un bien commun à partager, les éléments d’une mémoire en mouvement, sensible à la relation et à la diversité.
L’exposition new-yorkaise met en lumière des artistes de renommée internationale dont les trajectoires ont été façonnées par la diaspora et la migration. À travers cette constellation d’œuvres choisies par Édouard Glissant, c’est une autre idée du musée qui prend forme.
En proposant un « musée de l’errance », l’exposition ne se contente pas d’honorer la pensée d’Édouard Glissant ; elle en éprouve la puissance contemporaine. Au CARA, l’archipel imaginé par Glissant devient expérience sensible : une invitation à concevoir le monde – et l’art – comme un espace de relations en perpétuel devenir.