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Le Lamentin jazz Project, onzième ! Ouverture le mercredi 15 mai 2013

Le Lamentin jazz Project débute le mercredi 15 mai 2013 en Martinique. Une onzième édition qui réunira plusieurs musiciens de la scène martiniquaise, illustrant ainsi l’évolution permanente de la musique caribéenne, et qui, dans le même temps, réaffirme une ouverture sur le monde et plus particulièrement la Caraïbe, avec la participation du pianiste cubain Harold López-Nussa Torres.

Le onzième épisode de l’histoire du Lamentin jazz Project veut s’inscrire « dans la lignée des précédentes », selon les organisateurs : « ouvrir une scène aux meilleurs de nous-mêmes, offrir une opportunité aux jeunes talents, lancer une perspective sur notre bassin naturel d’expansion, la Caraïbe, et mettre en avant une identité musicale propre, originale ». De ce point de vue, les séquences proposées par le Festival In, qui se déroulera du 17 au 19 mai 2013, ne devraient pas manquer de convaincre. Le jardin de l’hippodrome du Lamentin ouvre effectivement la scène à plusieurs émissaires du jazz contemporain caribéen issus de la Martinique qui alimentent et enrichissent les relations entre différents rythmes caribéens et plus spécifiquement martiniquais pour plusieurs d’entre eux.

Lamentin jazz Project, 2013

Lamentin jazz Project, 2013

S’il reviendra à Mizikopéy, big band de musique antillaise contemporaine mené par Tony Chasseur, de clore le festival in du Lamentin jazz Project, ce sera à Guy-Marc Vadeleux de le lancer, le vendredi 17 mai 2013, dès 20 h. Guy-Marc Vadeleux, GMX pour les intimes de la musique, pianiste-chanteur martiniquais formé à l’Institut Supérieur de l’Art de la Havane, a déjà marqué son territoire musical très étendu avec ses compositions fermement imprégnées de rencontres et d’échanges musicaux très divers comme l’a confirmé le contenu de son dernier album annoncé à sa sortie comme « une formidable aventure humaine regroupant des musiciens d’origine et d’influences diverses : Martinique, Chili, Afrique, Cuba. Un album sur lequel on retrouve une large variété de rythmes : traditionnels (biguine, mazurka, gran bèlè), reggae, r’n’b, ballade, salsa, afro-cubain, latin jazz ». Sur scène, c’est Jean-Claude Montredon qui lui succédera, le batteur et percussionniste de Fort-de-France, qui dès le début de sa carrière a eu pour compagnons de route des figures comme Alain Jean-Marie avec qui on le retrouve sur l’album Biguine Reflections, mais également Marius Cultier à qui il rendra hommage dans un « Tribute to Marius » dès la première soirée.

Pour compléter le tableau très représentatif de l’apport diversifié que la musique traditionnelle apporte à la scène moderne, le pianiste Frantz Laurac, qui s’intéresse « à l’aspect rythmique de la musique et à la singularité mélodique et harmonique des chants traditionnels » et dont les « compositions tirent leur originalité tant du bèlè, du gwo-ka et du reggae que de l’afro-beat, de la pop et du jazz », devrait convaincre le public. Nicolas Lossen, autre jeune figure de ce festival, guitariste, auteur et interprète, proposera le 19 mai sa pièce de jazz Pié Coco’a. Une création emmenée par Grégory Privat, Arnaud Dolmen, Laurent Lalsingué et Régis Thérèse, tous bien connus des amateurs de jazz caribéen et principaux protagonistes d’une pièce qui « raconte en musique comment nous avons quitté la terre mère africaine pour arriver en Amérique, le processus d’acculturation, les souffrances endurées et nos réponses à toutes ces nouvelles questions qui se posèrent alors ».

Le passage d’Harold Lopez Nussa devrait être l’un des moments forts du festival. Le pianiste cubain, bientôt âgé de 30 ans, issu d’une famille de musiciens, a notamment joué avec des têtes d’affiche de la musique traditionnelle cubaine et du jazz cubain et international parmi lesquels Chucho Valdes, Christian Scott, Stefon Harris, Bobby Carcasses, Alexander Brown ou encore Elmer Ferrer. Depuis, ses différents albums, de Cinco Conciertos para Piano… (en 2003) à El país de las maravillas (2011), ont permis d’apprécier sa virtuosité, sa polyvalence et ses qualités de compositeur. Après une formation classique, il s’est tourné vers le jazz et a été récompensé par le prix Solo piano competition en 2005 au festival de jazz de Montreux. Avec le Harold Lopez Nussa Trio, désigné Talents jazz 2011 par l’Adami et dans lequel on retrouve son frère Ruy à la batterie et Felipe Cabrera à la contrebasse (présents sur El Pais de las Maravillas, avec David Sanchez), il a déjà conquis bien des auditoires qui voient en lui un chef de file de l’actuelle génération jazz en provenance de Cuba.

En dehors des concerts du festival In qui réunira tous ces musiciens, le Lamentin jazz Project, ce sont aussi des animations et un festival off. Ainsi, une conférence débat sur le thème « Le jazz et les musiques créoles » ouvrira les débats entre les musiciens, dès le mercredi 15 mai 2013 à la Distillerie la Favorite. Par ailleurs, la place André Aliker de la ville du Lamentin accueillera, lors des concerts gratuits du jeudi 16 mai, la formation de jazz After Eight et Obad Quartet.

Conférence-débat
Mercredi 15 mai, 19 h (Distillerie La Favorite, quartier la Favorite, 97232 Lamentin)
Le jazz et les musiques créoles, animé par Serge Vert-Pré

Festival off (Place André Aliker)
Jeudi 16 mai
After Eight
Obad Quartet

Festival in (Jardin de l’hippodrome de Carrère)
Vendredi 17 mai
20 h : Guy-Marc Vadeleux Sextet
21 h : Jean-Claude Montredon Quintet

Samedi 18 mai
20 h : Frantz Laurac Quartet
21 h : Harold Lopez Nussa Trio

Dimanche 19 mai
19 h 30 : Nicolas Lossen Quintet
20 h 30 : Mizikopéyi

Portrait de Yoani Sánchez, une blogueuse qui défie le pouvoir cubain, sur Arte le mardi 7 mai à 23 h 35

Dans le cadre d’une thématique « La censure, non merci ! », Arte diffuse ce mardi 7 mai à 23 h 35 le documentaire « Forbidden Voices, Les voix interdites ». Barbara Miller y dresse le portrait de trois blogueuses, dont Yoani Sánchez, qui défient le pouvoir à Cuba, en Iran et en Chine.

Leur parole opprimée, interdite et censurée. Mais Yoani Sánchez, Zeng Jinyan et Farnaz Seifi ne se laissent pas intimider par les régimes dictatoriaux. Ces femmes courageuses et modernes représentent une nouvelle génération de résistantes connectées à Internet. À Cuba, en Iran et en Chine, ces pionnières contribuent à ébranler les monopoles de l’information de leur État grâce à leurs blogs. Le film suit l’itinéraire dangereux, plein de privations, de ces opposantes branchées et nous montre comment ces jeunes femmes révèlent les exactions dans leurs pays en utilisant les réseaux sociaux. Leur influence politique est à la mesure des échos qu’elles suscitent dans le monde entier.

La chaîne franco-allemande propose un extrait de ce documentaire sur son site Internet.

Rediffusion : vendredi 10 mai à 10h30

Après cinq années d’attente, Yoani Sánchez a enfin obtenu début 2013 l’autorisation de se rendre à l’étranger. Le 5 avril dernier, France 24 avait consacré un reportage à sa tournée internationale.

« Des trains pas comme les autres : Cuba », sur France 5 le lundi 29 avril 2013

Dans la collection Des trains pas comme les autres, voici Cuba ! Cette semaine, France 5 propose une séance de rattrapage à ceux qui n’avaient pas pu apprécier le documentaire déjà diffusé en 2011. Philippe Gougler nous entraîne le lundi 29 avril 2013 à 16 h 30 à travers la plus grande île des Caraïbes. Au programme, un voyage sur les rails d’un bout à l’autre du pays pour y rencontrer ceux qui y vivent et font Cuba, mais aussi un passage en revue des aspects qui font l’histoire et le patrimoine du pays.

Cette série invite le téléspectateur à bord d’un train, pour découvrir un itinéraire dépaysant, attrayant et pittoresque au cœur d’un pays, d’une culture et de son histoire. Chaque épisode part sur les traces d’un grand homme, d’un moment clé de l’histoire d’une civilisation ou d’un peuple.

Les trains cubains ne sont certes pas tout jeunes mais les lignes des « Ferrocarriles » traversent l’île d’est en ouest. C’est grâce à ce réseau ferré unique, le tout premier de l’Amérique latine, que Philippe Gougler part à la rencontre de ce pays à l’histoire aussi riche que complexe et de ses habitants qui ont fait du « système D » un art de vivre. A la pointe extrême ouest de l’île, Philippe emprunte un petit train local, avant de s’aventurer dans les grandes exploitations de canne à sucre. A La Havane, il fait l’expérience de la capacité d’adaptation et de l’ingéniosité des Cubains. Il prend ensuite la direction de Trinidad pour voir si le train à vapeur de la vallée des plantations roule encore et si les cérémonies des prêtres de la Santeria sont aussi mystérieuses qu’on le raconte.

Philippe poursuit sa traversée jusqu’à Santiago, une ville qui vit sous l’influence des Caraïbes et de la musique qui fait vibrer jeunes et moins jeunes.

Les musiques et danses traditionnelles de la Caraïbe au cœur des débats du Congrès International « Musique, Identité et Culture dans la Caraïbe »

Le Congrès International« Musique, Identité et Culture dans la Caraïbe » (MIC), organisé conjointement par le Centro Leon et l’Institut d’Etudes de la Caraïbe tous les deux ans, réunit universitaires, acteurs et amateurs du monde de la musique afin qu’ils partagent leurs connaissances et leurs expériences autour d’un thème prédéfini. Retour rapide sur la cinquième édition qui s’est déroulée du 12 au 15 avril en République dominicaine.

MIC 2013

JF. Castry, M. Puig et P. Jaunay © Caracoli

Après le merengue, le son et la salsa, le bolero et le jazz, le cinquième congrès, qui s’est tenu à Santiago de los Caballeros (République dominicaine) du 12 au 15 avril 2013, a porté sur les danses et les musiques traditionnelles de la Caraïbe à l’époque de la mondialisation.

Pascale Jaunay, directrice de Caracoli, a présenté une communication autour du traitement des musiques traditionnelles haïtiennes sur la scène musicale haïtienne et des expériences spécifiques développées par l’association Caracoli, notamment avec la bande à pied Follow Jah de Pétion-ville. Elle a partagé la session avec la musicologue cubaine MaritzaPuig et le Guadeloupéen Jean-Fred Castry qui ont comparé la tumbafrancesa et le gwoka.

Pendant trois jours, plusieurs dizaines de conférenciers de plus de quinze pays ont ainsi partagé leurs connaissances et leurs interrogations sur les musiques et les danses traditionnelles à l’époque de la mondialisation, sur les échanges multilatéraux qui sont constitutifs de ces expressions, leur vigueur et l’importance des mesures de sauvegarde qui assureraient leur pleine reconnaissance.

Les soirées du congrès ont été animées par des groupes de danse et de musique venus de toute la Caraïbe insulaire et continentale. Racine Mapou de Azor a assuré la représentation de la République d’Haïti.

Plus de renseignements
MIC : www.centroleon.org
Caracoli : www.caracolihaiti.com

[Source : Pascale Jaunay, Caracoli]

« Caraïbes, mangroves secrètes », le vendredi 26 avril 2013 sur Ushuaïa TV

Le mois des Caraïbes sur Ushuaïa TV s’achève par une balade dans la mangrove, de Cuba au Venezuela en passant par la Guadeloupe et la Martinique, un écosystème spécifique toujours très observé. Vendredi 26 avril 2013, la chaîne Ushuaïa TV met le cap sur ces espaces parfois très dégradés.

La mangrove constitue l’un des écosystèmes majeurs de la Caraïbe, une forêt entre terre et mer, reconnue comme essentielle mais fragile et menacée. L’une des plus grandes mangroves des Petites Antilles s’étend sur le territoire guadeloupéen. Les différents reportages qui seront diffusés sur Ushuaïa TV mettent l’accent sur la nécessité de protéger ces espaces uniques et exceptionnels dont il faut saisir la spécificité et inclure la protection dans les projets de développement. Ainsi, Pascal Saffache, directeur du département de Géographie-Aménagement à l’Université des Antilles-Guyane, explique, que « bien qu’elles jouissent d’une très mauvaise image – zones putrides et mal odorantes, infestées de moustiques, de serpents et de crocodiles – les mangroves sont écologiquement nécessaires. Tout d’abord, elles ont une importante fonction paysagère puisque, dans la Caraïbe par exemple, elles représentent souvent le seul espace de verdure littorale. Bien qu’il soit difficile d’attribuer une valeur économique au paysage, force est de constater que le cadre naturel est un atout indéniable pour le développement de l’écotourisme » (extrait de : « Les mangroves caribéennes : des milieux fragiles nécessitant une politique de gestion et de protection adaptée« ).

Ushuaïa TV propose de faire un état des lieux dans diverses régions de la Caraïbe lors d’une soirée télévisée, quatre documentaires qui mettent en évidence différentes situations.

Martinique, on a sauvé la baie de Génipa, 20 h 40
Des carcasses de voitures au milieu de la mangrove, des récifs coralliens en décomposition, des pécheurs qui relèvent des casiers presque vides… La baie de Fort-de-France est malade, très malade… Pour bien comprendre comment tout cela est arrivé, il faut comprendre comment fonctionne un bassin versant ; comment tous les écosystèmes sont reliés…

La baie de Fort-de-France est confrontée à un ensemble de problématiques environnementales : la pollution, l’envasement et l’urbanisation sauvage. Pour bien comprendre comment tout cela est arrivé, ce document propose de montrer comment fonctionne un bassin versant et comment tous les écosystèmes sont reliés, des forêts au-dessus de Fort-de-France au corail à quarante mètres sous l’eau.

Guadeloupe, il faut sauver Jarry, 21 h 05
En Guadeloupe, la mangrove représente 8000 hectares de zones humides, ce qui représente la plus grande superficie des Petites Antilles. Mais ces espaces naturels exceptionnels subissent pour la plupart des menaces d’origine humaine : destruction en amont des écosystèmes, modification de la circulation des eaux douces, salées et saumâtres, braconnage, pollution…

En Guadeloupe, les habitants de Jarry, zone commerciale et industrielle, ont décidé de protéger ce qui reste de la forêt marécageuse, autrefois très étendue. Ils clôturent désormais cette mangrove utile à la biodiversité de l’île.

Cuba, les gardiens de Zapata, 21 h 30
Sur l’île de Cuba, une poignée d’aventuriers du Ministère des Sciences consacrent leur vie à prouver que les mangroves sont une manne écologique exploitable et rentable. Ils sont aidés dans leur tâche par d’anciens braconniers de crocodiles repentis, les « Crocodileros », qui désormais protègent les espèces de l’appétit des chasseurs, parfois au péril de leur vie. Surveillance des réserves naturelles, fermes de crocodiles, programmes de réimplantation d’animaux sauvages, explorations… La mangrove reste un univers sauvage ou l’on peut vivre libre et qui sait, devenir riche !

Vivre à Mochima, 21 h 55
Au cœur de l’un des plus beaux parcs marins vénézuéliens, les habitants du village de Mochima partagent leur temps entre la pêche et l’écotourisme. Les familles de pêcheurs installées sur les nombreuses petites îles toutes proches du littoral font les trajets en bateau jusqu’au village pour vendre leur poisson, faire leurs courses et mener les enfants à l’école. L’île de Cienaga Cove est nichée par 75% des pélicans qui vivent dans le parc, celle de Chimana est remarquable pour ses grottes sous-marines et ses iguanes, Isla Cachicamo est une zone de protection intégrale où les dauphins peuvent être observés facilement.

« Mecaniqueros : impossible n’est pas cubain » sur Arte le jeudi 25 avril à 13 h 05

Dans le cadre de l’émission « 360° – GÉO », Arte rediffuse ce jeudi 25 avril à 13 h 05 un reportage réalisé en 2005 par Joanna Michna, « Mecaniqueros : impossible n’est pas cubain ». Ou comment les habitants de La Havane adressent d’ingénieux pieds de nez à la dictature et à la pénurie. Un hymne à la combine (« mecanica ») cubaine.

Officiellement, Ariél est contrôleur auprès des autorités sanitaires. Mais comme beaucoup de Cubains, son salaire officiel ne suffit pas pour vivre. Avec ses amis César et Tommy, il s’ingénie donc à dénicher des mecánicas : tout ce qu’on ne peut pas trouver dans les magasins d’État. Il n’est rien que nos mecaniqueros ne puissent se procurer : de l’or pour une couronne dentaire, une robe de soirée pour une fête, des pièces de rechange pour un téléviseur…

Les combines tournent vite à l’entreprise familiale. Selon le besoin, un salon se transforme en institut de beauté ou en restaurant : la cousine fait office d’esthéticienne ; la mère de famille concocte des plats succulents avec ce que les mecaniqueros lui procurent. Comme ce cochon de lait, ramené de la verdoyante vallée de Viñales, pour les 15 ans d’une cliente, le jour le plus important dans la vie d’une Cubaine.

Arte propose sur son site Internet un très intéressant making of de ce reportage.

« Cayo Granma, l’autre Cuba » sur Planète+ Thalassa le mercredi 24 avril à 20 h 30

Dans le cadre du programme « Histoires courtes », Planète+ Thalassa diffuse le reportage « Cuba : Cayo Granma, l’autre Cuba » le mercredi 24 avril à 20 h 30.

Dans la baie de Santiago de Cuba se trouve Cayo Granma, un îlot qui abrite un patrimoine architectural unique à Cuba. Une grande partie des maisons en bois étaient, à l’origine, les résidences secondaires de riches Cubains de Santiago qui ont fui le pays à la Révolution. Des maisons que le gouvernement révolutionnaire a réquisitionnées pour les donner aux habitants de la région, en priorité aux anciens personnels de maison des propriétaires exilés. La plupart de ces maisons sont en train de s’effondrer, les unes après les autres. Des conditions de vie inquiétantes pour des familles entières.

La revue Sargasso lance un appel à communications pour son numéro « Global Cuba/ Cuba Global »

Sargasso, une revue littéraire, linguistique et culturelle caribéenne publiée par l’Université de Porto Rico, lance un appel à communications pour son numéro intitulé « Global Cuba/ Cuba Global ». La date limite d’envoi des manuscrits, en anglais, espagnol, français ou papiamentu, est fixée au 15 juin 2013.

Sargasso est une revue éditée par l’Université de Porto Rico depuis 30 ans qui présente des travaux sur les langues, la littérature, les cultures de la Caraïbe et sa nombreuse diaspora. Elle recherche des essais académiques interdisciplinaires, de courts romans de fiction, des poésies et de l’art visuel qui (re)visitent, (re)formulent et/ou (ré)affirment les approches et interactions variées de Cuba avec le monde d’aujourd’hui.

En plaçant Cuba sous une perspective mondiale actuelle, comment pourrait-on étendre le champ d’études comparatives de l’île et de la Caraïbe à d’autres régions ? Les recherches effectuées exclusivement sur Cuba contrastent avec les récentes initiatives entreprises à l’intérieur tout comme à l’extérieur de l’île. Ces projets abordent les expériences vécues et les événements historiques, culturels et politiques de Cuba sous un angle international. L’affiliation politique et le sentiment d’appartenance nationale sont souvent considérés comme marqueurs d’identité cubaine ; une appartenance qui s’applique exclusivement aux Cubains résidant à l’intérieur du territoire cubain. Dans le même temps, ces nouvelles recherches permettent à Cuba de s’ouvrir à la discussion trans-locale, nationale et régionale.

Afin de mettre en évidence et d’étendre ces champs d’études interrelationnelles, ce numéro de Sargasso analysera les formes sous lesquelles la culture, la société et/ou l’histoire cubaine du XXIe siècle pourront être lues, réinterprétées et réexaminées à travers l’interrelation mondiale. Bien que ce numéro mette l’accent sur les approches et les perspectives du XXIe siècle, les études comparées avec d’autres périodes historiques sont les bienvenues.

Les thèmes envisagés incluent les propositions suivantes mais ne s’y limitent pas :

  • Réinterprétation de la Cubanía Cuba et le printemps arabe
  • Cuba et l’aide en Haïti
  • Défis de la migration, le mouvement et la relocalisation
  • Médias numériques / Cuba numérique
  • Modernité, capitalisme et homogénéisation mondiale
  • Asymétries et symétries économiques de Cuba et de la Chine
  • Nouvelles orientations du syncrétisme
  • Mobilité au XXIe siècle
  • Constructions de genre, désir et sexualité
  • Affirmations et manifestations linguistiques
  • Cuba, reggaeton et musique populaire
  • Ecologie et sécurité alimentaire
  • Tourisme et voyage

Les essais, accompagnés de leur résumé (maximum de 120 mots), doivent être rédigés en anglais, espagnol, français ou papiamentu et contenir 10 à 20 pages avec interlignes doubles. Il est possible d’inclure des photos en noir et blanc, des illustrations et des graphiques. Les commentaires de livres (1 000 mots) sont également les bienvenus. Les essais et les commentaires doivent être conformes au guide de rédaction de Sargasso. Les travaux numérisés en format DOC ou RTF ainsi que d’éventuelles questions devront être envoyés avant le 15 juin 2013 à l’adresse suivante : sargassocuba@gmail.com.

Soirée cubaine sur Ushuaïa TV, mardi 16 avril 2013

Soirée cubaine le mardi 16 avril 2013 sur Ushuaïa TV avec deux documentaires consacrés à l’île et à son environnement.

Dès 20 h 40, le film de Paul Reddish, Cuba, perle des Caraïbes, invitera aux voyages dans une île riche d’espèces végétales et animales uniques qui retiennent l’attention de nombreux observateurs. Une heure plus tard, c’est un autre voyage qui commencera : Voyage au bout du monde : Cuba. Cette fois, les réalisateurs, Sylvain Dommergue et Daniel Lafargue, se proposeront, entre autres, de faire découvrir les richesses de Trinidad et de ses rues pavées, l’une des plus belles villes de la Caraïbe. Après cette excursion à travers cette ville aux maisons colorées, direction La Havane, cette fois pour une nouvelle visite de l’une des plus captivantes villes de la Caraïbe.

Cuba, perle des Caraïbes (Paul reddish), mardi 16 avril, 20 h 40
Loin des circuits touristiques, Cuba offre un univers naturel riche en espèces animales. Tandis que ses côtes accueillent le requin des Caraïbes, ses marais abritent le crocodile le plus agressif du monde, capable de sauter pour attraper ses proies. Les chatoyants crabes terrestres entament chaque année une étonnante migration vers la mer pour pondre leurs œufs. Parmi les oiseaux, on trouve ici des perroquets, des colibris et des chauves-souris par milliers. Face aux énormes iguanes, la minuscule grenouille de Cuba, atteignant 1 centimètre de long semble irréelle. Enfin, l’espèce la plus accoutumée des rivages vit ici depuis des millions d’années : les tortues marines reviennent toujours pondre sur les plages où elles sont nées.

Voyage au bout du monde : Cuba (Sylvain Dommergue et Daniel Lafargue), le mardi 16 avril à 21 h 35
Découvrez Cuba et ses nombreuses richesses dont la ville de Trinidad, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
Dès sa découverte en 1492, Cuba va devenir le centre d’exploitation du Nouveau Monde. Lieu de passage des esclaves, l’île va partout conserver les traces de son lourd passé. Première étape, Trinidad, puis La Havane, la vallée de Pinar del Rio, Caillo Largo, et enfin Santiago de Cuba. Architecture, histoire, cigare… au fil des visites et des rencontres, ce film nous offre une visite complète de l’île.


Juan de Marcos et Afro-Cuban All Stars s’arrêtent aux Banlieues Bleues, le 12 avril 2013

Le Festival Banlieues Bleues accueille Juan de Marcos et Afro-Cuban All Stars, le vendredi 12 avril à Villepinte. Ce rendez-vous sera la note cubaine de la 30e édition du festival.

Banlieues Bleues

Banlieues Bleues

Le Festival Banlieues Bleues, lancé depuis le 5 avril, se poursuit jusqu’au 26 avril avec un agenda fourni où le jazz s’offre aux publics dans toutes ses nuances. Un beau programme duquel on retiendra les prochains passages sur scène de Lizz Wright ou de Me’shell Ndegeocello. Côté rythmes latins, le public aura notamment la chance d’applaudir les Colombiens de Meridian Brothers, dont les rythmes salsa et plus globalement tropicaux, à la fois inventifs et imprégnés d’accents psychédéliques devraient agréablement surprendre, notamment les néophytes.

Mais ce ne sont seront pas les seuls représentants des rythmes latins puisque, ce vendredi 12 avril 2013, les Espaces V de Villepinte accueillent Juan de Marcos et les Afro-Cuban All Stars. Là, c’est une tonalité fondamentalement cubaine qui prédominera, avec une formation qui, on ne peut pas l’oublier, a compté dans ses rangs des figures comme Ibrahim Ferrer ou Rubén González. Aujourd’hui, elle poursuit sa destinée artistique : faire vivre et aimer la musique cubaine et ses nombreuses variantes si reconnaissables. Réussissant à la fois à exalter la force du son made in Cuba et le rapport des jeunes musiciens cubains avec ce patrimoine.

Né en 1996 du projet de Juan De Marcos González, Afro-Cuban All Stars franchit les années et les scènes du monde entier dans la peau d’un « orchestre unique au monde qui se consacre à la promotion de la musique cubaine et qui embrasse plusieurs générations et tous les styles musicaux. Au fil des ans, de nombreux musiciens de la bande sont devenus des stars internationales… ». Sur scène, Juan de Marcos, en porte-drapeau de cette musique mais surtout en chef d’orchestre, entraîne avec lui plus de vingt musiciens et chanteurs qui suivent le dessein de mettre en vedette le son traditionnel cubain. Un regard sur le passé musical de son pays qui n’empêche pas l’ouverture des portes de son orchestre et de sa musique aux jeunes musiciens cubains, histoire de maintenir la vivacité de celle-ci. Une démarche qui leur permet effectivement de présenter les rythmes populaires (rumba, mambo, timba, cha cha cha, salsa, etc.) qui ont fait connaître les musiciens du Buena Vista Social Club, mais qui en plus se caractérise par le maintien de la tradition avec pour force accompagnatrice des générations renouvelées de musiciens, comme avec le trompettiste Yoanny Pino Facenda ou le bassiste Alberto Pantaleon Loran. Un renouvellement qui vaut aussi pour le public cubain. Résultat : le big band intergénérationnel invite sur scène toute la musique cubaine, récolte le succès qui, année après année, l’incite à poursuivre la diffusion de la musique cubaine comme ce sera le cas avec la tournée européenne qui les conduit cette semaine à Villepinte et plus tard dans le mois à Vienne ou Amsterdam. Une transmission qui s’effectue aussi à travers les millions d’albums vendus depuis la création de l’orchestre.

Le concert du 12 avril à Villepinte offre l’occasion de vivre en live cette renaissance de l’âge d’or de la musique cubaine, qui a notamment connu de belles années dans les années 50, et enchante les oreilles des spectateurs de 2013 avec les ingrédients toujours renouvelés, qui lui prodiguent des couleurs actuelles et vont encore en ravir plus d’un.

Juan de Marcos et Afro-Cuban All Star
Vendredi 12 avril, à 20 h 30
Les Espaces V
93420 Villepinte

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Derniers commentaires

  • Marie-Andrée Ciprut: Bel article !... J'y étais et je peux témoigner de son authenticité....
  • Marius CATORC: Je suis très heureux de constater que le travail colossal accomplit par Bernard ASCAL, pour la réalisation et la sortie en 2008 du double CD sur "CAH...
  • Vanmai Jean: Cher Daniel, Ta persévérance commence à "payer"... Malgré l'hostilité des "intellectuels bien pensants" sur le même sujet ! Bravo !...
  • Alain LAPLACE: Un grand merci à Daniel Jonas Rano qui a orienté ma lecture vers ce poète humaniste guyanais dont j'ignorais qu'il était co fondateur du mouvement de ...
  • Marie-catherine MARICEL: Merci à José Le Moigne pour ce lien et merci à Daniel Jonas Rano, dont je n'avais jamais entendu parler, pour cet entretien que je viens de lire avec ...